‹ La synthèse chimiqueChapitre 24 sur 103 · POIDS ATOMIQUES · texte numérisé non relu

POIDS ATOMIQUES

Az#«Ag + NaCl = Az#3Na + Ag Cl.

2Az#3Ag + BaC12 = Az«^6Ba + 2AgCl Azî-aepb-l- 2NaGl = 2Az9-3Na + PbCl»

Az«#6Pb 4- BaCl» = Az20-8Ba 4- PbCl»

est forcée de recourir à quatre formules» distinctes entre elles et distinctes des précédentes (1).

La notation atomique emploie donc huit types de formules, là où la notation équivalente n'en emploie qu'un seul.

£n résumé ces deux notations, je le répète, offrent toutes deux des avantages et des inconvénients; mais gardons-nous de cette illusion que les progrès de la science soient dus à l'emploi exclusif de Tune d'elles. Trop souvent les chimistes, même les plus habiles, sont portés à attribuer à la vertu du langage qu'ils emploient des découvertes dues en réalité à la force de leurs propres conceptions. C'est ce qu'il est facile d'établir en rappelant les travaux modernes sur Tisomérie, dont les résultats sont exactement les mêmes et les déductions subordonnées aux mêmes hypothèses, dans la notation atomique ou dans la notation équivalente. L'étude des combinaisons polyatomiques a été l'une des principales causes des grands développements de la chimie contemporaine. Or les faits et les lois de cette théorie ont été découverts indépendamment du système atomique, qui en a tiré au contraire et après coup ses principales déductions. Pour faire concevoir qu'il en est ainsi, il suffit de rappeler que l'étude des types polyatomiques, envisagés dans les composés, peut être développée par des algorithmes rigoureux (2) ; sans faire aucune hypothèse sur la structure moléculaire des corps simples eux-mêmes. Ces types se constituent en réalité dans l'acte

(1) En voici le tableau.

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