‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 198 sur 277 · QU]I · texte numérisé non relu

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altruisme (Extension) science ee Unité unifiante

2. Pour ce qui concerne l’analyse psychologique, ses résultats, le dégagement pour ainsi dire de la conscience spontanée, voir par exemple : Bergson, Essai sur les données immédiates de la conscience — où l’effort est si curieux pour débarrasser le moi de tout ce qui se mêle à lui et l’altère; Fouillée, {a Psychologie des. Idées-forces (la conscience spontanée est « l’immédiation des fonctions intérieures et subjectives, elle n’est pas l'observation, elle n’est pas la réflexion, elle n’est pas la pensée, elle n’est pas la connaissance... »; la conscience réfléchie est « une combinaison nouvelle de faits mentaux qui succède au fait sur lequel nous croyons réfléchir directement », 1, xxx; G. Remacle (Revue de mét. et de mor., 1893, 1894, 1896), dont. les articles originaux vont jusqu'à déclarer illusoire la psychologie introspective aussi

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Mais si cet être qu'est le moi imprime son caractère aux multiples phénomènes, issus de son commerce avec le nonmoi, que l'introspection découvre au psychologue, la même marque doit se trouver sur tous les phénomènes objectifs où -le moi joue un rôle que la perception externe offre à l'observateur. Or, qu'il en soit ainsi, les preuves n’en semblent point manquer.

Et d’abord la psychologie expérimentale, chez tous ceux qui observent avec soin les manifestations extérieures — normales ou pathologiques — de l’activité mentale, aboutit à des conclusions qui dépassent singulièrement les phénomènes. Faut-il rappeler combien Maudsley — qui, d’ailleurs, se contente de « la propriété fondamentale des éléments organiques »,du « pouvoir plastique des centres cérébraux » comme explication — a mis en lumière le pouvoir constructeur, ordonnateur, unifiant, de l'esprit : pouvoir si profond et si essentiel — si indépendant de la conscience, cet épiphénomène; aux yeux de Maudsley — qu'il est même plus manifeste dans le sommeil que dans la veille ‘? Faut-il citer les conelusions auxquelles une minutieuse étude de l’ « automatisme psychologique » a conduit M. Pierre Janet, et celles où aboutissent des recherches récentes sur la personnalité et ses altérations? N'y apparaît-il pas que les lois d'association à elles seules ne suffisent point à expliquer la formation d'une personnalité ?? Dans l’hystérie, par exemple, s’ « il y a un rétrécissement de l'esprit pour les actes, comme pour les sensations et les images », ne constate-t-on point, par sa diminution même, l'existence d’une puissance, de synthèse °?

bien que la psychologie scientifique — puisque la vraie science, c’est l’intuition de la conscience, la spontanéité qui s’apparaît : pour se connaître, il faut se faire; l’âme n’est qu’un idéal et la psychologie un art.

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