‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 21 sur 277 · Discours, Il° partie,p. 31; cf. p · texte numérisé non relu

Discours, Il° partie,p. 31; cf. p

est

mais nous élève tout d'un coup à une croyance infaillible ! », : « Je révérais notre théologie, et prétendais autant qu'aucun autre à gagner le ciel; mais ayant appris, comme chose très assurée, que le chemin n’en est pas moins ouvert aux plus ignorants qu'aux plus doctes, et que les vérités révélées qui y conduisent sont au-dessus de notre intelligence, je n’eusse osé les soumettre à la faiblesse de mes raisonnements, et je pensais que, pour entreprendre de les examiner et y réussir, il était besoin d'avoir quelque extraordinaire assistance du ciel et d'être plus qu'homme. » Descartes était-il sincère quand il affirmait dans ses ouvrages, et plus souvent encore dans sa correspondance, sa foi entière en la révélation chrétienne et son absolu respect pour la religion catholique? On n’a pas le droit d’en douter : il a pu faire quelques réserves sur le rôle de l'Église, mais de sa foi et même de sa dévotion on a des preuves el des témoignages positifs *?.

Cependant il y a pour Descartes deux parts dans la Révélation : il a distingué, en fait sinon explicitement, les vérités qui relèvent de la seule théologie, — et ce sont celles-là qui dépassent l'intelligence des hommes « purement hommes », — et les vérités qui relèvent aussi bien de la philosophie que de la théologie — et ce sont celles-là qu'on peut mettre en doute pour les retrouver ensuite, mais « ajustées au niveau de la raison ». Il y a des questions sur lesquelles il a refusé ou engagé avec répugnance la discussion *; et il y en à d’autres

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