Essai, t. I, p. 180, note
2. Nous n’avons pas ici à nous inquiéter de l’origine historique du princip d'identité. — M.Egger, dans la Rev.phil. (Jugement et ressemblance, juillet 1893), déclare que le recours désespéré à l’a priori est inutile, que « les forces nalurelles de l'esprit et ses opérations les plus vulgaires suffisent à rendre compte du principe d'identité » (p.14). Dans l’esprit s'associent des semblables observés; le jugement affirme la : ressemblance; le principe d'identité est labstraction de toutes les synthèses établies par le jugement et fondées sur des identités plus ou moins grossières de l'observation — l'esprit, au début, n’est pas difficile —; il est général, mais non génétique; « bien loin de préexister aux jugements et de les conditionner, il est le jugement suprême, comme le concept d’éfre ou de chose est le concept suprême ». Sans doute; mais il.n’y a ressemblance et jugement de ressemblance, et formule abstraite d'identité, que parce qu’il y a un moi et que l’être de la
conscience est.