‹ La Synthèse Des Connaissances Et L'HistoireChapitre 217 sur 277 · P°2122; NE GAS 3. P · texte numérisé non relu

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notre planète et de notre atmosphère avec les êtres et les phénomènes dont elles permettent l'existence. D’autres conditions cosmiques féraient nécessairement apparaître un autre monde dans lequel se manifesteraient tous les phénomènes qui y rencontreraient leurs conditions d'existence‘... » Toute la science, comme empirique, considère des relations : elle s’est divisée en sciences particulières selon les catégories de relations qu'elle peut considérer. « La physique embrassait autrefois l'étude de la nature entière. Aujourd’hui elle se borne à étudier les propriétés générales de la matière et les phénomènes qui, n’altérant pas la constitution intime des corps, apparaissent plus directement comme les manifestations de causes universelles. Elle a donc abandonné l’histoire des êtres organisés; et, dans le monde inorganique, elle laisse de côté les phénomènes célestes, ainsi que la classification des corps bruts et la connaissance de leurs propriétés qui entraînent en eux des modifications permanentes ?. » — Mais, d’une façon générale, les relations que constatent la physique proprement dite, l'astronomie, la chimie, la biologie, sont de deux sortes : celles de succession et celles de coexistence. Ou plutôt, — car la succession et la coexistence brutes sont sans intérêt, — l’empirique a pour tâche d'établir les rapports constants de coexistence et de succession : «les seuls faits qui puissent servir de base aux recherches physiques sont ceux qui, dans les mêmes circonstances, se reproduisent d’une manière invariable et uniforme * ». Il ÿ a des sciences où domine le point de vue de la succession, — celles dont l’objet principal est l'étude des phénomènes généraux, c'est-à-dire des modifications passagères qui ont une cause générale; il y en a d’autres où domine le point de vue de la coexistence, — celles dont l’objet principal est l'étude des groupes de phénomènes permanents et de leur extension, autrement dit des propriétés constitu- 1. Pp. 146-141.

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