‹ La synthèse en histoireChapitre 4 sur 224 · PRÉFACE VU · texte numérisé non relu

PRÉFACE VU

scientifique, qu'elle est sans contact avec la vie : je suis convaincu que c'est, au contraire, parce qu'elle ne l'est pas suffisamment.

A l'intérêt profond que présente le problème de l'histoire-science vient s'ajouter un intérêt d'actualité. Mais c'est sur le premier qu'il faut insister. Du point de vue de la pure science, il n'y a pas de problème plus urgent, plus central, que celui de l'organisation de l'histoire, — organisation interne et logique, organisation externe et pratique. En le résolvant, on se trouvera résoudre, du même coup, celui du raccord de l'histoire avec la vie.

J'ai précédemment essayé de déterminer la place et le rôle de l'histoire dans l'ensemble des connaissances humaines. Bien que l'histoire fût le centre de mes préoccupations dans le gros volume que je rappelle \ je ne lui consacrais directementqu'unassezpetitnombrede pages ; et bien que l'essentiel de mes idées ne se soit pas modifié, je me suis rendu compte queje ne serrais pas alors les questions d'assez près pour que l'histoire tirât de ces pages un profit pratique.

Depuis, pour réagir contre les excès de l'analyse et de la spécialisation, pour approfondir les problèmes théoriques de l'histoire, pour mettre en rapports réguHers les historiens et les philosophes, j'ai fondé la

I. L'Avenir de la philosophie, Esquisse d'une synthèse des connaissances fondée sur l'histoire.

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