‹ La synthèse en histoireChapitre 57 sur 224 · LE MILIEU ET LA « GÉOGRAPHIE HUMAOE · texte numérisé non relu

LE MILIEU ET LA « GÉOGRAPHIE HUMAOE

Les résultats qu'elle lui apporte sont divers : divers, en «ffet, — sans toujours être nettement distingués par lui, — sont les points de vue auxquels peut se placer lanlhropogéographe ' .

b) Nous avons parlé déjà de Tinfluence éthologique du milieu : elle est, nous Favons remarqué, toute-jxiissante aux origines, et elle se confond avec la formation de la race. Mais, pour une race donnée, combien d'influences de milieu peuvent se superposer ou se combattre ! Il vient donc un moment, sans doute, où, pour une race ou sous-race, ce genre d'influence se trouve singulièrement restreint par tout l'acquis antérieur ; un moment, sans doute, où, sur un peuple, le milieu a épuisé ce genre d'influence. On peut essayer de préciser la nature de l'action des milieux divers, — nous l'avons également indiqué, — ajoutons : le mode d'action de ces milieux. Le climat, le terrain, la nourriture exercent une action ^-h'^'sio-psychologique directe Peut-être aussi le paysage : mais il y a là quelque chose déplus incertain, de plus vague, dans tous les cas une influence plus tardive ; et on a abusé parfois de ce genre d'explication ^. Indirectement, la manière de vivre que le milieu entraîne, réagit sur la formation du caractère.

Mais le milieu n'use pas toute son action dans les effets éthologiques. Dès l'origine, il agit historiquement ^ et socialement ; et il continue à a<?ir de ces deux façons.

1. Voir dans la Rev. de Synth, hist., ocl. igoS, t. VII, p. 219, une revue générale de Vidal de la Blache, La géographie humaine, ses rapports avec la géof/raphie de la vie. Cf. Annales de géographie, dirigées par ^ idal delà Blache, Gallois et de Margerie, et Bibliographie géographique annuelle de Raveneau (depuis 1891) ; Année Sociologique (sixième section. Morphologie sociale, I); enfin La géographie humaine de Jean Brunhes (igio).

Page 1