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PRÉFACE IX

•cerne le travail intellectuel. Mais il n'est pas douteux que la France et l'Allemagne — qui, avec l'Italie et l'Angleterre, ont toujours dirigé le travail historique — ne manifestent pas tout à fait les mêmes tendances. L'Allemagne oscille d'un philosophisme téméraire à une érudition vétilleuse, de l'Histoire universelle à la micrographie ; la France cherche le juste milieu dans la science. L'Allemagne n'est donc pas sans prêter à la critique ; mais il faut reconnaître et admirer sa vitalité intellectuelle, son activité intense, la puissance de production de ses Universités. Le tableau de ce mouvement considérable m'a semblé rompre, par les proportions qu'il exigeait, l'unité de mon livre. J'ai voulu ici traiter les questions en elles-mêmes, examiner les théories de toutes provenances, sans m'inquiéter de leur provenance, sans dissimuler toutefois que des penseurs français m'ont fourni les principaux éléments pour la conception de la synthèse.

J'ai remis à un second volume l'exposé du mouvement théorique allemand des quinze ou vingt dernières années '. En résumant tant de productions diverses, tant de polémiques, — en particulier celles qu'ont suscitées les initiatives si intéressantes de Karl Lamprecht, —

I. En attendant, on peut voir mes articles ou notes de la Revue de Synthèse historique, t. VI, p. 872, sur Eduard Meyer, t. VII, p. g3, sur Ranke, t. VIII, p. lag, sur Goldfriedrich, t. VIII, p. 38 1, sur Grotenfelt, t. IX, p. 282, sur Lindner, t. X, p. loi, sur Goltl, t. X, p. 869, sur le mouvement théorique en général, t. XVII, p. 354, sur Bernheim, t. XIX, p. 94, et t. XXI, p. 125, sur Lamprecht. La Rev. de Synth, hist. a publié des articles de Lamprecht, t. I, p. 21, et t. X, p. 257, Rickert, t. Il, p. 121, Windelband, t. IX, p. I25, Bernheim, t. X, p. i25, Eucken, t. XV, p. 2/19.

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