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faits sociaux, et qu'il le trouve dans une contrainte qui s'exerce du dehors sur les individus', c'est en réalité l'institutionnel qu'il définit, — d'une façon toute formelle, et sans tenir compte des origines diverses de cet institutionnel. Dire que le pouvoir qu'ont les phénomènes sociologiques d'exercer du dehors cette pression sur les consciences individuelles prouve « qu'ils n'en dérivent pas », c'est méconnaître ce fait que Informe sociale peut s'appliquer à des phénomènes nés de la conscience individuelle -. Sans aucun doute, les diverses fonctions et institutions ne se constituent que parce qu'il y a une nature sociale; elles sont solidaires entre elles et forment un milieu spécial : il n'en est pas moins vrai qu'il y a quelque chose ou d'équivoque ou d'à priori à poser en principe que a la cause déterminante d'un fait social doit être cherchée parmi les faits sociaux antécédents, et non parmi les états de la conscience individuelle^ ».
Mais nous ne donnons ces quelques remarques qu'à titre d'indications et d'hypothèses. La notion de l'institutionnel est récente. L'étude des fonctions sociales n'est qu'ébauchée. Elle se poursuivra par induction lente : l'accumulation et la comparaison des phénomènes observés ou recueillis permettra de les classer sûrement. Il est de toute évidence qu'il convient d'être très réservé, en attendant, sur le rôle relatif des faits institutionnels, qu'il ne faut pas se hasarder prématurément à considérer tels ou tels comme privilégiés. Toutes les théories doivent être soumises au doute provisoire : théorie de l'Etat-Providence, matérialisme économique, conception de la religion comme matrice sociale. Le rapport des fonctions peut, du reste, ne pas apparaître le même, selon les sociétés et les époques étudiées ; et quant aux origines, la question semble difficile à résoudre autrement que par des considérations de psychologie générale — comme celles sur les-