I. Données immédiates de la conscience, p. i'j
a. Cf. Fouillée, La volonté de conscience comme base philosophique de la morale, in Rev. Phil., août 1908, not. p. 120 : k ... Née de l'exercice même de la vie, elle [la pensée] est, à son tour, le principe d'une action plus efficace, d'une vie plus intense et plus extensive. Les dessins du « cinématographe », auquel on a si ingénieusement comparé la pensée, restent inertes alors même qu'un mécanisme les fait se mouvoir ; l'idée, au contraire, tressaille de vie; ... elle est... volonté de conscience, c'està-dire conscience aspirant à être au plus haut degré consciente — » — Les travaux les plus abstraits de logique tendent de plus en plus à mettre en évidence dans la pensée le mouvement intérieur et la vie. \oir dans la Rev. de Met. ei de Mor., sept. 1910, une étude sur la Logik der reinen Erkenntniss de H. Cohen, pp. 671 et suiv., et le c. r. de P. Natorp, Die locjischen Grundlagen der exakten Wissenschaften, suppl., pp. 16 et suiv. — Remarquer que la contingence est l'opposé même de la liberté bien entendue.
3. Voir pour tout ceci mon Avenir de la philosophie, pp. 807 et suiv., 822, 343, 36 1 et suiv.
LE PRINCIPE LOGIQUE Ijg
on suppose un « dedans » et une tendance à être, et qu'on y poursuive la logique'.
Jusqu'où s'étend, comment s'opère la combinaison des trois éléments, — la contingence, qui est succession pure, la nécessité, qui est immobilité ou répétition, et la logique, qui est tendance et durée, — nous ne le savons pas. La science en est à ses débuts. Il faut résister à la tentation de philosopher et ne pas avoir l'air de donner des solutions là où il s'agit d'abord — nous le répétons sans cesse — de poser nettement les problèmes et de confier à la science les hypothèses à vérifier. L'étude expérimentale de la matière et de la vie, l'étude des formes de la vie peuvent contribuer peu à peu à justifier et à préciser l'hypothèse de l'évolution universelle et le rôle de la logique dans l'univers. Mais Tétude de l'évolution en histoire se présente dans des conditions et avec des facilités particulières. Là nous avons des données qui s'enchaînent, des détails nombreux et variés, des documents objectifs et subjectifs ; nous pouvons suivre les progrès et les regrès, en faisant la part des éléments divers qui les produisent. Aussi cette étude est-elle doublement intéressante, — par elle-même et par les lumières qu'elle projette sur l'évolution en général.
I. Voir des remarques profondes dans Hamelin, op. cit., pp. 277 et suiv.
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