I. Delage et Goldsmith, op. cit.. p
3. ^ oir Lacombe, Nature et huinnnité. in Reo. de Synth, hiat.. août igo5, t. XI, p. 25.
Berr. I I
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lutte est la plus atténuée, où les besoins des êtres sont satisfaits '. »
Ce n'est pas tout. La lutte, dit-on avec raison, n'assure pas toujours la supériorité du plus absolument apte, de sorte qu'il en peut sortir aussi bien le regrès que le progrès. Elle l'assure même d'autant moins qu'elle est brutale : dans la lutte brutale, en effet, bien des variations sont trop faibles, bien des perfectionnements sont de nature trop délicate pour donner l'avantage. Au surplus, les plus aptes comme les moins aptes risquent toujours d'être éliminés par les coups de hasard. La force brutale, c'est, par excellence, celle de la nature ; et la lutte de l'homme contre le milieu joue un rôle beaucoup plus important que celle de l'homme contre l'homme. De là, précisément, l'utilité de l'association qui multiplie la puissance humaine.
b) Or, d'une façon générale, on est de plus en plus porté à faire intervenir un principe opposé à celui de la lutte". Dans ses plus humbles origines, la vie apparaît comme accord '\ Depuis les travaux d'Espinas, de Perrier, de Kropotkine, on voit dans les phénomènes d'association une part immense des phénomènes de la vie, où celle-ci s'intensifie et s'exalte. Il semble que les mieux adaptés parmi les animaux ne soient pas ceux qui luttent perpétuellement entre eux, mais ceux qui se soutiennent les uns les autres. « La sociabilité, c'est-à-dire le besoin de l'animal de s'associer avec son semblable, — l'amour de la société pour la société même et pour « la joie de