NUMÉRO
des
expériences.
DURÉE de la
lre incubation.
NOMBRE de jours écoulés entre la lre et la
2e inoculation.
DURÉE de la
2e incubation.
NOMBRE de jours écoulés entre la 2e inoculation et le 1er chancre.
De ce tableau on peut conclure qu'il est possible de provoquer un second accident primaire en inoculant le virus
Syphjl. expér. 6
pendant V incubation, huit jours avant V éclosion du premier chancre. Aucune immunité ne se développe donc au cours de cette incubation. Néanmoins l’organisme semble avoir réagi à la suite de son envahissement par l’agent pathogène, car, dans ces expériences, comme dans celles que l’on fit sur l’homme,, l’incubation de la deuxième lésion a été un peu plus courte que celle de la première (en moyenne trente-huit jours au lieu de quarante-trois). Il est vrai que les différences constatées par les savants de Breslau sont moins accentuées que celles enregistrées à Vienne; mais, comme le remarque d’ailleurs Neisser, cela peut fort bien tenir à ce que Finger et Landsteiner calculent la durée de l’incubation depuis le moment de l’inoculation jusqu’à l’apparition des tout premiers signes qui indiquent l’éclosion du chancre, tandis que Neisser ne tient compte que de la lésion déjà développée et nettement caractérisée.
Quoi qu’il en soit, l’ensemble de ces recherches montre qu’au cours de la première période d’incubation, l’organisme continue à être sensible à une nouvelle introduction de virus, et qu’il n’acquiert, par conséquent, aucune immunité absolue. Il ne subit que des modifications de résistance légères, mais encore assez nettes, se traduisant par certaines particularités dans le moment de l’apparition et le mode d’évolution du syphilome qui succède à cette seconde inoculation.
B. — L’immunité pendant le chancre et après sa guérison. — Les anciens observateurs, à la suite de recherches cliniques et expérimentales faites sur l’homme, avaient acquis la conviction que, dès l’éclosion de l’accident primaire, l’organisme présente une immunité absolue, se manifestant par un état réfractaire du revêtement cutané et muqueux visa-vis d’une nouvelle introduction de virus spécifique. Les expériences de Hunter sont les premières qui aient établi cette notion de l’immunité des syphilitiques secondaires à l’égard de leur propre virus, mais elles furent interprétées d’une façon erronée par leur auteur, Hunter montra que l’inoculation
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d’un virus provenant d’accidents secondaires (sang et suc de papules), pratiquée au porteur, reste sans effet, cependant que l’application de produits prélevés sur des chancres est suivie d’une éclosion de pustules. Au lieu de déduire de ces faits que, dès la généralisation de la syphilis, il y a immunité vis-à-vis d’une nouvelle inoculation, ■ ce savant conclut en faveur de la noncontagiosité du sang et des lésions secondaires. Voici comment il s’exprime à ce propos : « Il est à remarquer que le sang d’un sujet syphilitique n’a aucune qualité contagieuse. Si ce sang pouvait faire naître dans une plaie saine l’inflammation syphilitique, aucun sujet ayant la matière vénérienne en circulation, c’est-à-dire ayant la syphilis constitutionnelle, ne pourrait éviter un ulcère vénérien toutes les fois qu’il serait saigné ou qu’il se ferait une égratignure » (1). Ce qui déterminait Hunter à avancer la théorie de la noncontagiosité du sang syphilitique et des accidents sècondaires, c’était surtout les succès qu’il obtenait lorsqu’il inoculait à des syphilitiques, du suc de chancre. Or, on sait actuellement que ces succès étaient dus à ce qu’il expérimentait avec des chancres simples et non pas avec des syphilomes primaires, lesquels, au même titre que le sang et les accidents secondaires, ne sont pas inoculables aux individus ayant la vérole constitutionnelle.
Les expériences de Hunter furent confirmées par Ricord. Cet observateur pratiqua sur des syphilitiques 518 inoculations avec du virus secondaire et tertiaire et n’obtint aucun résultat positif (2).
Ces données expérimentales et d’innombrables observations cliniques ont mis hors de doute l’immunité qui succède à l’éclosion de l’accident primitif. Mais il restait à établir le moment exact auquel cette immunité débute, quel degré
(1) Hunter, Traité de la syphilis, 1786. Cité d’après Rollet, Dictionnaire des Sciences médicales, vol. 15, p. 287.
(2) Ricord, Cité d’après Rollet, Dictionnaire des Sciences médicales, vol. 15,
de développement elle atteint, enfin à quelle époque elle commence à décroître et quel est son mécanisme intime.
Un point a été tout d’abord précisé par l’expérimentation sur l’homme. Le voici : Si, dans la très grande majorité des cas , il est impossible de réinoculer avec succès des produits spécifiques ( chancres ou manifestations secondaires) à des individus déjà syphilitiques , cette réinfection est parfois réalisable lorsqu’on a soin de pratiquer V opération assez tôt après V éclosion de V accident primitif. Sabaréanu, dans sa thèse (1), résume les observations des anciens auteurs qui contribuèrent à établir ces données ; on les doit à Sperino (2), Fournier (3), Bidenkap (4), Diday (5), Poisson (6), Ricordi, (7), Bumm (8), Pontoppidan (9) et d’autres. Ces observations, au nombre de 16, permettent de dégager quelques notions générales concernant la période pendant laquelle la réinoculation est encore possible, la durée de l’incubation du chancre d’auto-inoculation et les caractères ainsi que l’évolution de ce chancre. En voici un résumé succinct, emprunté au travail de Sabaréanu :
En ce qui concerne Y incubation des syphilomes apparus à la suite d’une seconde inoculation, on a remarqué qu’elle est en général sensiblement plus courte que celle qui précède le premier chancre. Elle varie entre dix et vingt et un jours, soit, en moyenne, dix-sept jours, chiffre inférieur à celui qui représente, d’après Fournier, l’incubation habituelle du syphilome (vingt-quatre jours). Dans quelques cas pourtant, l’accident expérimental a fait son éclosion au bout d’un temps égal à celui qui s’est écoulé entre le dernier coït et l’apparition du premier chancre et, dans d’autres, la
(1) Sabaréanu, Chancres syphilitiques successifs. Thèse de Paris, Steinheil, 1905.
(2) Sperino, La syphilisation, traduction Trésal, 1853, pp. 21-22.
(3) Ricord et Fournier, Lettres sur le chancre, Paris, 1856.
(4) Bidenkap, Gaz. des Hôpitaux, 1864, p. 535.
(5) Diday, Hist. natur. de la syphilis, 1863, p. 219.
(6) Poisson, dans Ricord et Fournier, Leçons sur le chancre, 1856, p. 393.
(7) Ricordi, Giorn, ital. delle mallat. veneree, 1868, 2e partie, p. 208.
<8) Bumm, Vierteljahresschr. f. Dermat., 1882, p. 529.
(9) Pontoppidan, Ann. de Dermat. et de Syphiligr., 1885, p. 195.
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seconde incubation a dépassé de quelques jours la première, Il a été possible de préciser dans quelques expériences, Y âge du chancre ayant fourni le virus qui servit à une seconde inoculation. Cet âge a varié entre vingt-quatre heures et cinq ou six jours. Il s’agit donc de syphilomes primaires relativement jeunes, mais néanmoins suffisamment développés pour permettre le diagnostic de chancre syphilitique (induration) ; la plupart d’entre eux étaient d’ailleurs accompagnés d’une tuméfaction ganglionnaire régionale.
Quant aux caractères des lésions expérimentales, ils ont été des plus nets. Ces lésions eurent l’aspect typique des chancres cutanés, ou bien ressemblèrent à des papules. Dans le premier cas, le début est marqué par l’apparition d’une petite tache tout d’abord rougeâtre, ensuite violacée et cuivrée, qui se transforme en une papule couverte desquames (Sabaréanu). Peu après, cette papule s’érode superficiellement, s’ulcère, s’indure et acquiert ainsi les caractères du chancre typique. Dans la forme papuleuse, l’érosion superficielle manque; la lésion, dont les dimensions varient depuis celle d’un grain de millet jusqu’à la grosseur d’un pois ou d’une fève, se couvre de squames et apparaît comme nettement infiltrée.
La question de la réinoculation du chancre syphilitique au porteur a été reprise dans les derniers temps, par Queyrat, qui, ayant entrepris de nombreuses expériences sur l’homme, obtint des résultats précis et démonstratifs. Ces expériences ont été résumées dans une série de notes présentées à la Société médicale des Hôpitaux (1) et à la Société de Dermatologie de Paris, de même que dans les thèses de Quentin (2) et de Sabaréanu (3). Queyrat procède de la
(1) Queyrat, Bull, de la Soc. médicale des Hôp., 1904, n° 28, p. 905 ; 1904,. séance du 29 décembre, p. 1629 ; 1905, séance du 19 janvier, p. 8 ; 1905, séance du 19 janvier, p. 8 ; Bull, de la Société de Dermat., février 1906, p. 66 ; mars 1906, p. 172 ; Bull, de la Soc. médicale des Hôp., 1906, n° 36, p. 1221.
(2) Quentin, Essais sur V auto- inoculation du chancre syphilitique. Thèse de Paris, 1905.
(3) Sabaréanu, Chancres syphilitiques successifs. Thèse de Paris, 1905, Steinheil.
façon suivante : il prélève du suc d’un chancre syphilitique (relativement jeune) au moyen d’une lancette ou d’un vaccinostyle, et l’inocule, par scarification ou par piqûre sousépidermique, à la peau du bras ou du ventre du même malade. En même temps il pratique quelques scarifications et piqûres témoins, avec une lancette stérile , dans une région cutanée voisine de la première. Voici une des observations de Queyrat, prise au hasard, qui montre mieux encore sa façon d’opérer et les résultats qu’il obtient :
M..., âgé de vingt et un ans, offre trois chancres syphilitiques : l’un dans le sillon balano-préputial droit, datant de dix jours; le second au niveau du limbe, âgé de neuf jours ; le dernier, à la partie médiane du limbe, ne date que de quatre jours.
Le 25 décembre 1904, on pratique deux inoculations au bras gauche (région deltoïdienne), la supérieure avec l’exsudât du chancre de dix jours (piqûre), l’inférieure avec l’exsudât du chancre de neuf jours (scarification). On fait, d’autre part, deux piqûres profondes (traumatismes témoins) à la partie supérieure delà région deltoïdienne gauche. En plus, on pratique au bras droit une scarification avec du pus prélevé sur le chancre âgé de quatre jours.
Les lésions se cicatrisent rapidement et on n’observe rien de particulier jusqu’au 5 janvier. A ce moment, exactement douze jours après l’opération, on constate au bras gauche, au niveau de la scarification syphilisante, une macule rouge sombre (4 millimètres carrés) et, à l’endroit de la piqûre faite avec du matériel infectieux, une autre macule mesurant 2 millimètres carrés. Aucune manifestation appréciable ne paraît au niveau des traumatismes témoins.
Dans la suite, les macules s’accentuent, deviennent saillantes et palpables, se transforment en papules et se couvrent de légères squames. Le 9 janvier les squames ont augmenté de volume et on constate une tuméfaction des ganglions régionaux. Le 10, éruption de syphilides maculo-papuleuses sur la région du flanc.
Les expériences positives de Queyrat, au nombre de quatorze, ont fourni des résultats comparables à ceux qui viennent d’être résumés. Tandis que les inoculations témoins restaient généralement sans effet, l’inoculation du virus spécifique donnait lieu à la formation d’une papule plus ou moins ulcérée, couverte de croûtes, indurée à sa base et qui s’accompagnait presque toujours d’une adénopathie correspondante.
La constatation la plus importante qui se dégage de ces
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recherches, est celle qui se rapporte à la durée de la période pendant laquelle l’organisme infecté et déjà porteur d’un ohancre, se montre sensible à une nouvelle introduction de virus syphilitique. D’après Queyrat, cette période est d’au moins dix à douze jours, à partir du début du premier chancre. Plus tard, il devient impossible de réinoculer avec succès ce virus au porteur. On doit donc en conclure que Y immunité cutanée dans la syphilis , ne devient bien manifeste qu’à partir du dixième jour après V éclosion du syphilome primaire.
Un autre fait non moins intéressant, est l’existence de modifications appréciables dans la façon de réagir de l’organisme déjà infecté, vis-à-vis d’une nouvelle invasion de virus actif. En effet, cet organisme, quoique n’étant pas complètement réfractaire pendant les premiers dix jours qui s’écoulent après le début du chancre, se montre néanmoins impressionné par le processus syphilitique. Il se comporte d’une façon différente à l’égard de la seconde syphilisation; nous en avons la preuve dans les caractères particuliers de l’incubation, de l’aspect clinique et de l’évolution du syphilome expérimental.
Ainsi, l’incubation du second chancre est sensiblement plus courte que celle du premier. Dans les trois observations de Queyrat, résumées par Sabaréanu, elle fut de douze à quatorze jours, au lieu de la moyenne vingt-quatre. D’un autre côté, jamais Queyrat n’observa des chancres typiques, à ulcérations profondes, à base très indurée et infdtrée, à bords taillés à pic, etc. La plupart du temps, il n’obtint que des lésions papuleuses, suffisamment développées pour être assimilées aux grosses papules cutanées de la période éruptive, mais qui n’ont jamais atteint les dimensions de l’accident primitif ordinaire.
Ces données montrent de la façon la plus claire que l’immunité cutanée ne débute pas au moment où il devient absolument impossible de réinoculer le virus spécifique au porteur.
Tout en étant encore atténuée et relati venelle fait son apparition en même temps que le chancre et peut-être même avant lui. Elle est incomplète, car elle ne met encore aucune entrave à la réinfection; mais elle est incontestable, puisque, comme nous venons de le voir, le syphilome expérimental est généralement une lésion atténuée, naissant après une incubation exceptionnellement courte.
On a beaucoup discuté la nature des accidents obtenus en inoculant une seconde fois le virus spécifique à des individus porteurs d’un syphilome primaire. Certains auteurs, entre autres Fournier, se sont demandé si ces lésions étaient véritablement dues à la pénétration du virus dans le revêtement cutané, par voie exogène. D’après eux, il est fort possible que les tréponèmes introduits par scarification cutanée, ne jouent aucun rôle dans l’éclosion des papules observées par Queyrat et ses prédécesseurs ; ces papules seraient attribuables à la localisation au point traumatisé, de quelques parasites en circulation dans le sang, et reconnaîtraient par conséquent le même mécanisme pathogénique que les éruptions de la période secondaire [voie endogène). Ils invoquent, en faveur de leur interprétation, le fait que l’éclosion des chancres d’auto-inoculation précède de très peu celle des manifestations secondaires. Ils s’appuient également sur les recherches de Tarnowsky et de Neumann, dont l’intérêt est trop grand pour que nous les passions sous silence.
Tarnowsky (1) pratique des irritations sur la peau des sujets syphilitiques, en pleine période éruptive, au début des accidents secondaires, ou même avant cette période, et obtient des lésions qu’il affirme être nettement spécifiques. Les irritants légers ne déterminent que des papules apparaissant après une incubation de dix à douze jours; s’ils sont plus forts (action des acides, de la chaleur par exemple),
(1) Tarnowsky, Vierteljahresschrift f. Dermat., 1877, p. 19. Cité d’après Sabaréanu.
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ils provoquent l’éclosion de pustules d’aspect syphilitique (ecthyma) (1).
De leur côté, Neumann et Cehak (2) ont entrepris des recherches qui, au premier abord, semblent plaider en faveur de la thèse soutenue par les adversaires de la théorie de la réinoculabilité du chancre au porteur. Ils ont remarqué que l’inoculation de pus syphilitique par scarifications cutanées, faite chez des individus porteurs de chancre, commence par déterminer la formation d’une macule. Or, la lésion expérimentale reste macuieuse tant qu’il n’y a pas encore d’éruption secondaire. Dès que celle-ci débute, la macule se transforme en papule, prend l’aspect des efflorescences secondaires et évolue comme elles. Il y a donc relation de cause à effet entre l’envahissement du revêtement cutané par le virus en circulation, et l’éclosion du prétendu chancre d’auto-inoculation.
Nous ne pensons pas que ces expériences soient suffisamment démonstratives pour mettre en doute la réinoculabilité du chancre au porteur, au cours de la courte période qui précède l’immunité. Si la plupart des observateurs ont négligé de pratiquer, en même temps que l’inoculation du virus spécifique, des traumatismes témoins stériles, Queyrat eut le soin de combler cette lacune. Or, dans la grande majorité des cas, cet observateur a remarqué que ces traumatismes témoins restaient sans effet, ce qui prouve que les lésions syphilitiques expérimentales étaient bien dues aux tréponèmes inoculés, et non pas à ceux qui étaient dans le torrent circulatoire. D’un autre côté, il y a lieu de remarquer avec Sabaréanu, que, contrairement à toute attente, les lésions d’auto-inoculation sont d’autant plus développées et caractéristiques, qu’elles apparaissent à une période plus proche de l’éclosion du syphilome primaire, par conséquent
(1) Ces constatations n’ont pas été vérifiées par Guntz, Rieger et Kobner (cités par Sabaréanu).
(2) Neumann et Cehak, Wien. med. Blàtter, 1890, nos 23, 24, 25.
plus éloignée des accidents secondaires. Enfin, nous avons pu nous assurer, grâce à l’examen microscopique des manifestations obtenues par Queyrat, que ni les altérations histologiques, ni la disposition des tréponèmes n’autorisaient à différencier ces manifestations du syphilome primaire. Il n’y a entre ces deux ordres de lésions que des dissemblances quantitatives, insuffisantes pour permettre d’attribuer aux accidents provoqués expérimentalement un autre mécanisme que celui qui préside à l’éclosion du chancre habituel (1).
L’expérimentation sur les singes ne fit que confirmer les observations précédentes. Les recherches de Metehnikofî et Roux ont prouvé, en effet, qu’il se développe chez le singe, comme chez l’homme, un état réfractaire qui commence quelque temps après l’éclosion de l’accident primaire et qui se traduit par une non réceptivité vis-à-vis d’une nouvelle inoculation de virus. Mais ces observateurs n’ont pas précisé le moment auquel débute l’immunité, ni le temps pendant lequel elle persiste. Leurs recherches furent complétées par les observations plus récentes de Finger et Landsteiner (2) et de Neisser et ses collaborateurs (3).
Les savants viennois entreprirent une série de neuf expériences de réinfection chez le Macacus rhésus , en inoculant le virus un certain nombre de jours après le développement du chancre. Ils obtinrent six résultats positifs, comme on le voit dans le tableau suivant :
(1) Dans une expérience de Queyrat, que l’un de nous a pu suivre de près (Levaditi), il s’est développé une toute petite maculo-papule au point correspondant au traumatisme témoin. Cette lésion contenait des spirochètes (coupes à l’argent). Cependant, comme la région n’avait pas été mise à l’abri d’une infection ultérieure, toujours possible, cette expérience ne prouve rien contre la façon de voir de Queyrat et des partisans de l’auto-inoculabilité du chancre au porteur.
(2) Finger et Landsteiner, Sitzunsgber. der Kaiser. Akad. der Wissensch. in Wien., 1906, vol. 115, IIIe partie, p. 179.
(3) A. Neisser, Baermann et Halberstædter, Deutsche med. Woch., 1906, nosl-3. Die experim. Syphilisforschung, Berlin, Springer, 1906, p. 73.
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