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II. — Syphilis traitée

Positifs. Négatifs.

Ces constatations montrent en premier heu, que la réaction est spécifique pour la syphilis, puisque 81 p. 100 des vérolés

rVcaCllUIlS

positives.

faibles.

négatives.

(1) Voy. Levaditi, La Presse médicale, 1907, n° 90, p. 722.

ont donné un sérum actif, cependant que les 154 sérums témoins se sont montrés incapables de provoquer l’absorption du complément. En second lieu, elles prouvent que les syphilitiques non traités donnent plus souvent une séroréaction positive, que les malades soumis à la thérapeutique mercurielle. Citron, fidèle à l’hypothèse de Wassermann,, admet, pour expliquer le fait, que le mercure, détruisant les tréponèmes, empêche l’action exercée par les antigènes spirillaires sur les cellules productrices d’anticorps. Il invoque en faveur de son opinion, la richesse en principes actifs du sérum des syphilitiques dont la maladie est ancienne et qui ont été* par conséquent, longuement soumis à l’influence des antigènes dérivés du tréponème pâle.

La valeur pratique de la séro-réaction de Wassermann ressort d’une façon frappante de l’observation suivante communiquée par Citron : un malade ayant eu, quarante-quatre ans auparavant, une infection syphilitique, entre dans le service pour une tumeur de nature inconnue. L’examen du sérum fournit une réaction positive, malgré l’absence de toute lésion visible pouvant être attribuée à la syphilis. Or, la nécropsie permit de révéler des lésions spécifiques nettes, intéressant le foie.

Les faits rapportés par Mayer, confirment ceux de Citron. L’auteur communique les résultats de ses 136 séro-réactions dont 93 furent positives. Dans la syphilis avérée, la réaction a été nette dans 90 p. 100 des cas, cependant que chez aucun des témoins le sérum ne s’est montré actif. Parmi les observations de syphilitiques ayant donné un résultat négatif, quelques-unes concernent des sujets dont l’infection était de date toute récente, ou des cas de syphilis ancienne, sans manifestations actuelles, par conséquent apparemment guérie.

Fleischmann examine le sérum de 54 malades porteurs de lésions cutanées ou muqueuses et obtient 52 fois une séro-réaction nettement positive. Au contraire, chez les spécifiques sans accidents, cette réaction semble plus rare, puisque

le sérum s’est montré inactif 7 fois sur 17. Les chiffres recueillis par L. Michaelis concordent avec ceux qui viennent d’être cités ; le pourcentage des cas positifs fut de 75 p. 100. Rappelons que, d’après le travail de Leber, communiqué au même Congrès, les syphilitiques atteints de manifestations oculaires (kératite, choroïdite, ophtalmoplégie interne, gomme du nerf optique, etc.), donnent presque constamment une séro-réaction positive.

Depuis le Congrès de Berlin, de nombreuses publications vinrent confirmer ces recherches. Ainsi, Fischer et Maier (1), à l’Institut de Gafîky, eurent l’occasion d’observer 114 cas de syphilis avérée ou présumée et obtinrent les pourcentages suivants :

Syphilitiques pris en bloc 87 p. 100.

Syphilis floride 84 — •

Les auteurs affirment que la réaction est plus rarement positive chez les spécifiques ne présentant pas d’accidents. De son côté, Mühsam (2) publie les constatations faites dans le service de Kraus, à Berlin, et qui sont toutes confirmatives. Nous résumons ici deux de ses observations, les plus intéressantes. Dans la première, il s’agit d’une jeune femme infectée en janvier 1907, et qui, examinée un moment où elle n’offrait aucune manifestation spécifique, fournit une séro-réaction positive. Or, peu de temps après, elle mit au monde un enfant macéré syphilitique. La seconde observation concerne une femme qui niait toute spécificité et dont le sérum, examiné pendant la grossesse, se montra nettement positif. L’enfant, qui vécut quelques jours, était porteur de lésions manifestes d’hérédo-syphilis. Tout aussi démonstratives nous paraissent les constatations de Karewski (3) qui ont trait surtout à des accidents syphilitiques passibles d’une inter-

(1) Maier, Berlin. Min. Woch., 1907, vol. 44, n° 51, p. 1636.

(2) Mühsam, Berlin. Min. Woch., 1908, vol. 45, n° 1, p. 14.

(3) Karewski, Berl. Min. Woch., 1908, vol. 45, n° 1, p. 15.

vention chirurgicale. Grâce à la séro-réaction, l’auteur put établir le diagnostic de la vérole, confirmé, d’ailleurs, par la thérapeutique mercurielle, alorsqu’on pouvait penser à des tumeurs malignes (cancroïdes, enchondromes, etc.).

Nous ne citerons que pour mémoire les travaux de Kroner (1), de Fischer (2) et les recherches de Leonor Michaelis et Lesser (3), de Citron et Blaschko (4) et de Fleischmann (5), pour insister sur le mémoire tout récent de Bruck et Stern (6). Ceux-ci ont examiné, au point de vue de la séro-réaction, 378 cas de syphilis traitée ou non traitée et 157 cas pris comme témoins. Cependant que chez ces témoins, le sérum ne se montra actif que deux fois, par contre, chez les spécifiques, la réaction fut, dans la grande majorité des cas, nettement positive. Les pourcentages suivants montrent la fréquence des réactions positives au cours des diverses périodes de la vérole :

Syphilis primaire 42,2 p. 100.

— secondaire 79,1 —

— tertiaire 57,4 —

— maligne 75,0 —

— latente à la première période 20,0 - —

— — à la période tardive 20,2 —

Quant àl’influence du traitement surl’issuedelaséro-réaction, elle ressort des chiffres suivants publiés par Bruck et Stern :

Cas traités , réactions positives 29,5 p. 100.

Cas non traités , — 82,3 —

Conformément aux affirmations de Citron, le traitement fait donc disparaître du sérum les substances qui interviennent dans la séro-réaction de Wassermann.

De tous ces faits, il résulte que la méthode imaginée par Bordet et Gengou et appliquée par Wassermann au dia-

(1) Kroner, Berl. klin. Woch., 1908, vol. 45, n° 4, p. 149.

(2) Fischer, Berl. klin. Woch., 1908, vol. 45, n° 4, p. 151.

(3) L. Michaelis et Lesser, Berl. klin. Woch., 1908, vol. 45, n° 6, p. 301.

(4) Citron, Berlin, med. Gesellsch., 26 févr. 1908 ; Berl. klin. Woch., 1908, n° 10 ; Blaschko, Berl. klin. Woch., 1908, vol. 45, n° 14, p. 694.

(5) Fleischmann, Berl. klin. Woch., 1908, vol. 45, n° 10, p. 490.

(6) Bruck et Stern, Deutsche med. Woch., 1908, vol. 34, n° 10, p. 401.

gnostic de la vérole, est réellement capable de dépister cette infection, en révélant la présence de modifications particulières du sérum des individus syphilitiques. Elle devrait donc être couramment employée en clinique, surtout lorsqu’il s’agit de préciser si une lésion viscérale quelconque est ou non de nature syphilitique, ou bien encore quand on voudra mettre en nourrice un enfant issu de parents ayant eu la vérole, et qu’on désirera être fixé sur la spécificité du rejeton. Bien entendu, le séro-diagnostic n'est démonstratif que s'il est nettement positif . En effet, dans le cas de la vérole, comme dans celui de la fièvre typhoïde, l’absence de séro-réaction positive n’a aucune valeur quant au diagnostic rétrospectif de l’infection.

On a vu dans ce qui précède, que chez les anciens syphilitiques, même non traités, le sérum est moins souvent actif que chez les sujets en puissance de manifestations spécifiques. D’un autre côté, nous avons constaté que le traitement peut faire disparaître du sérum les principes qui interviennent dans la réaction de Wassermann. Ce sont là autant de circonstances qui impliquent certaines restrictions au point de vue des renseignements que peut fournir une séro-réaction négative et qui justifient la conclusion que seule la réaction positive doit être prise en considération (1).

On connaît les relations étroites qui relient la paralysie générale et le tabes à la syphilis. L’examen du liquide céphalo-rachidien des paralytiques généraux, fait d’après la méthode de Bordet-Gengou-Wassermann, a montré que ce liquide se comporte comme le sérum des syphilitiques, en ce sens que, mis en présence de l’extrait de foie, il provoque l’absorption du complément. Wassermann et Plaut (loc. cit.) prouvèrent, en effet, que le liquide cérébro-spinal réagit chez les paralytiques généraux, dans une proportion de

(1) Consulter les rapports présentés par Bruck, Hoffmann, Hôhne, Blumenthal, Lesser et Müller au Congrès de la Deutsche dermatolog. Gesellsch., tenu à Francfort s. M. en juin 1908 ( Deutsche med. Woch., 1908, n° 30, p. 1335).

Syphil. expér. 9

88 p. 100 ; de leur côté, Marie et Levaditi (1) confirmèrent ces données sur le matériel fourni par les malades de l’Asile de Villejuif. Ces auteurs ont constaté que si dans la paralysie- générale, considérée au début de son évolution, les principes actifs n’apparaissent qu’assez rarement dans le liquide céphalo-rachidien (10 p. 100), au contraire ces principes sont très fréquents chez les paralytiques avancés, alités, ayant des troubles psychiques et somatiques accusés (95 p. 100). Il y a donc une relation étroite entre la gravité de la maladie et la richesse du liquide céphalo-rachidien en substances capables de provoquer la fixation du complément, ce qui permet de supposer que ces substances doivent être élaborées au niveau du cerveau même, par suite de la destruction progressive du cortex.

Rappelons que, d’après les nouvelles constatations de Marie, Levaditi et Yamanouchi (2), la réaction de Wassermann, presque constamment positive si l’on s’adresse au liquide céphalo-rachidien des paralytiques avancés (93 p. 100 chiffre global), l’est beaucoup moins souvent avec le sérum des mêmes malades (59 p. 100). Il en résulte que pour le diagnostic de la paralysie générale, l’emploi du liquide cérébro-spinal est préférable à celui du sérum sanguin. Mentionnons également que, suivant les recherches de Levaditi et Marie ( loc . cit.) et les observations de Schütze {loc. cit.), le liquide céphalorachidien des tabétiques et des tabo- paralytiques se comporte comme celui des paralytiques généraux, quoique d’une façon sensiblement moins constante.

Ceci dit au sujet de la valeur pratique de la séro-réaction, il nous reste à exposer l’état de nos connaissances sur Y interprétation théorique du phénomène de Wassermann. Nous

(1) Marie et Levaditi, Annales de l'Institut Pasteur , 1907, vol. 21, p. 138.

(2) Marie, Levaditi et Yamanouchi, C. R. de la Soc. de Biologie , 1908, vol. 67, p. 169.

avons vu que dans la première hypothèse de cet auteur, ce phénomène était dû à l’action réciproque des anticorps contenus dans le sérum des syphilitiques et des antigènes représentés par l’extrait de foie de nouveau-nés syphilitiques. Faute de culture pure de tréponèmes, pouvant être utilisée à la préparation de ces antigènes, Wassermann avait eu, en effet, l’idée de se servir d’extraits de foie de spécifiques héréditaires, riche en spirochètes (Voy. p. 388). La mise en présence de cet extrait hépatique et du sérum des sujets syphilisés, provoquant le phénomène de Bordet et Gengou, Wassermann avait conclu à la présence de vrais anticorps dans ce sérum et de véritables antigènes dans cet extrait. Or, quelques faits observés par Levaditi et Marie ( loc . cit.) et par Landsteiner, montrèrent bientôt que l’hypothèse de Wassermann ne reposait sur aucune constatation démonstrative. On a vu par exemple que, dans le diagnostic de la paralysie générale, fait en se servant du liquide céphalo-rachidien, il n’était nullement nécessaire d’employer des extraits hépatiques contenant des tréponèmes ; l’extrait de foie absolument dépourvu de spirochètes provoquait presque tout aussi bien le phénomène de la déviation du complément. Cette donnée permettait d’exclure toute analogie entre les vrais antigènes et l’extrait hépatique de Wassermann. D’un autre coté, Levaditi et Marie (1) ont démontré que les principes actifs du liquide céphalorachidien des paralytiques généraux ne pouvaient être des anticorps antisyphilitiques, car ils étaient incapables de détruire in vitro le virus syphilitique, ou même d’en amoindrir sensiblement la virulence (expériences sur le singe). Il en est de même, d’ailleurs, des substances renfermées dans le sérum des syphilitiques, qui, elles aussi, d’après les recherches de Metchnikofî et Roux et de Neisser, sont inactives vis-à-vis de l’agent pathogène de la vérole. Or, on sait que dans les autres spirilloses expérimentales (spirillose des poules,

(1) Levaditi et Marie, C. R. de la Soc. de Biologie , 1906, vol. 62, n° 16, p. 872.

Tick-fever ), les vrais anticorps du sérum des animaux immunisés annihilent totalement, dans le tube à essai, l’activité pathogène du virus correspondant. Force était donc de conclure qu’il n’existe aucun rapport entre les véritables anticorps spirillaires et les prétendus anticorps syphilitiques.

Tel était l’état de nos connaissances, lorsque parurent presque simultanément les travaux de Landsteiner, Müller et Pôtzel (1), de Porges et Maier (2) et de Levaditi et Yamanouchi (3), travaux qui imprimèrent une nouvelle direction à l’interprétation du phénomène de Wassermann. Ces auteurs ont démontré, en effet, que le soi-disant antigène hépatique était une substance, ou plutôt un mélange de substances solubles dans l’alcool et possédant les propriétés de certains composés existant dans la plupart des tissus normaux. Pour ce qui concerne l’extrait hépatique, on a pu identifier ces substances d’une part avec les lipoïdes , en particulier la lécithine, d’autre part avec les sels biliaires. Il fut possible à Porges et Maier et à Levaditi et Yamanouchi de faire le séro-diagnostic de la syphilis et de la paralysie générale, d’une part avec la lécithine pure (ovo-lécithine de Merk, ou lécithol de Riedel), d’autre part avec les sels biliaires, particulièrement le glycocholate de soude. De son côté, Fleischmann (4) réussit à remplacer l’extrait de foie par un autre colloïde soluble dans l’éther, la cholestérine , cependant que Sachs et Altmann (5) provoquèrent la fixation du complément avec le sérum des syphilitiques et Volêate de soude.

L’extrait de foie doit donc les qualités en vertu desquelles

(1) Landsteiner, Müller et Pôtzel, Wiener klin. Woch., 1907, nos 46 et 50.

(2) Porges et Maier, Berl. klin. Woch., 16 décembre 1907, vol. 44, n° 50, p. 1599.

(B) Levaditi et Yamanouchi, C. B. de la Soc. de Biologie , 1907, vol. 63, p. 740.

(4) Fleischmann, Berl. klin. Woch., 1908, vol. 45, n° 10, p. 490.

(5) Sachs et Altmann, Berl. klin. Woch., 1908, n° 10, p. 494.

LE SÉRO-DIÀGNOSTIC DE LA SYPHILIS.

il intervient dans la réaction de Wassermann, à la présence de lipoïdes et de sels biliaires. Ces lipoïdes n’existent d’ailleurs pas exclusivement dans le foie ; Levaditi et Yamanouchi (1) les ont retrouvés dans le cerveau, les hématies, les globules blancs et le sérum sanguin, tandis que Landsteiner et ses collaborateurs les ont décelés dans le cœur du cobaye.

Nous devons conclure de ces observations que la séroréaction de la syphilis et de la paralysie générale n’est pas due à l’intervention d’anticorps ou d’antigènes syphilitiques dans le sens habituel du mot et n’a aucun rapport direct avec le tréponème pâle (2) . Il y a lieu plutôt d’admettre qu’au cours de la vérole, accompagnée de manifestations cutanées, le sérum s’enrichit en certains principes colloïdaux qui ont la propriété de précipiter facilement en présence des lipoïdes et des sels biliaires, et de fixer ainsi le complément hémolytique. Il ne s’agit pas de l’apparition de nouvelles substances en relation avec le tréponème, mais d’un enrichissement des humeurs en principes qui existent déjà en moindre quantité, dans chaque sérum normal. Nous en avons la preuve dans le fait que ce sérum normal, à la condition qu’il soit employé à forte dose, détermine aussi le phénomène de Wassermann; de même, Levaditi et Yamanouchi (3) ont pu extraire du sérum des syphilitiques et du sérum neuf des substances solubles dans l’alcool, capables de provoquer, en présence de l’extrait de foie, la fixation du complément hémolytique. J§| x

(1) Levaditi et Yamanouchi, C. R. de la Soc. de Biologie , 1908, vo]. 64, p. 349.

(2) Le fait que les substances actives de l’extrait hépatique sont solubles dans l’alcool n’est pas un caractère permettant d’affirmer que ces substances ne peuvent pas être des antigènes. Levaditi et Mutermilch ( C . R. de la Soc. de Biologie, 1908, vol. 64, p. 406) ont démontré, en effet, que certains antigènes cholériques, ceux qui provoquent le phénomène de Bordet et Gengou, sont également solubles 'dans l’alcool aqueux. C’est surtout l’activité des extraits de foie normal, et celle de la lécithine et des sels biliaires, qui constituent des arguments décisifs contre la nature antigène des extraits d’organes.

(3) Levaditi et Yamanouchi, C. R. de la Soc. de Biologie , 1908, vol. 64, p. 27.

La nature de ces substances qui abondent dans le sérum des spécifiques nous est presque totalement inconnue. Certaines recherches de Levaditi et Yamanouchi et de Klausner (1) tendent à prouver qu’elles doivent être rapprochées des globulines et des lipoïdes (éthers de cholestérine), mais rien n’est encore certain dans cet ordre d’idées. Quant à leur origine* on peut la concevoir hypothétiquement de la façon suivante : il est admissible qu’au cours de la syphilis, pendant la période de l’engorgement de l’appareil lymphoïde, et surtout pendant celle des manifestations cutanées, il se produit une destruction de matériaux riche en globulines et en lipoïdes aboutissant à la mise en liberté dans le sérum, de principes que l’on retrouve d’ailleurs en moindre quantité dans le sérum normal. Il en est de même du liquide céphalorachidien, qui, au cours de la paralysie générale, et par suite d’une désintégration lente, mais progressive du cortex* s’enrichit en produits de même ordre, globulines et lipoïdes.

« En résumé , il n'y a entre les sérums et les liquides spécifiques et normaux , que des différences quantitatives et non qualitatives , la réaction de Wassermann étant provoquée par des principes d'origine histogène et non bactériogène » (Levaditi et Yamanouchi).

Bien entendu, cette modification de la conception théorique de la séro-réaction ne lui enlève rien de sa valeur pratique. Elle ne perdrait son intérêt, au point de vue du diagnostic de la vérole, qui si on réussissait à obtenir dans les mêmes conditions, des résultats positifs avec des sérums provenant d’individus atteints d’autres processus infectieux. Or, jusqu’à présent, une seule maladie parasitaire s’est montrée capable* au moins chez les animaux (lapins), de provoquer des changements du sérum analogues à ceux que détermine la syphilis :

(1) Klausner, Wiener klin. Woch., 1908, n° 7 etn° 11. — Ces recherches, montrant la facilité avec laquelle le sérum des syphilitiques précipite lorsqu’il est mis en présence de l’eau distillée, viennent à l’appui de la conception de l’enrichissement de ce sérum en colloïdes précipitables par les lipoïdes ou par les sels.

c’est la Trypanosomiase ( Dourine et Nagana) (1). Toutefois, l’absence des trypanosomiases humaines dans les contrées tempérées, rend impossible la confusion avec la syphilis, de sorte que le procédé de Wassermann peut être considéré actuellement comme un excellent moyen d’investigation.

(1) Voir les recherches de Landsteiner, Müller et Pôtzel ( Wiener klin. Woch., 1907, n° 46 et 50), et de Leyaditi et Yamanouchi (Bull, de la Soc. de Pathol, exotique , 1908, vol. 1, n° 1, p. 26, et n° 3, p. 140).

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