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HISTORIQUE. GÉNÉRALITÉS

Des recherches faites dans plusieurs cas de syphilis héréditaire, établirent la supériorité de cette nouvelle technique et permirent de préciser les rapports entre le tréponème et les tissus. On a pu ainsi constater que ce parasite offre une prédilection marquée non seulement pour les éléments conjonctifs et les vaisseaux sanguins, dont il altère les parois, maiâ aussi pour les cellules épithéliales, que ces cellules appartiennent au revêtement cutané ou au système glandulaire. De plus, Levaditi démontra que le spirochète peut pénétrer dans le protoplasma des éléments nobles, cellules hépatiques, épithéliums des capsules surrénales, etc., et insista sur l’importance de cette constatation au point de vue de la conservation du virus dans l’organisme infecté. Enfin, ces recherches prouvèrent que les phagocytes polynucléaires et surtout les macrophages jouent un rôle capital dans la défense de l’organisme contre l’agent pathogène de la syphilis.

Depuis, cette méthode fut perfectionnée par Levaditi et Manouélian (1) et par Volpino et Bertarelli (2), surtout en ce qui concerne la rapidité de la coloration et aussi la mise en évidence des parasites dans les lésions biopsiées. Actuellement, malgré les essais de Schmorl pour colorer les spirochètes sur coupes à l’aide de la solution de Giemsa, l’emploi de l’argent est encore le procédé de choix.

Une fois la technique trouvée, on entreprit un peu partout de travaux dans le but de préciser les rapports entre le tréponème et les lésions de la syphilis acquise, héréditaire et expérimentale. Ces travaux, malgré le grand nombre de faits accumulés, sont encore bien incomplets. En effet, si nous connaissons presque tous les détails histo-pathologiques de l’hérédo-syphilis et des accidents primaires, secondaires et

(1) Levaditi et Manouélian, Comptes rendus de la Soc. de Biologie, 1906,

vol. 60, p. 134.

(2) Bertarelli et Volpino, Centralb.für Bakteriolog. 1906, vol. 41, fasc. XII, p. 74.

tertiaires, par contre, nous ignorons dans quel organe pullule le spirochète au cours de la syphilis acquise. Il en est de même de la transmission héréditaire de la vérole, car, si on a pu constater que le spirochète est capable d’envahir l’ovule en pénétrant dans son protoplasma, nous ne savons encore rien de ses rapports avec les spermatozoïdes, rapports qui cependant doivent être des plus intimes, si l’on interroge l’observation clinique et l’expérimentation. Ce sont là autant de problèmes qui attendent leur solution et que seul l’examen histologique d’un grand nombre de cas de syphilis acquise d’âge et de caractères différents, pourrait résoudre. Toutefois, nos connaissances sont déjà suffisamment nombreuses pour que, réunies dans une vue d’ensemble, elles puissent intéresser le lecteur. Nous les résumerons dans cette troisième partie de notre ouvrage, en examinant, tour à tour, la syphilis acquise , Yhérédo-syphilis et la syphilis expérimentale.

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