‹ La Syphilis constitutionelleChapitre 16 sur 49 · CICATRICES OSSEUSES SYPHILITIQUES · texte numérisé non relu

CICATRICES OSSEUSES SYPHILITIQUES

liers qui se montrent rarement d'une manière aussi constante dans les autres formes de carie et de nécrose, et qui 5 en quelque sorte , représentent en grand ce que nous avons appris à connaître en petit dans l'atrophie inflammatoire. La cicatrice syphilitique désosse distingue par un manque de production {productivité) au centre^ et par un excès de production à la périphérie. Si l'os a été entièrement détruit dans un point, comme cela s'observe aux os du crâne, à la cloison des fosses nasales, au palais , en général il ne se reforme en ce point aucun tissu régénérateur, ou du moins aucune production osseuse. Cela n'est nulle part aussi marqué qu'au crâne, où pourtant les perforations osseuses sont limitées en dedans par un organe susceptible d'ossification, la duremère. On sait assurément que d'autres pertes de substance, celles qui résultent de la trépanation par exemple, ne s'oblitèrent pas complètement par régénération osseuse; le trou se rétrécit par des productions venues peu à peu de ses bords. Dans la nécrose syphilitique, il est exceptionnel de voir se former quelque chose d'analogue dans le point perforé; la dure-mère s'épaissit dès le début, et lorsque le fragment nécrosé a été éliminé, il se produit une cicatrice dont le bord est formé par la réunion de la peau, des parties molles qui recouvrent le crâne, des os et de la dure-mère; vers le centre, on trouve une masse calleuse, unie, blanchâtre, peu vasculaire et très compacte, qui s'épaissil et se rétrécit de plus en plus; la voussure naturelle du crâne finit par disparaître en ce point; une dépression de toute la surface cicatricielle (obs. IX) la

6*2 PHÉNOMÈNILS ACTIFS.

remplace. I^ luènic pht^nomène a lieu dans unecb-l

constance semblable, dans les cicatrices syphilitique' tertiaires des parties molles, où la rétraction est un de' accidents cons<''Cutifs les pins importants. Lies cicatrice des brûlures ont prescjue seules ce caractère exception-' nel de manque de reproduction, de destruction persistante et ressemblent sous tous les rapports, de la vot niëre la plus complète, aux cicatrices syphilitiques.

Les parties osseuses p<^riphériques qui persistent encore subissent des phénomènes tout autres; elles sont affectées de sclérose liée assez fréquemment à um hyperostose assez considérable (l). Les cavités médullaires se remplissent de plus en plus de substance osseuse; Tos devient dur, épais, lourd, puis tout à fait éburué , et à sa surface s'élèvent des saillies lisses, unies ou mamelonnées; inais il y a cela de très particulier ici que ces productions nouvelles se forment lentement et en petite (juantité , et que les dépôts périosliques ne sont plus ces masses poreuses, volumineuses, semblables à de la pierre-ponce, qui se produisent en si grande abondance dans les nécroses mercurielles ou phosphoriques des os maxillaires, et qui se rencontrent aussi, quoiqu'on plus faible quantité, dans toutes les autres nécroses. Ce point me semble être d'une grande valeur dans la comparaison des affections syphilitiques et mercurielles, surtout si Ton réfléchit que dans la syphilis constitutionnelle il se forme aussi autour des cicatrices des parties molles des hypertrophies et des

(1) Voy. Rokitansky, Anat. pathoL Vienne, 1856, [I, p. 156.

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