‹ La Syphilis constitutionelleChapitre 47 sur 49 · Q& THÉRAPEUTIQUE DE LA SYPHILIS · texte numérisé non relu

Q& THÉRAPEUTIQUE DE LA SYPHILIS

il sera à même de voir le début d'une nouvelle infection. L'article de Sigmund (1) répond admirablement à cette question. Dans tous les cas, on n'aura jamais une certitude complète, et il y aura toujours des erreurs et de prétendues guérisons. Nous ne sommes guère plus avancés pour la syphilis que pour tant d'autres maladies internes chroniques; aussi ne serait-il pas juste de repousser le seul remède actif que nous connaissions, par la seule raison qu'il ne peut rendre notre diagnostic plus certain.

(1) Wiener Wochenschrift, 1857, n" 19.

COXCLISIOS.

1* La classification actuelleinent adoptée des accidents de la syphilis constitutionnelle est insuffisante^ parce qu'elle est basée en partie sur Tordre de succession des accidents syphilitiques, en juirtie sur Tanatomie^ en partie sur la physiologie (la clinique), et parce que les résultats auxquels elle nous conduit ne conoordent pas avec ceux que la pathologie et la thérapeiH* tique nous fournissent.

2*" Pour obtenir une classification qui nous satisfasse, et au point de vue de la science et au point de tuo de la pratique, il est nécessaire de mieux connattre la valeur anatomique et physiologique des symptômes.

3* Il est démontré que des symptômes différant par leur ordre de succession se conduisent physiologiquement de la même manière (contî^ionabilité des symptômes secondaires, guérison de plusieurs accidents tertiaires par le mercure) .

&'' Il est démontré de même que des symptômes, dif* férant par ordre de succession, sont anatomiquoment identiques.

5° Au point de vue anatomique, ce n'est pas le siège (superficiel ou profond dans un organe ou dans un tissu) dont il faut tenir compte ; il faut plutôt sMnquiéter de la valeur et de la nature de l'altération.

6« La question du mercurialisnie doit tout à fait 6tre laissée de côté, les affections niercurielles des os, des yeux, des testicules, etc., etc., n'ayant pas été démontrées jusqu'à présent.

?• Les accidents syphilitiques sont passifs ou actifs.

8° Les altérations passives sont de deux sortes :

a. Les dégénérescences amyloïdes de la rate, des reins, du foie, de la muqueuse intestinale, ainsi que le manisme, l'anémie, l'hydroémie, l'albuminurie, Fhydropisie, la diarrhée, etc., qui en sont les conséquences ;

b. L'atrophie simple de la peau, la chute des cheveux (alopécie) et des ongles, l'atrophie de la graisse, des muscles (marasme), du sang (chloro-anémie) .

9* Ces accidents sont très analogues aux accidents causés par la cachexie mercurielle.

lO** La cachexie syphilitique, c'est-à-dire le marasme syphilitique et la chloro-anémie syphilitique, diffère de la dyscrasie syphilitique (infection) avec laquelle elle peut coïncider.

11^ Le sang peut, dans la syphilis, présenter quatre altérations différentes :

a. L'infection spécifique (dyscrasie) qui n'est pas durable; elle se renouvelle de temps en temps, en absorbant de nouveau le virus dans un foyer local d'infection. Le sang se purifie de nouveau en déposant le virus dans les organes ou dans les tissus.

b. L*alrophie simple (chlorose, chloro-anémîe) qui est causée par la quantité moins considérable de nouveaux corpuscules sanguins que fournissent les or* ganes hœmatopoiéiiques dégénérés (ganglions lympha* tiques, rate).

c. La leucocylose, qui est produite par le nombre plus considérable des corpuscules blancs du sang que fournissent les organes hématopoiétiques ( ganglions lymphatiques, rate) irrités.

cL L'hydrémie, qui dépend le plus souvent de la dégénérescence amyloïde des organes abdominaux.

12« Aucune de ces altérations du sang n'existe indé- \ pendammont de l'altération des organes; au contraire, ; le sang est à chaque instant sous la dépendance des organes.

13* Les altérations actives se divisent aussi en deux groupes :

a. Irritations, légères (hypertrophies, hyperplasies), ou inflammations simples ;

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