AFFECTIONS SYPHILITIQUES DES ORGANES URINAIRES ET DIGESTIFS
Nous répéterons , à propos de l'appareil urinaire , ce que nous avons dit pour l'appareil respiratoire. Les ulcérations et les cicatrices de l'urèthre sont très bien connues, et elles ont exactement le même caractère que celles du larynx. J'ai rencontré quelquefois ces lésions
(1) Verhandl. der Berliner Gesells. fur Geburtshulfe, vol. X, p. 39.
(2) Wurzb, Verhandl., Vol. Ill-, p. 369.
clansl'urèthre de la femme, et j'ai décrit avec détail (l) le cas d'une personne chez laquelle l'ulcération s'était étendue jusqu'à la vessie et était cicatrisée. Je n'insisterai donc pas sur ce point.
L'incertitude commence à mesure qu'on arrive à la partie supérieure de l'appareil urinaire. On ne sait rien de positif sur les uretères et les bassinets, quoique beaucoup d'hydronéphroses semblent commencer par ces parties. Il est difficile, comme Rayer le fait observer, d'avoir des notions exactes sur les lésions syphilitiques du rein. Ce qu'il dit à ce sujet a rapport, comme je le disais plus haut (page 22), à la dégénérescence amyloïde, et est ici de peu d'importance. Car s'il existait pour les reins une des lésions locales que nous avons étudiées ailleurs, ce devrait être une néphrite simple^ partielle, interstitielle ou gommeuse. Je pourrais citer bien des exemples de néphrite simple, et sans aller si loin, les observations que j'ai publiées (obs. II) en sont des exemples; mais la néphrite simple est si commune, qu'il est difficile de l'attribuer à la vérole, lorsqu'elle ne s'accompagne pas de certains caractères. Je veux parler de l'aspect calleux ou gommeux, sur lequel j'ai déjà insisté, et il faut le dire, bien des cicatrices que l'on attribue à l'engorgement hémorrhagique, doivent être attribuées à la syphilis. J'ai vu des altérations semblables à côté d'hépatite cicatricielle ou gommeuse; mais elles se trouvaient à un stade si avancé, que je ne puis affirmer leur nature spécifique d'après leur mode de développement.
(1) WUrzb. VerhandL, vol. Iff, p. 366.