TYPE DE LA DÉMENCE PARALYTIQUE
traïnant son fusil et son chien dans une brouette. Un autre jour, il se mit à tirer des coups de revolver dans le plafond de sa chambre ; un autre jour encore, il barbouilla d'encre le papier de sa salle à manger, etc., etc. Mais, à part ces accès intermittents et relativement rares d'excitation, c'était, je le répète, un homme en état d'hébétude constante, en état d'enfance, comme on dit vulgairement. Il vivait d’une sorte d'existence automatique, obéissant d’une façon routinière aux habitudes contractées de longue date, mais absolument incapable d'imaginer ou de faire à nouveau quoi que ce soit de raisonnable et de sensé. En un mot, il rappelait exactement, au double point de vue des troubles psychiques et moteurs, l’état de déchéance post-hémipléqique qu'il est si commun de rencontrer à la période ultime de diverses affections cérébrales, notamment du ramollissement.
IE. — Dans le deuxième type, les malades se rapprochent davantage de la DÉMENCE PARALYTIQUE, et cela pour deux raisons :
1° Parce que leur état intellectuel consiste moins dans l’abrutissement simple, dans la dépression calme et passive, que dans un mélange de dépression et d’excitation, d'extravagance, d'incohérence habituelles ;
2° Et surtout parce que leurs troubles moteurs ne sont pas constitués, comme dans le type précédent, par des paralysies vraies, systématisées, latéralisées, hémiplégiques en un mot, mais par des parésies diffuses et plus générales, par des phénomènes d’incoordination motrice, des tremblements de la langue et des membres, des incertitudes, des défaillances musculaires, etc.
Tel se présentait, à la période terminale de sa mala-