‹ La syphilis du cerveauChapitre 118 sur 151 · STATISTIQUE PERSONNELLE · texte numérisé non relu

STATISTIQUE PERSONNELLE

quence relative se présentent ces divers modes de terminaison? Autrement dit, quel est le Pproxosric de la maladie?

Vainement chercherions-nous dans la science des documents précis et suffisants à ce point de vue spécial; nous ne trouverions, je vous le garantis, rien qui füt de nature à nous satisfaire. Et cela pour une raison trèssimple : c’est que la syphilis cérébrale commence seulement à ètre connue dans les formes multiples qu'elle est susceptible d’affecter. Nous ne manquons pas assurément d'observations et d'excellentes observations à consulter en l'espèce; mais ces observations ne représentent que des cas épars, isolés, auxquels telle ou telle particularité saillante a valu les honneurs de la publicité ; elles ne représentent pas un ensemble, elles ne donnent pas le résultat général d'une pratique. Et c’est là précisément ce dont nous aurions besoin pour déterminer le pronostic exact de la maladie.

Force m'est donc, pour juger la question dans la mesure où je puis le faire, d’invoquer iei mon expérience personnelle. Je vais vous dire ce que j'ai vu, je vais placer sous vos yeux les résultats qui m'ont été fournis par un certain nombre de malades observés soit à l’hôpital, soit dans la clientèle de ville.

J'ai là, sous la main, cent trente-huit cas de syphilis cérébrale, sur lesquels j'ai conservé des notes assez précises pour servir à une statistique de ce genre. Ces derniers jours, j'en ai fait un dépouillement minutieux au point de vue des {erminaisons de la maladie; et voici, très-exactement, les chiffres que cette analyse m'a fournis :

Morts 45,10 I ANRT RER LE 116 RAR 14 cas.

Survie avec infirmités graves du mouvement, de l'intéllisenceLou "(Es BERS CR TEe 33 — Guérison. 311, 00 à, 5 ENT TES AUSSI 30 — GuérrsonMCOMDIÉ(E CLS Ne MTS SR 13 — Maladies ”CntoDsePVAUOR ER COLE 11 —

Terminaisons restées inconnues de moi (malades perdus de vue). .1..: ho, creuse: PR dE TOR BEI Ne 138 cas.

Défalquons tout d’abord de ce total les cas qui ne sauraient nous servir pour l'intention spéciale que nous poursuivons, à savoir: 11 relatifs à des malades encore en voie de traitement, et 37 dont le mode de terminaison m'a échappé. Cela fait, il nous reste encore 90 cas d terminaisons connues, que nous pouvons comparer.

Or ces 90 cas peuvent être très-naturellement distribués en deux groupes, comme il suit :

1° Cas heureux ou relativement heureux, comprenant: d’une part, les guérisons vraies, et, d'autre part, celles que nous sommes convenus de qualifier du nom de guérisons incomplètes, c’est-à-dire avec reliquats légers ;

2° Cas malheureux, comprenant : d’une part, les cas suivis de mort, et, d'autre part, les cas de survie avec infirmités sérieuses, graves.

Eh bien ! comparons ces deux groupes. Le premier s'élève au chiffre de 43 ; — et le second à celui de 47.

Ainsi, premier résultat: /e nombre des cus malheureux dépasse quelque peu celui des cas heureux (dans la

proportion de 47 à 43).

En second lieu, remarquez ceci : Sur 90 cas, pas

plus de 30 quérisons véritables.

De plus, sur 90 cas, 14 morts : — et 33 cas de survie

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