INTENSITÉ D'ACTION NÉCESSAIRE
mencé à traiter la maladie comme syphilitique qu'à une époque plus ou moins distante de son début, voire à une époque où déjà elle ne pouvait plus être que difficilement curable. Erreurs instructives non moins que regrettables, surtout si l'on compare le dénouement des cas de ce genre à d’autres cas où, reconnue d'emblée et soumise d'emblée à son véritable traitement, l'affection s'est rapidement acheminée vers une terminaison heureuse. Erreurs explicables et pardonnables dans une période scientifique où la syphilis cérébrale n'était encore que très-Imparfaitement connue, mais qui n'auraient plus, en vérité, d’excuse aujourd'hui.
De là, pour nous, cet enseignement, que, sur un sujet syphilitique, il importe de surveiller avec une vigilante attention tous les symptômes qui, se reliant à un trouble cérébral, pourraient témoigner d’une invasion de la diathèse vers le cerveau, et de leur opposer immédiatement une médication appropriée, à moins qu'ils ne soient dûment et sûrement explicables par une cause étrangère à la syphilis.
Arriver assez tôt, tel est le grand élément de succès dans la syphilis cérébrale. Agir sans retard, agir immédiatement, dès que la syphilis cérébrale peut être diagnostiquée ou même soupçonnée, telle est lPindication première à remplir pour conférer le plus de chances possible aux agents thérapeutiques dont nous disposons. .