TRAITEMENT ALTERNE
coutume de l administre] er, consiste purement et simplement en ceci:
Pendant une vingtaine de jours, en moyeune, reprise des frictions mercurielles, et des frictions mercurielles exclusivement, sans iodure ;
Au delà, cessation des frictions ; et reprise de l'iodure, de l’iodure seul, pendant un temps égal, trois semaines environ ;
Au delà encore, cessation de l’iodure, qui cède la place à une nouvelle série de frictions, et cela pour le mème temps ;
Au delà, enfin, nouveau traitement à l’iodure,
Et ainsi de suite.
De sorte que, tour à tour, le malade est soumis à l’action du mercure et de l’iodure. Il subit ainsi un traitement continu, mais un traitement continu-alterne, si je puis ainsi parler, lequel, en dépit de sa continuité, reste exempt des inconvénients de l’accoutumance. Car, pendant le stade de traitement mercuriel, l'organisme se déshabitue de l'influence iodique ; — comme, pendant le stade de traitement iodique, il se déshabitue de l’influence mercurielle ; — et de même tour à tour.
D'après ce que j'ai vu ou ce que j'ai cru voir (car chacun sait combien il est facile de se faire illusion sur les résultats d’une thérapeutique quelconque et plus encore sur les résultats d’une thérapeutique personnelle), ce mode de traitement réaliserait plusieurs avantages, que voici : |
D'abord (et ceci me paraît incontestable), il est facilement toléré par l'organisme, plus facilement à coup sûr que ne le serait l'administration os pe du mercure ou de l EE No
En second lieu, il conserve à chacun des deux remèdes l'intégrité de son action pendant toute la durée de la cure; c’est-à-dire 1l rompt l'accoutumance, et il met à profit de la sorte tous les effets utiles de la médication ;
Troisièmement, il peut être prolongé, sans fatigue ni danger pour le malade, pendant toute la durée nécessaire à la guérison, durée toujours plus ou moins longue, fort longue même quelquefois, comme vous le savez.
Au total, mon sentiment est que je dois à cette méthode du traitement alterne des succès réels. Je crois avoir le droit de la juger supérieure aux autres méthodes plus communément usitées, et je la recommande en conséquence à votre attention.
Dernier point : Z/ faut que le traitement soit poursuivi longtemps encore après la disparition des accidents, au delà de ce qu’on peut appeler la guérison actuelle de la maladie. |
Ce dernier précepte n’est que trop légitimé par la tendance si fâcheuse de la syphilis cérébrale aux recrudescences et aux récidives. Rien de plus commun, vous ai-je dit précédemment, que de voir des accidents cérébraux éteints, paraissant quéris, se reproduire après un temps variable, soit sous la même forme, soit sous des formes différentes, et presque toujours avec un degré supérieur de gravité. Il faut donc bien distinguer la guérison apparente de la quérison vraie, et il n’est que trop certain, 1l n’est que trop formellement établi par de ,nombreux exemples, que l'extinction définitive