‹ La syphilis du cerveauChapitre 134 sur 151 · I. — En premier lieu, mentionnons l’hydrothérapire · texte numérisé non relu

I. — En premier lieu, mentionnons l’hydrothérapire

Déjà lobservation que je citais à l'instant vous a montré le parti possible à tirer de cette méthode. Et, en effet, dans un certain nombre de cas, l’hydrothérapie constitue un auxiliaire puissant du traitement spécifique.

D'une façon non douteuse, l’hydrothérapie est particuhèrementutile dans le traitement de la forme épileptique de la syphilis cérébrale. Mes résultats sont des plus démonstratifs à ce point de vue, et je suis heureux d'avoir à dire que M. le professeur Charcot est arrivé, de son côté, à des conclusions tout à fait identiques. Les plus beaux cas de guérison d’épilepsie syphilitique que me fournissent mes notes ont été obtenus par le traitement suivant : frictions mercurielles, iodure de potassium et douches froides (une ou deux par jour). Quelle part du succès revient aux douches dans cet ensemble thérapeutique complexe? Cela serait impossible à déterminer si je n'avais par devers moi un certain nombre d’autres observations dans lesquelles Le traitement spécifique a été employé seul, sans le concours des douches froides. Or il n’est pas douteux que, dans ce dernier ordre de cas, les résultats thérapeutiques aient été moins rapides, moins immédiats, moins absolus d’emblée. Très-positivement, donc, l'hydrothérapie exerce une action suspensive sur les crises épileptiques de la syphilis cérébrale (1).

(1) C'est àune hydrothérapie des plus simples que j'ai eurecours dans les cas mentionnés ici. Une douche, au plis deux douches froides par jour, en pluie, et d’une demi-minute à une minute de durée, telle est la seule pratique que j'ai mise en œuvre sur mes malades et qui m’a fourni les résultats dont je viens de parler.

L'hydrothérapie a été appliquée quelquefois par certains médecins d’une façon beaucoup plus complexe. Je nesache pas qu'elle ait fourni, sous ce mode, de meilleurs résultats.

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