LÉSIONS VASCULAIRES
nuent à s'accumuler les unes sur les autres par stratifications successives.
En tout cas, les productions gommeuses de l’encéphale ont, vous le voyez, une tendance manifeste à se grouper autour des troncs vasculaires, qu'elles enlacent et compriment de façon à en réduire plus ou moins le calibre. C’est là pour elles un véritable siége de prédilection.
Comme exemple, laissez-moi vous citer en passant un cas fort curieux de If. Jackson, cas dans lequel quatre troncs artériels (artères cérébrales postérieures et cérébelleuses supérieures) étaient unis les uns aux autres, en même temps que soudés à la troisième paire, par une masse sommeuse jaunâtre (1).
Ces exsudats gommeux péri-vasculaires sont quelquefois multiples. Ainsi, dans ce même cas de FH. Jackson, il existait, indépendamment du foyer gommeux que je viens de décrire, un autre foyer de même forme et de même nature, lequel unissait l'artère cérébelleuse antérieure gauche à la vertébrale gauche, et de plus maintenait accolés ces deux vaisseaux au tronc de la neuvième paire.
Les lésions de compression, dont l'étude précède, intéressent presque exclusivement le système artériel, Elles paraissent beaucoup plus rares en ce qui conceri'e le système veineux. On les y a cependant observées quel. quefois. C’est ainsi, par exemple, que M. Virchow a relaté un cas de thrombose du sinus transverse, produite par une compression résultant d'une pachyméningite. A cette thrombose avait succédé un ramollissement rouge d'une circonvolution.
(1) The Journal of mental science, 1874.