‹ La syphilis du cerveauChapitre 89 sur 151 · FORMES VAGUES » AS · texte numérisé non relu

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rapport avec sa femme, parce que, d'une part, iln'a plus que des érections rares, difficiles, incomplètes , et parce que, d'autre part, l'érection à peine produite est suivie d'une éjaculation immédiate. Interrogeant et examinant cemalade ave soin, j'obtiens de lui, d'abord, l’aveu d'une syphilis antérieure ; puis je recueille divers signes ne pouvant laisser le moindre doute sur une affection cérébrale, à savoir : maux de tête intenses et nocturnes depuis dix-huit mois; — faiblesse musculaire générale : tous les mouvements sont libres, mais la marche est lente, pénible, etla main n’est capable d'exercer qu'une pression véritablement minime; — amblyopie progressive de l'œil gauche depuis un certain temps. — Enfin, l'ophthalmoscope me révèle sur cet œil une névrite optique des mieux accentuées et du genre de celles que je vous décrivais dernièrement comme symptomatiques de lésions rétro-papillaires, intra-cräniennes. — Done l'évidence était formelle, et ces divers symptômes (comme l'événement le démontra du reste ultérieurement) ne faisaient que traduire une syphilis cérébrale, mais une syphilis cérébrale, avouons-le, à marche remarquablement lente, sourde, insidieuse, et de forme singulièrement indécise.

Laissez-moi encore, toujours au même propos, vous citer sommairement le fait d'un malade qui, pour tous symptômes d'une affection de même ordre, ne présen-

tait que ceci : céphalée violente; — bourdonnements d'oreilles; — faiblesse excessive, véritable prostration musculaire; — accès intermittents de subdelirium: — polydipsie, avec polyurie; — et rien autre, absolument,

rien de plus significatif. Grâce à ses antécédents, bien

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