CHAPITRE IV
L’os du fœtus syphilitique
Les diverses manifestations osseuses de la syphilis congénitale sont bien connues à l’heure actuelle. Elles sont au nombre de trois : l’ostéochondrite, la périostite ossifiante et les gommes. Dans ces variétés, les deux premières seules retiendront notre attention, la variété gommeuse n'étant pas spéciale à la pathologie fœtale.
Mais on doit faire aussi‘une distinction capitale entre l’ostéochondrite et la périostite. De nombreux travaux ont montré que ces affections se suivent dans un ordre chronologique : l’ostéochondrite étant la première en date et existant pour ainsi dire seule pendant la vie intra-utérine. MM. Péhu et Policard se sont attachés, en particulier, à démontrer ce fait. Il résulte de leurs recherches que la maladie connue sous le nom de « périostite ossifiante » se montre en général au début du troisième mois de la vie après la naissance. L’ostéochondrite disparaît précisément à cette époque : ainsi la périostite semble « comme la « descendante » directe de l’ostéochondrite ».
L'OSTEOCHONDRITE
Wegner a fait une description anatomo-pathologique de l’ostéochondrite qui a subi peu de retouches,
Ex
Les explications des lésions seules ont varié, mais les lésions telles qu’il les a décrites ont été retrouvées par tous les auteurs. On sait qu’il a divisé l’évolution de l’ostéochondrite en trois stades, les deux premiers étant constitués par des lésions à peu près identiques ne différant que par leur intensité, le troisième se séparant des autres par des caractères très particuliers. MM. Thomsen et Schneider ont réuni les deux premiers stades en un seul, à cause de la similitude de leur lésions. Mais la classification de Wegner offre des avantages pour la clarté de la description et c’est elle que nous allons suivre. Nous adopterons le même plan que pour l'étude de l’os du fœtus normal.