A. — ETUDE MACROSCOPIQUE
Lorsqu'on examine la tranche de section d’une coupe longitudinale et médiane d’un os long, voici les altérations qui.se présentent dans la région épi-métaphysaire aux différents stades de l’ostéochondrite.
a) Au premier degré, la couche de calcification provisoire du cartilage est seule atteinte dans son aspect normal. Elle est complètement transformée : de fine comme un cheveu, elle est devenue plus large et mesure maintenant jusqu'à deux millimètres d’épaisseur ; sa couleur n’est plus la même, elle est jaune, alors qu'à l’état normal elle revêt une belle couleur blanc jaunâtre ; ses contours sont irréguliers, elle émet de fins prolongements en forme de dents qui pénètrent les tissus cartilagineux et osseux de l’épiphyse et de la métaphyse.
b) Au deuxième degré, l'examen macroscopique
Ste
dénote, en allant de l’épiphyse vers la diaphyse : une bande d’environ 1 millimètre à contours sinueux, de coloration jaune maïs ou ocre ; puis, une autre bande de même largeur, à la teinte rouge ou pourpre ; puis, une nouvelle bande jaune ; enfin, une ligne de coloration grisâtre. C’est vraiment une zône dans l’ensemble bigarrée. |
c) Au troisième degré de Wegner, on constate audessous de la couche de calcification, interposé entre la diaphyse et l’épiphyse, l'existence d’un tissu friable, de couleur gris jaunâtre ou gris rougeâtre, qui forme une bande occupant toute la largeur de l'os. Cette couche de tissu pathologique atteint parfois une épaisseur de 6 à 7 "fn, mais c’est exceptionnel. M. Thomsen ne l’a constaté que dans un seul de ses cas. Le plus souvent, elle est mince et ne mesure qu’un ou deux millimètres : on doit examiner l'os attentivement pour la discerner. Par sa situation et par ses dimensions, cette couche réalise une séparation à peu près complète entre l’épiphyse et la diaphyse. Cette production pathologique a reçu de Wegner le nom de « tissu de granulations ».
En plus de la présence du tissu de granulations, on constate, dans presque tous les cas, un épaississement du périoste et du périchondre à la limite épi-métaphysaire. On dirait qu’il y a là une sorte de cal grâce auquel l’épiphyse demeure encore assez solidement attachée à la diaphyse.
I1 nous reste à dire, après avoir analysé les lésions dans leurs détails, en quoi consiste le « signe de Wegner » existant au cours des deux premiers degrés de