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voient parfois en assez grand nombre. On peut les trouver réunis en petits tas avec des phénomènes de nécrose, ce qui donne naissance à de véritables petits abcès.
L'origine du tissu de granulations a été très discutée. On n’admet plus l'opinion de HAAB, qui le faisait provenir en partie de la transformation des cellules cartilagineuses. Les cas particuliers sur lesquels cet auteur s’appuyait, s'expliquent par une transformation en tissu granuleux du tissu conjonctif entourant les vaisseaux périchondraux. Presque tout le monde est d'avis que le tissu granuleux vient de la diaphyse. SCHMIDT seul lui reconnaît une origine épiphysaire.
Ce dernier auteur explique aussi d’une façon spéciale l’état des trabécules äu tissu spongieux. Pour lui, ce ne serait pas de l’os primitivement normal qui aurait été déruit par le processus pathologique, mais un tissu osseux arrêté dans son évolution normale. En réalité, il a partiellement raison ; mais l'on doit admettre la résorption du tissu osseux, puisqu'il existe des cellules du type ostéoclaste enclavées dans les trabécules osseuses malades.
Nous devons mentionner aussi l'opinion de M.
Thomsen sur l’origine du tissu granuleux diaphysaire. À son avis, c’est dans l’inflammation du périoste qu’il faudrait la rechercher. Comme il a toujours constaté une forte inflammation du périoste toutes les fois qu'il y avait du tissu granuleux, il considère cette inflammation comme primitive par rapport au tissu granuleux et conditionnant son apparition. Du périoste, le tissu granuleux s’enfoncerait dans le tissu
médüilaire de la diaphyse et y trouverait des conditions excellentes pour sa croissance. Cette théorie, qui n’offre rien de choquant à la raison, n'a pas été
démontrée.
DÉTACHEMENT ÉPIPHYSAIRE.
Nous donnerons quelques indications sur la lésion qui porte les noms de détachement épiphysaire ou de pseudo-décollement épiphysaire de Parrot.
Nous savons que le siège de cette rupture de la continuité de l’os ne se trouve pas exactement à la limite dia-épiphysaire, mais un peu en dessous de celle-ci, dans la diaphyse. C’est donc plutôt une fracture produite par l’irritation inflammatoire résultant de la présence du tissu granuleux.
Cette lésion est rare chez les nouveau-nés. On la rencontre le plus souvent chez des fœtus macérés, et nous Voyons ici, éncore üne fois de plus, la macération entrer en ligne de compte pour causer ce nouvel aspect pathologique.
Plusieurs auteurs : Schmidt, Hochsinger, Stilling et Thomsen, ont émis l'hypothèse que cette lésion pourvait se rencontrer, non seulement dans le 3" degré de Wegner, maïs aussi dans les deux premiers degrés. Elle serait produite alors par une plus grande fragilité de la’couche chondro-calcaire du cartilage, due à une ossification incomplète et à une plus intense calcification. La lésion se produirait ainsi facilement et là ligne de séparation suivrait alors plutôt la limite épiphysaire. Hochsinger cite, à l’appui de cètte opinion, deux propres cas de fœtus où la lésion consis-
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tait dans une dislocation presque complète entre l’épiphyse et la diaphyse, au niveau de tous les os longs.
LA PERIOSTITE
Dans les cas très rares de périostite ossifiante rencontrés chez le fœtus, les lésions sont identiques à celles produites après la naissance par la même maladie. Vu son importance tout à fait secondaire vis-àvis de l’ostéochondrite dans la pathologie fœtale, nous n’en ferons qu'une brève description. Nous n’essaierons pas, en particulier, de définir sa nature. Nous dirons seulement qu’il paraît résulter des derniers travaux effectués sur cette question que la première notion d’ « ostéophytes », due à Parrot, ne répond pas à la réalité. Comme MM. Péhu et Policard y insistent, le périoste n’est le siège d’aucune inflammation ; il s’agit plutôt d’un processus de résorption $e passant dans l’épaisseur de los compact diaphysaire : la néo-formation osseuse causant l’accroissement de l'épaisseur de l’os n’éxisterait que pour les lamelles les plus externes de a diaphyse. D'après ces auteurs, l'appellation de « Périostite ossifiante », donnée à la maladie, devrait être changée et remplacée par le terme d’ « Ostéite raréfiante », beaucoup plus juste.
Ceci dit, nous aborderons la description des 1ésions, en suivant le même plan que pour l’ostéochondrite.
À. — ETUDE MACROSCOPIQUE. — L’os atteint de périostite ossifiante présente un corps diaphysaire con-
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sidérablement augmenté d’épaisseur, surtout dans sa partie moyenne. Il affecte une forme à peu près cylindrique. En pratiquant une coupe longitudinale de cet os, on peut voir facilement l'aspect « feuilleté » ou « stratifié » de la corticale, qui est caractéristique. L'épaisseur de chaque strate est à peu près de 1 "n ; elles sont séparées par une distance de même graneur. Dans certains cas, le nombre de ces strates est tellement élevé, que la diaphyse peut avoir doublé cu triplé d'épaisseur ; mais jamais la diaphyse ne devient complètement cylindrique et l’épaississement du périoste forme sur la coupe longitudinale de los deux croissants dont l’épaisseur maxima correspond à peu près au milieu de la diaphyse.
L’examen du périoste ne montre aucune lésion à son niveau ; il n’est pas adhérent à la corticale et son aspect est absolument normal.
B. — ETUDE RAPDIOLOGIQUE. — La radiographie rend compte de l’augmentation de l'épaisseur de los. On peut suivre, de chaque côté du corps diaphysaire, une bande sombre de couleur en général grise, commençant dans la région épiphysaire et s’élargissant progressivement jusqu’à la partie moyenne de la diaphyse. Elle atteint là de 1 à 2 d'épaisseur. Le bord libre de cette bande a, suivant les os, une direction variable : rectiligne ou courbe, à concavité dirigée vers l’os, ou convexe, ou encore affectant l'image d’une sorte de hernie ou de verrue. |
C. — ETUDE HISTOLOGIQUE. — L'examen microscopique de la diaphyse sur une coupe longitudinale
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montre, chez le fœtus syphilitique, des modifications sur la valeur desquelles on est assez mal fixé. Mais on peut dire à l’heure actuelle que, dans des cas de syphilis indubitable, il est assez fréquent de constater une augmentation de volume et de largeur des espaces médullaires ; une augmentation de la quantité du tissu hémato-poïétique ; de la raréfaction des travées qui deviennent grêles, et enfin — fait que nous avons noté fréquemment — on constate que, dans la zone de remaniement osseux, d'assez nombreuses colonnes de cellules de cartilage hypertrophié font hernie dans les travées intercartilagineuses, au delà de la ligne de jonction chondro-osseuse.