‹ La syphilis héréditaire tardiveChapitre 79 sur 103 · LUI · texte numérisé non relu

LUI

Yoici, Messieurs, mon programme épuisé. J'ai terminé la revue et l'étude des principales manifestations par lesquelles se traduit à échéance plus ou moins tardive l'influence héréditaire de la syphilis.

Ai-je tout dit? N'ai-je omis aucun trait du tableau? Loin de moi cette pensée. Et, en eff"et, si mon ambition était de ne laisser en arrière aucun des points qui peuvent rentrer dans notre sujet, j'aurais encore à ouvrir ici plusieurs chapitres relatifs à l'influence possible, voire probable déjà, de la maladie sur certaines lésions du système artériel (notamment de l'aorte), du système musculaire, des intestins, du corps thyroïde, etc, etc. Mais, d'une part, je n'aurais à vous fournir sur ces dernières lésions que des faits encore trop peu nombreux pour être concluants, et, d'autre part, à quoi bon poursuivre l'énumération des afiections hérédo-syphilitiques sur un terrain moins solide que celui oii nous les avons étudiées jusqu'à présent? L'intérêt véritable de notre sujet réside bien moins dans la question de savoir si telle ou telle manifestation particulière rentre ou non dans le cadre de l'hérédo-syphilis tardive que dans la démonstration d'un ordre plus général à laquelle je me suis attaché jusqu'à présent, démonstration visant à établir que /'mfliience hérédo-sijphilitique est capable de réaliser des lésions spécifiques à échéance plus ou moins tardive, c'est-à-dire daiis la seconde enfance, V adolescence, la jeunesse, parfois mthne l'âge adulte.

Cette démonstration, je la crois faite actuellement, déparies

(1) Ouvr. cilé, p. 505.

nombreux exemples que j'ai produits devant vous. Inutile donc, me somble-t-il, de la prolonger encore par l'addition de quelques particularités sans grande importance.

En conséquence, je m'arrêterai ici, sacrifiant sans rcg-ret quelques menus détails, et confiant à l'avenir, confiant h l'observation ultérieure le double soin de compléter ce sujet et de déterminer d'une façon rigoureusement précise l'action de l'hérédo-sypbilis tardive sur les divers systèmes organiques.

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