OBSERVATION IX
Due à l’obligeance du Dr Carteaud Dr Lévy-Bing et A. Carteaud.
Un cas d’adénite inguinale syphilitique sans chancre.
M. X..., âgé de 28 ans, nous est envoyé le 18 juillet 1930 par un confrère pour une adénopathie inguinale droite datant d'environ 15 jours.
Cette adénopathie est complètement indolente spontanément. Elle est visible, car il existe un léger bombement du plide l’aine du côté droit mais elle ne paraît pas inflamma-
toire, le tégument ayant gardé sa coloration normale. A la
palpation, on perçoit un gros ganglion dur, mobile sur le plan profond, non douloureux mais légèrement sensible, de la grosseur d’une noix. A côté de ce ganglion principal, on en sent un autre, beaucoup plus petit, également dur et mobile, Quoique le tableau clinique ne soit pas tout à fait celui de la pléiade ganglionnaire de l’adénopathie spécifique, notre première pensée est que nous nous trouvons en présence d’une adénopathie syphilitique.
Ces deux ganglions appartenant aux groupes supérieurs des ganglions de l’aine, nous recherchons immédiatement la porte d’entrée de l'infection. Mais, malgré un examen des plus minutieux, explorant peau et muqueuses, nous ne trouvons nulle érosion, si minime soit-elle, dans le territoire cutané et muqueux correspondant aux ganglions atteints. Il n'existe en effet aucune lésion de la paroi abdominale, de la verge, du périnée, de l’anus et du scrotum. En aucun point il ne nous est possible de retrouver la trace d’un chancre d’inoculation.
Par cœtre, à la partie moyenne de la face externe de la cuisse dmite,on note un petit furoncle en voie de cicatrisation.
En intermgeant le malade, on apprend que ce furoncle est apparu unviron huit jours avant la tuméfaction de l’aine.
L'enquête étplogique ne permet de préciser aucun autre point. Le sujet:eu, depuis deux ou trois mois, des coïts répétés avec plusiurs femmes différentes sans qu'il puisse se souvenir des datesde ceux-ci.
L'examen du thoax et des flancs ne décèle aucune érup-
tion suspecte. La boiche et la gorge sont indemnes.