‹ La Syphilis Secondaire Acquise: Des Fosses NasalesChapitre 31 sur 32 · PR 0 MER · texte numérisé non relu

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La malade se plaint d’un état de fatigue et decourbature qui s’est développé quelque temps avant l’obstruction nasale, et s’accompagne le soir d’un léger accès fébrile.

Mais ce qui lui est le plus insupportable, c’est une céphalée très violente, le soir surtout, et qui a précédé les symptômes nasaux de quelques jours.

À l'examen on trouve la narine remplie par le cornet inférieur rouge vif, sans ulcération, venant au contact de la cloison.

A la rhinoscopie postérieure la queue du cornet participe au processus hypertrophique inflammatoire. Pharynx sans manifestation spéciale,

Après rétraction partielle du cornet par une application un peu prolongée de cocaïne à 1 p. 10, nous ne constatons rien de nouveau; il s’agit d’une augmentation inflammatoire du cornet dans toute son étendue, sans rien par ailleurs. Nous avions recherché avec soin le ganglions cervicaux, nous n’en trouvâmes pas.

Vu le caractère des douleurs céphaliques nous pensâmes à de la spécificité. FES

Mais l'examen le plus complet du malade, l'interrogation le plus sérieux ne nous apprirent rien.

(Ripault met son sujet à l’iodure de potassium aux frictions mercurielles),

Au bout d’une quinzaine de jours, le malade revient avec une roséole typique, suivie bientôt de l'apparition de plusieurs plaques muqueuses sur les amygdales.

Nous recherchâmes à nouveau mais toujours en vain, l'accident primitif, les céphalées diminuèrent très rapidement; entrois semaines la fosse nasale gauche avait repris à peu près sa perméabilité normale, le cornet inférieur son volume, et rien de suspect ne pouvait s’observer à l'intérieur du nez, l'hypothèse d’un accident primitif nasal devait être écartée. |

Cette observation nous monire une tuméfaction aiguë, en quelque sorte, du cornet inférieur, comme pouvant être une manifestation très précoce de l'infection, antérieure aux accidents pharyngés et même à la roséole,

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