‹ La syphilis; ses formes, son unitéChapitre 35 sur 57 · PIAN · texte numérisé non relu

PIAN

C'est le nom caraïbe d'une maladie endémique sur la côte occidentale de l'Afrique, dans la Nigritie, la Guinée, le Congo, la Sénégambie, et que l'on retrouve dans toutes les contrées oti les nègres ont été transportés, aux Antilles, à Cuba, au Brésil. On la connaît aussi sous le nom de Yaws, nom africain qui veut dire framboise : d'où le terme de framboesia, créé par Sauvage, et usité par les nosologistes.

Cette affection a été l'objet d'un assez grand nombre de travaux de la part des médecins observant aux colonies. Nous citerons Mosely, Lœfler, Schilling, Thomson, Dazille, Chopitré de Saint- Vis, Levacher, Sigaud, Paulet. Comme les observations des médecins anglais, en Afrique, ne sont pas absolument semblables à celles des médecins français qui ont écrit aux Antilles et au Brésil, il n'est pas superflu d'examiner comparativement les rapports de ces deux catégories des témoins.

D'après les premiers, a le pian débute par un état de langueur, de faiblesse; des douleurs dans les articulations. Avant l'éruption, la peau est souvent couverte de poussière blanche, comme si elle avait été farinée. Quelques jours aprèsj on aperçoit sur la peau, spécialement sur le front,

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des taches semblables à des piqûres de puces ou à de petites papules. Ces élevures s'accroissent pendant six à dix jours, au bout desquels il se forme une croûte à leur sommet, au-dessous de laquelle existe du pus mal élaboré. La dimension des pustules augmente, et elles se couvrent de croules irrégulières, peu adhérentes. Un grand nombre de ces pustules acquièrent la dimension d'une pièce de 24 sous. Si on enlève celle croûte, on trouve un ulcère de mauvais caractère , comme gangreneux. L*aspect fongoïde ne se montre qu'à une époque indéterminée, tantôt un mois après l'apparition de l'éruption, quelquefois trois 'mois après... Ces éminences sont plus larges et plus nombreuses sur la face, les aines, les aisselles, à la marge de l'anus et aux grandes lèvres que sur les autres parties du corps. De nouvelles éruptions ont lieu dès que les premières commencent à se dessécher, et, à la suite de ces éruptions successives, le nombre des pustules pianiques devient quelquefois considérable. Si Ton en croit quelques auteurs, il existe toujours une pustule plus large, plus élevée que toutes les autres, plus difficile à guérir, qu'on désigne sous le nom de mère pian. On assure aussi que l'affection de la peau est quelquefois accompagnée de douleurs nocturnes, de gonflements des os, d'ulcères dans le pharynx, etc., etc. (i). y>

Les observateurs français les plus récents sont MM. Sigaud et Paulet. Nous citerons d'autant plus volontiers leur témoignage, que leur opinion sur la nature de la maladie, — indépendante, à leurs yeux, de la syphilis, — doit être pour nous moins suspecte.

D'après M. Sigaud, qui a étudié la maladie au Brésil (2), il faudrait distinguer trois espèces de boubas ou de pian.

(1) RoUet, loc. ciU^ p. 292.

2) J. F. X. Sigaud, du Climat et des maladies du Brésil. Paris, 1814.

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— Dans la première, un boutou conUaclc par l'acte génésique se développe sur les organes soumis à la contagion. Ce bouton ayant disparu graduellement, survient dans l'interstice des doigts, autour du calcanéum, à la plante des pieds, des fissures qui deviennent calleuses, attaquent les tendons, et les nerfs dont elles produisent la rétraction et l'atrophie : c'est le pian humide. — La seconde espèce consiste^ à son origine, dans une pustule qui se recouvre de croûtes sèches, superposées, concentriques : c'est le pian sec. — Dans la troisième espèce, cette pustule est cristalline, d'une couleur variable du rouge Clair au rouge foncé et présentant une desquammation prompte; elle se montre au visage, sur le tronc, provoquant l'engorgement des glandes du cou, des parotides, des douleurs articulaires, l'ophtbalmie, etc., etc.; c'est le pian cristallin, a L'éruption se fait jour du premier au deuxième septénaire, après un coït impur, et est précédée du chancre vénérien aux parties génitales, suivi de l'engorgement des glandes inguinales; le chancre disparait au moment de Téruption, etc., etc. »

D'après M. P. Paulet (1), la période d'incubation varie de douze jours a neuf semaines. L'invasion est caractérisée par des symptômes généraux : douleurs articulaires, frisson, un peu de fièvre. Puis l'éruption se manifeste par des taches plus ou moins persistantes, d'un blanc mat ou d'un jaune clair, se transformant en boutons ou papules de dimension variable de la grosseur d'un grain de mil à une petite pomme. « A ce degré de développement commence leur période de suppuralion, d'état ou de maturité, qui est interminable, pour laquelle huit, dix mois, des années suffisent à peine. Elles sont alors peu douloureuses, oblongues, irrégulièrement

(1) P. Paulet, Mémoire sur le Yaws, Pian ou Framboesia, Arch. gén. de méd.y août et oct. 1848.

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globuleuses et circonscrites à leur base. Elles sécrètent un fluide jaune clair, gluant, qui se concrète avec facilité, dans lequel je n'ai pu découvrir, ni globulins ni animalcules : un fluide qui a l'aspect du sirop simple... »

Ces tumeurs pianiques, appelées pustules par M. Levacher, tubercules par M. P. Paulet, sont divisées en gro$ pians ou pians blancs, en petits pians et pians rouges. Les premiers , les plus volumineux, sont quelquefois aussi larges que la main et formés d'une chair fongueuse, moins développés dans les seconds, plus livides dans les troisièmes.

Plusieurs afi^ections consécutives se rattachent à l'éruption pianique : les guignes , sortes de végétations de la paume des mains et de la plante des pieds ; les crabes, qui se distinguent des premières par leur forme particulière et le pus qu'elles contiennent; les saonaonas, callosités douloureuses des mêmes parties; le mal aux os, avec douleurs ostéocopes, exostoses, caries, etc., etc.

En Afrique, comme en Amérique, la durée du mal varie de six mois à un an. Elle peut atteindre plusieurs années.

La maladie ne se transmet que par contagion ou hérédité ; mais la contagion paraît énergique. Il est vrai qu'elle doit s'exercer activement sur une population parquée en commun dans d'étroits espaces, et livrée à une promiscuité presque continuelle. II n*est pas établi, malgré quelques assertions contraires, que le mal puisse se gagner en dehors du contact immédiat; toutefois, il est certain que la moindre communication avec ceux qui en sont atteints le provoque facilement en dehors de tout commerce vénérien. Les enfants de tout âge y sont très-exposés. Thomson (que nous citons d'après M. Rollel) rapporte qu'un certain nombre de nègres bien portants, ayant été transférés avec leurs enfants dans une ferme à sucre, et les enfants bien portants

ayant vécu et mangé avec ceux de la ferme, qui étaient atteints de pian, trois des premiers, sept semaines après, furent pris de fièvre et de douleurs, suivies d'une éruption générale ; les autres ne furent atteints que trois semaines plus tard (1). Le mal se transmet aussi par l'acte génésique, et, dit-on^ par Tintermédiaire de certaines mouches qai abondent au Brésil.

Le pian s'inocule sur les sujets sains, fort aisément, c'est même une opération pratiquée de temps immémorial par les négresses sur leurs enfants, comme méthode préventive, — la maladie ne se développant généralement qu'une seule fois sur le môme sujet dans le cours de la vie^ et paraissant moins grave lorsqu'elle est ainsi inoculée. Ce n'est plus tout à fait, nous devons l'avouer, ce même but qui a guidé la lancette de quelques expérimentateurs.

Voici les inoculations pratiquées par Thomson (2) :

En 1819, la matière d*un ulcère, dont on détacha la croûte, fat inoculée à un enfant en cinq endroits différents. Trois piqûres guérirent ; les deux autres, pendant l'espace de trois semaines^ ressemblaient à une égratignure véritable ; il s'y forma alors de petits ulcères qui s'accrurent jusqu'à ce qu'ils prissent un aspect comme gangreneux et déchiqueté. Sept semaines après, des papules parurent sur le front et bientôt sur tout le corps; le fongus se forma. Le malade eut une éruption abondante qui dura neuf mois. Les deux ulcères résultant des piqûres ont laissé des cicatrices profondes.

... Du pus variolique ayant été pris sur une négresse atteinte de pian,renfant auquel ce pus fut inoculé eut une variole bénigne, et, après sa guérison, fut pris du pian.

Le sang d'un nègre couvert de pian, inoculé à quatre enfants en cinq endroits différents, ne produisit pas cette maladie (3).

(1) Loc. Cî7.,p. 293.

(2) Thomson, Edinh. med. and surj, Journ., t. XV, p. 821.

(3) Expérience conforme à la plupart de celles que nous avoni rap-

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GitoDs, pour compléter ce qui se rapporte à la contagion du pian, les expérimentations plus récentes de M. Paulet.

a Voulant savoir si la maladie est contagieuse et héréditaire^ j'ai fait les expériences suivantes.

a J*ai pratiqué, à la partie interne de la cuisse de quatre sujets sains, avec une lancette trempée dans du fluide pianique^ plusieurs piqûres. Elles n'ont donné naissance à aucun symptôme dans le lieu où l'instrument avait agi; mais, douze à vingt jours après, il s'était opéré sur le front^ le menton, les bras et le ventre, une éruption caractéristique.

tt Dans dix autres essais, i'aflection a commencé à l'endroit piqué et s'est développée comme dans les cas précédents.

a J'ai renfermé, dans un lieu que personne n'approchait, douze enfants nés de parents malades. Les nourrices n'avaient point eu de pians, leur santé était remarquablement belle ; et cependant à trois^ à quatre, à sept mois, ces enfants put eu le pian ; et quelque temps après, dans l'espace de deux à six mois, les nourrices ont aussi été affectées.

« Pendant quelques minutes, deux jours de suite, j'ai fait des frictions sur la partie interne des bras de trois jeunes gens de dix-s^pt ans« @n parfaite santé, avep un plgniasseau i^fibibé de Quide, et au vingtième jour U t^ansmissipn ét^it prianifeste.

« J'ai fait coucher de très-jeunes filles avec des jeunes filles malades, et dix fois dans l'espace d'une à cinq semaines, j'ai obtenu des tubercules caractérisés.

« Trente nègres adultes m*ont offert une belle éruption, vingtcinq à cinquante jours après avoir eu des rapports avec des négressps qu^ j'avais visitées a^ spéculum, et sur lesquelles j'avais constaté des tubercules au ventre, à la poitrine et à la partie interne des cuisses. Dans tous les cas, les organes génitaux ont été trouvés intacts ; tandis que, dans plus de deux cents autres cas, j'ai vu les tubercules apparaître indistinctement tantôt sur le corps, tantôt sur les parties externes des organes de la gêné-

portées Relativement au faible pouvoir contagieux du sang dans la forme confirmée.

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Suivant le même auteur, la matière pianique serait d'autant plus inoculable, que la suppuration est moins ancienne. Il a, d'ailleurs, comme M. Levacher, vainement tenté Tinoculation sur des nègres qui avaient été antérieurement atteints de la maladie. D'où l'inoculation préventive opérée par les mères négresses. Dans ce cas, la maladie moins grave peut rester bornée à la localité de l'insertion où elle guérit à l'aide de simples moyens topiques ; ou bien les pustules et les excroissances fongueuses, après plusieurs poussées successives, finissent par disparaître spontanément dans beaucoup de cas.

Uhérédité se développe chez les enfants nouveau-nés^ surtout depuis l'âge de trois à cinq mois.

Le traitement^ généralement adopté, surtout par les médecins français, consiste dans l'usage du mercure à l'intérieur et à l'extérieur, joint aux sudorifiques, gayac, salsepareille, etc., etc. A la Jamaïque, les médecins anglais usent plus spécialement de ces dernières décoctions, ou même abandonnent le mal à la nature. Thomson afSrme que, si le mercure dissipe parfois les symptômes de la maladie dans l'espace d'un mois, on ne tarde pas à les voir reparaître avec une plus grande intensité. Enfin, dans d'autres cas, le mercure lui-même ne suffit pas, et il faut employer le soufre ou l'antimoine pour avoir raison des accidents, et surtout de la dernière poussée qui consiste dans la grosse pustule ulcérée, chronique, indolente que les naturels nomment marna-pian ou mama-yaws.

Ainsi, pour le pian, si les symptômes, les modes contagieux et héréditaire, l'unicité, la marche, la durée des accidents, les moyens curalifs, offrent une évidente similitude avec ce que l'on observe de la syphilis confirmée d'Europe,

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il y a cependant, — dans la physionomie de l'éruption et des excroissances , qui rappelle celles de l'épidémie du quinzième siècle, dans la succession des symptômes, dans le degré d'activité de sa transmission par le simple contact de l'affection cutanée, — certaines différences originales que Ton ne peut méconnaître sans dénaturer entièrement Thistoire de la maladie.

LE SIBBEISS.

Nommé aussi Siwin, Le terme de siwin^ en langue celtique , désigne le nom du framboisier sauvage auquel Ton compare les excroissances spongieuses qui caractérisent la maladie, comme dans le pian.

Endémique dans les montagnes de TËcosse, surtout dans les provinces d'Airshire, de Dumfries et de Galloway, elle ne paraît être qu'une importation du pian. C'est ce que laissent présumer — le nom de Yaws^ sous lequel elle est connue parmi les Écossais, — son mode de propagation et l'ensemble de ses caractères organiques.

Elle a été décrite d'abord par Gilchrist, de Dumfries, puis par B. Bell — qui a eu également de fréquentes occasions de Tobserver, et qui en a donné une excellente description, -— par Swédiaur, Wils etc., etc.

La maladie a commencé à se manifester, ou du moins à être connue, vers le dix-septième siècle; d'autres prétendent qu'elle fut apportée, en Ecosse, par l'arniée de Cromwell. Elle se communique très-aisément par le contact direct, ou par Tusage des verres ou autres ustensiles de ménage, par les lèvres, les mamelons des nourrices, par le lait même et l'hérédité.

Suivant B. Bell, il est rare que la maladie affecte primiti-

vement, sous une forme quelconque, les organes de la génération, tt ce dont il est aisé de rendre raison d'après la manière dont elle se communique le plus communément (1)... Je Tai observée^ dit-il un peu plus loin (S), — sur toutes les parties du corps, et sous toutes les formes (lésions] ordinaires à la syphilis, excepté sous celle de chancres sur les organes de la génération. » Cependant il ajoute, en parlant des bubons : « Non-seulement il survient quelquefois des bubons dans la sibbens à la suite des ulcères primitifs de la maladie, car j'en ai rencontré plusieurs fois dans l'aisselle à la suite des ulcères du mamelon chez des nourrices qui allaitaient des enfants infectés, mais les ulcères même qui paraissaient sur la verge et sur les autres organes de la génération, quand le virus a pénétré dans le système, produisent également des bubons (3)... » Il est probable que ces ulcères et ces bubons a qui paraissent quand le virus a pénétré dans le système^ » ne sont guère autre chose que des chancres et dea bubons cbancreux. D'après Swédiaur^ la tranmission par l'acte vénérien serait beaucoup plus fréquente ; et M. Wils, qui a vu aussi le sibbens se transmettre par cette voie, a noté qu'alors les organes génitaux sont le siège d'exoroissaneea qu'il trouve très-analogues aux condylomes vénériens (4).

Lorsque la contamination s'opère à la bouche par l'usage des cuillers, verres etc., etc., souillés, il survient une rougeur érysipélateuse avec dysphagie et enrouement; puis des ulcérations promptement envahissantes qui détruisent plus

(1) B. Bell, Traité de la gonoiThée virulente et de la maladie vénérienne^ Iradnit sur la deuxième édillon anglaise par Bosquillon. Paris, 1802,toineII,p. 626.

(3) Id. p. 631 .

(♦) Jïférf. Tim.y t. X, p. 189; et Rollet, loc. cit., p. 150.

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OU moins complétoment la luette, le voile, les amygdales, mettent à nu et carient Tos du palais, ainsi que les os turbines, quelquefois les pommettes, et s'étendent à une par* tie du visage.

Communiqué par d'autres voies, le sibbens attaque plus pailiculièrement d'abord les parties génitales, la marge de l'anus, l'abdomen, les membres inférieurs. Il survient plus tard une éruption générale de petites pustules qui s*étend jusques au cuir chevelu ; d'autres fois ce sont des tubercules durs, noueux, cuivrés, qui s'élargissent, se recouvrent de croûtes et s'ulcèrent. A la surface des lésions éruptives ou des parties ulcérées, s'élèvent des excroissances de la couleur et de la grosseur d'une framboise ordinaire, végétantes malgré tous les escharrotiques, et renaissant plus fongueuses et plus luxuriantes après leur destruction. Ces productions fongueuses forment le cachet le plus original de la maladie. Il n'est pas rare, d'ailleurs, de rencontrer des adénopathies soit primitives, soit secondaires, des ulcères étendus et rebelles, et des affections diverses siégeant sur les os longs >des bras ou des jambes, ou même sur les os de la tête. Dans quelques ciroonatancea, la maladie méconnue, ou négligée, surtout chez les sujets délicats^ les enfants et les femmes, au témoignage de B. Bell, aurait amené la mort.

Le sibbens, d'après les assertions de M. Wils, a une incubation de sept à quatorze jours. Une première manifestation rend impropre à une infection ultérieure (1).

Il se transmet par hérédité : o II provoque l'avortement, et les enfants apportent en naissant les symptômes de ce mal, qui cependant ne paraît quelquefois que dans les premiers mois de la naissance. i>

(I) WJla, Loc. cit.

EofiO) parmi les xnédicalioDS usitées, la salsepareille, le gayac, le daphné mézéreum, sont utiles, mais le seul remède, sur lequel on puisse véritablement compter, est le mercure, surtout sous forme de sublimé, dont il faut continuer Tusage deux ou trois mois encore après la disparitioD des symptômes.

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