TROISIEME PARTIE
Deux courants conlraires entraînent et divisent les nosolégistes.
Les uns, séduits par le principe de la localisation des maladies, poursuivent les moindrea altérations des tissus ou des humeurs, et jusqu'aux plus imperceptibles changements dans les éléments histologiques, pour faire de chaque symptôme ou de chaque lésion le point de départ d'une maladie nouvelle.
Les autres, sur une voie opposée, sollicités par un instinct de généralisation trop souvent sans bornes dans là comparaison des maladies , les associent entre elles sous prétexte de quelques accidents communs , ou même de quelques lointaines analogies, et finissent par perdre de vue les différences qui les distinguent.
Pendant que les premiers multiplient sans fin, les seconds réduisent sans raison le nombre des entités morbides. Mais chacun de ces points de vue est également éloigné de la réalité*
Cette double tendance en sens inverse est aussi le partage de la syphilographie. Le camp des identistes confond dans une même unité la blennorrhagie^ les végétations^ la
DISTIJKGTION DES ACCIDENTS VÉIHIÉRIEIKS 415
syphilis, indistinctement tous les accidents de provenance vénérienne. La légion des pluralistes^ séparant avec raison cesentités,fractionneàtortla syphilis en maladies distinctes. Erreur en deçà des Pyrénées, erreur au delà. — C'est ce qu'il faut démontrer.