OBSERVATIONS PERSONNELLES
4.—J,R...,48 ans, fille (communiqué par M. Gellé), Cette jeune fille vient consulter pour des troubles de rhino-pharyngite accompagnée d’un peu de surdité ; le traitement usuel étant sans résultat ; la malade accusant d'autre part des céphalées violentes, on examine avec soin le carrem par la rhinoscopie postérieure.
Après nettoyage, on trouve la voute el la paroi. postérieure au niveau de l’amygdale de Luschka occupées par une vaste ulcération fongueuse; on pense aussitôt à la spécificité héréditaire, dont on découvre quelques stigmates par recherche attentive; le traitement intensif jugea d’ailleurs la question, en cinq semaines l’ulcération se trouvait cicatrisée,
M. Gellé est convaincu que ces lésions gommeuses de la voûte du pharynx sont bien moins rares qu’on ne le prétend; mais il faut y penser et savoir les chercher ; il n’est guère d'autre cause d’ulcération en la région que la spéficité; c’est un siège cependant anormal à retenir.
2, — Dev..., 32 ans, femme.
Vient consulter le docteur Gouguenheim pour une grosseur dont elle s’est aperçue dans sa gorge en
mars 1892 environ ; depuis quelque temps déjà elle accusait de la gêne à la déglutition.
A l’examen de la gorge, on trouva sur la paroi postérieure du pharynx au voisinage du pilier postérieur gauche une véritable tumeur allongée, résistante, mobile quoique sans pédicule véritable, de la grosseur de deux noix environ; pensant à un sarcome, on l'excisa à l’anse galvanique; lés antécédents au point de vue spécificité avaient été d’ailleurs absolument muets; M. Latteux à qui on confia la pièce conclut à une gomme, et non à une tumeur maligne ; on institua le traitement ioduré; la tumeur n’a plus reparu chez cette femme revue à plusieurs reprises depuis cette époque.
M. Gougenheim a d'ailleurs parlé de ce cas intéressant à la Société de Laryngologie de Paris.