‹ La syphilisation [electronic resource]Chapitre 123 sur 205 · PROPOSITIONS · texte numérisé non relu

PROPOSITIONS

1° La syphilis nous est venue des Indes occidentales ;

2° Elle était bénigne, parce qu'elle régnait de temps immémorial parmi les Indiens qui se trouvaient être à moitié syphilisés par suite de la débauche ;

3° Si, au contraire, elle avait été portée chez eux par les Espagnols, elle y aurait été fort intense de même que dans tous les pays où elle a été nouvellement importée, comme se comportent d'ailleurs toutes les maladies virulentes, et comme s'est notamment montrée chez eux la petite vérole ;

4° Le virus s'est bien vite régénéré en Europe, et la maladie qui y était antérieurement inconnue est bientôt devenue maligne au contact d'un sang nouveau ;

5° De temps en temps, le virus syphilitique rencontre parmi nous des organismes plus ou moins purs, plus ou moins nouveaux pour lui. Il s'en empare, il s'y installe, il s'y développe, il s'y régénère et donne lieu à des retours plus ou moins complets vers le type primitif, c'est-à-dire à des syphilis malignes, susceptibles elles-mêmes de se transmettre telles quelles dans une certaine mesure ;

6o II faut renoncer, comme méthode générale, à la thérapeutique traditionnelle de celte maladie par le mercure.

7° C'est le mal qui doit devenir son propre remède et son préservatif.

DOCUMENTS A L'APPUI

Critique syphilographique, par M. Auzias-Turenne.

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