‹ La syphilisation [electronic resource]Chapitre 149 sur 205 · CO · texte numérisé non relu

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que leurs essais avec des fluides morbides, pris sur le pis des vaches ou sur le talon des chevaux, n'avaient pas eu de succès, tandis que d'autres avaient parfaitement réussi.

Dès l'an 1804, je m'occupai de vaccination, surtout a la campagne, où, pendant plusieurs années, jo vaccinai quelques milliers d'enfants, dont je tins toujours un registre exact. Obligé plus d'une fois, par l'apparition soudaine d'une épidémie variolique, de° vacciner sans délai, cette vaccination imprévue et précipitée se faisait souvent sous les plus défavorables auspices, par de très-mauvais temps d'automne et d'hiver.

Les enfants, appartenant à des communes où la petite vérole avait éclaté, arrivaient déjà infectés à l'endroil fixé pour la vaccination. Les vaccinait-on, les deux exanthèmes marchaient de front, mais le vaccin inséré mitigeait toujours l'intensité de la petite vérole à laquelle aucun ne succomba, tandis qu'elle défigura ou enleva plusieurs enfants vaccinés trop tard.

Une opération manquée ébranlait ordinairement la confiance des parents; ils en murmuraient et ne laissaient guère revacciner leurs enfants. De pareils mécomptes étaient inévitables, quelque précaution qu'on y apportât, vu que la matière longtemps conservée, desséchée ou reçue de loin, était devenue inerte, et qu'un temps précieux se perdait souvent jusqu'à la réception d'un nouveau vaccin demandé â l'Institut de la capitale. Et quelque bien choisi que fût ce vaccin, il ne réussissait pas toujours, en l'humectant avec une goutte d'eau ou en l'exposant à la vapeur de l'eau. En un mot, j'éprouvai fréquemment ces contrariétés si connues à ceux qui ne peuvent pas commencer a vacciner de bras ù bras, et dont la plus fâcheuse est de produire des pustules imparfaites, mal développées, et qui ne préservent pas comme une vaccine à aréole, fébrile, régulière et caractéristique.

De pareils accidents eurent lieu en été comme en hiver, et môme sur des individus robustes et bien portants. x

La petite vérole se montrant encore de temps en temps dans quelques districts, et attaquant parfois des individus, probablement mal vaccinés, on crut que le 'vaccin, dans le cours de sa propagation, avait perdu de son efficacité, et l'on désira d'autant plus le renouveler avec de la matière prise sur le pis des vaches du pays.

Quoique exerçant la médecine (de 1808 à 1813) dans une contrée montagneuse, près des frontières de la Bavière, où l'économie des bêtes à cornes est très-considérable, je ne pus jamais y découvrir le vrai coAV-pox, mais quelquefois des éruptions vésiculaires, d'un caractère différent, qu'on appelle euterausschlag, éruption du pis, et qui régnaient surtout en même temps que les aphthes et le fourchet. Pour mieux décider la question, j'inoculai, par manière d'expérience, quelques enfants non vaccinés; mais, ainsi que je m'y étais attendu, sans aucun effet (1).

En 1817, je devins médecin de la seigneurie de Neuhaus, dans une autre contrée de la Bohême, très-boisée, d'un terrain tourbeux et marécageux, coupée par des étangs et des prairies. En 1816 et 1817, l'humidité ût pourrir sur place, une partie des blés et du fourrage, et ce qu'on en put récolter était humide et gâté. Les bestiaux s'en ressentirent bientôt ; le tournis, les diverses cachexies, hépatique et vermineuse (cachexia icterico-verminosa, tabès hepatis verminosa) se manifestèrent parmi les bêtes à cornes, ainsi que les aphthes, le fourchet, souvent la fausse éruption du pis décrite ci-dessus. Ayant toujours aimé l'art vétérinaire et dédaigné le préjugé, si commun à la campagne, qu'un médecin déroge en partageant ses soins entre les hommes et les animaux, je -m'appliquai avec zèle à l'étude et au traitement des maladies de ces derniers; mais, quoique en rapport continuel avec les propriétaires les plus instruits, et visitant soigneusement leurs troupeaux, jamais je n'y pus découvrir le cow-pox.

Au mois de mai 1818, un de mes amis me fit remarquer que deux chevaux, qu'il venait d'acheter, n'allaient pas comme de coutume, qu'ils se fatiguaient promptement, que leurs pieds de derrière étaient roides, qu'ils boitaient même, et, enfin, qu'il les croyait atteints du javart (mauke). Ces deux cheva.ux de race ordinaire du pays, noirs, âgés de six ans, bien nourris et proprement tenus, avaient, au dire du cocher, perdu depuis quelque temps leur vivacité et leur appétit, remuaient le fourrage sans le manger, faisaient moins d'urine et de fumier, ne tiraient plus avec la même ardeur, respiraient laborieusement, battaient des flancs au moindre trot. J'en conclus qu'un mouvement fébrile devait avoir précédé ces symptômes. Le cocher m'assura qu'en effet ses chevaux avaient été plus malades. Je remarquai bientôt que l'articulation du pied était enflée, qu'il en suintait de l'humidité, que la partie postérieure du paturon était encore un peu rouge, enflée et plus chaude que les parties voisines; au moindre toucher, l'animal haussait le pied et témoignait de la douleur; les poils étaient agglutinés, et un fluide clair, jaunâtre, d'une o leur

(1) C'est qu'effectivement la maladie aphtheuse des ruminants est un pemphygus aigu qui n'offre pas le moindre rapport d'origine avec le cow-pox.

098 DU JAVART PRÉSERVATIF TROUVÉ EN BOHÊME

spécifique en suintait, de sorte qu'un fluide visqueux baignait toute la jointure II en était de même du second cheval.

Je n'hésitai pas à y reconnaître le vrai équin préservatif , nouveau pour moi quoique pendant les grandes chasses a courre, j'eusse vu, rassemblés dans cette seigneurie un grand nombre de chevaux des races les plus différentes et les plus distinguées. Je m'empressai a recueillir de ce fluide sur une lancette, pour en inoculer des vaches et des enfants.

La forêt où se trouvaient les deux chevaux malades étant si peu habitée, et les maisons si clair-semées, je ne pus malheureusement y trouver dans ce moment des enfants non vaccinés; et, ne voulant pas donner à l'équin le temps de devenir purulent, j'obtins du gardelorêt, non sans peine, la permission d'en inoculer deux de ses vaches, jeunes, belles et bien nourries, lui indiquant d'avance ce qui devait résulter de cette opération, dont je lui expliquai le motif. Après avoir lavé les pis et les trayons avec de l'eau tiède, j'insérai superficiellement la lancette imprégnée à la base des trayons, en faisant à chaque vache quatre piqûres. Les premiers jours elles n'offrirent aucun changement notable. On crut cependant remarquer que la quantité du lait diminuait. Le 5e jour seulement, les piqûres furent un peu élevées et dures.

Le 7e, les pustules plus avancées étaient un peu abaissées vers le centre avec un commencement d'aréole, qui s'étendit à mesure que les pustules croissaient.

On n'observa pas d'autres pustules que celles de l'insertion.

Rougeur, chaleur, douleur, tension des pis : tout augmenta.

Les vaches, fort inquiètes, se laissaient difficilement traire, opération que je fis continuer, pour éviter l'accumulation du lait, et pour ne pas augmenter la tension inflammatoire. Lait plus clair et plus aqueux qu'à l'ordinaire, appétit diminué. Tout indiquait de la douleur clans les pis. Étable bien aérée et très-propre, litière abondante, nourriture choisie, mêlée d'un peu de vert, et pour boisson de l'eau pure, pas très-froide; temps serein, mais frais, venteux.

Le 8e jour, les pustules étaient tout à fait formées et bleuâtres, contrastant avec le bel incarnat des pis. Elles contenaient une lymphe limpide, que je recueillis entre deux morceaux de verre plat, et sur des pointes d'ivoire, que je conservai pour des inoculations ultérieures, et dont je vaccinai à l'instant et avec un plein succès trois enfants, dont la matière servit ensuite à d'autres vaccinalions, continuées par moi et autres praticiens des environs.

J'aurais bien désiré inoculer quelques chevaux avec mon équin frais, insérer le nouveau vaccin à d'autres vaches, mais personne ne voulut prêter les siennes ni ses chevaux pour la continuation de mes expériences.

Le 10" jour, la lymphe des pustules devint opaque; l'aréole disparut, et, le 14e, les croûtes furent formées. Les vaches alors se laissèrent traire sans peine, reprirent leur vivacité et leur appétit, et, le 22e, les croûtes se détachèrent en laissant des fossettes.

Le résultat de ces Expériences, qui cadrent avec celles de Loy, de Sacco et autres, confirme l'identité de l'équin et du vaccin.

Nous ignorons encore les causes qui produisent spontanément cette éruption, indépendamment de l'infection éq,uine, et nous ne répéterons pas les théories hasardées sur ce sujet encore fort obscur.

Viborg a décrit exactement les diverses éruptions du pis de la vache, qui ne sont pas le vrai cow-pox, et dont il ne faut' faire aucun usage.

Diverses sociétés d'agriculture, diverses magistratures provinciales ont encouragé des recherches pareilles.

Lorsqu'en 18251a petite vérole se montra en Styrie, on y crut, comme ailleurs, qu'en traversant les générations, le vaccin avait perdu son efficacité primitive, et l'on conseilla de chercher le cow-pox originel parmi les vaches du pays. Un Comité fut nommé: le docteur de Vest, l'un de ses membres, fut chargé de publier un Mémoire sur le cow-pox, extrait de l'ouvrage de Sacco, et d'en faire imiter la très-bonne gravure, qui représente un pis de vache atteint de vaccine.

Deux cents exemplaires de ce Mémoire furent distribués, des prix offerts aux gens employés dans les laiteries qui découvriraient le cow-pox. Malgré ces mesures, appuyées par le Gouvernement, malgré que les personnes les plus occupées du soin des vaches prétendissent avoir vu souvent des pustules semblables à la gravure en question, tous les essais faits avec des fluides pris sur le pis des vaches styriennes furent infructueux, tandis que les mêmes enfants, revaccinés avec du bon vaccin, eurent des pustules régulières. Les A.NNA.I.ES de la. société d'agriculture de cette province, continuées depuis cette époque, n'annoncent pas qu'on ait été ensuite plus heureux dans ces recherches.

La gazette intitulée Zcitung ftor clas gesammtc Medicinalwesen fOT Aerste und Staatsmânner, 1829. S. 281 ; 1830, S. 439, rédigée par le docteur Klose, nous rend compte

du succès dépareilles recherches, faites dans le royaume de Wirtemberg, à l'occasion d'un prix offert par le Ministère de l'Intérieur. Le cow-pox, trouvé sur les vaches du pays, a produit la vraie vaccine sur des enfants ; mais il n'y est pas question d'équin.

Quoique tout nous porte à penser que le cow-pox soit rare dans nos contrées, je ne négligerai pas d'encourager ces recherches parmi les agronomes et autres personnes de ma connaissance, que les circonstances favorisent à cet égard, et, si je retrouve le javart préservatif, je l'inoculerai à des enfants sans l'intervention du pis de la vache. Prague, ce S février 1833.

A M. LE PROFESSEUR BŒCK, A CHRISTIANIA (NORWÉGE)

Paris, le 28 octobre 1855.

Très-cher Confrère et ami,

J'ai poursuivi mes observations sur la vaccine pendant les vacances. Vous ne sauriez croire, ou plutôt vous croirez' aisément les points de vue nouveaux qui me sont apparus. J'ai cessé mes recherches à cause de mon Cours de Médecine opératoire, qui est commencé. J'attends, pour rien publier, d'avoir l'occasion de faire des expériences. Pour ne pas effaroucher, je ne dirai d'ailleurs pas de longtemps que la syphilisation m'a éclairé sur cette question : II y a, en fait de vaccine, du virus fort et du virus faible. On n'est bien vacciné et on n'est vacciné pour longtemps que quand on a subi l'inoculation du virus fort, etc., etc. ; mais, chut! car on nous volerait cela. Pour avoir de la faveur, on lé ferait venir d'expériences directes sans prononcer le mot de syphilisation.

Je vous remercie de vous être adressé à moi pour faire caser les bustes de M. KjiJlstad dans un musée. L'idée et la pratique de M. Kjcilstad sont très-ingénieuses : c'est faire de la morale orthopédique que de faire appel à la volonté.

Je suis heureux chaque fois que j'ai l'occasion de faire quelque chose pour vous et votre Université, dont je suis fier d'être le Correspondant. Vos travaux de syphilisation m'ont rendu l'ami de ce qui est Norwégien, et vos qualités personnelles le très-ami de tout ce qui vous touche. Si donc je n'étais pas Français, je voudrais être Norwégien.

Je suis,'etc.

A M. LE PROFESSEUR BŒCK, A. CHRISTIANIA (NORWÉGE)

Paris, le 24 juillet 1864.

Très-cher Confrère et ami,

Je vous remercie infiniment de la note que vous m'envoyez sur la syphilis ex vaccina. Je suis avide d'instruction et de faits, surtout quand ils me viennent de vous.

Les faits de communication de la syphiljs par la vaccination sont très-certains : c'est une contamination secondaire ; on voit naître et se développer le pseudo-chancre à l'endroit de l'insertion. On voit la syphilis absolument comme dans les Expériences que j'ai faites a l'hôpital Saint-Louis ; mais vous ne pouviez pas produire des faits semblables par les Expériences dont vous me parlez.

Ceux auxquels vous avez inséré le mélange des deux virus n'avaient pas la syphilis quand vous leur avez repris du vaccin pour en inoculer vos éléphantiaques; donc ils ne pouvaient pas donner le pseudo-chancre et la syphilis.

Il en est autrement d'un sujet réellement syphilitique auquel on emprunte du vaccin.

Il est une cause d'erreur dans l'étude de la syphilis ex vaccina : c'est qu'il existe des vuccinides (roséoles, papules, etc.) qu'on a confondues avec des syphilides. Ces vaccinides sont précoces et fugitives (10 à 15 jours après l'inoculation; leur durée est de quelques jours). Les syphilides sont plus tardives et plus tenaces, etc., etc.

Agréez, etc.

A M. i.E PROFESSEUR PIORRY, directeur DU Courrier médical, A PARIS.

Paris, le 19 décembre 1864.

Très-cher et très-honoré Maître,

Je le comprends à merveille : un Journal qui paraît sous votre nom si autorisé doit être entièrement rédigé sous votre inspiration. Les lecteurs du Courrier médical ne peuvent qu'y gagner beaucoup.

Mais ma plume s'effarouche très-facilement;' elle a peur sans cesse qu'on lui rogne quelques-unes de ses barbes. Il faut qu'elle tienne bien à son indépendance pour ne pas lui préférer l'insigne honneur d'être en compagnie avec la votre.

Le fond de mes articles est le fruit d'observations patientes et de longues études; c'est pourquoi je dois y tenir. La forme est une improvisation bien imparfaite, dans laquelle je m'efforce de faire assister mes lecteurs à l'Académie, en leur rendant exactement la physionomie des séances.

Parmi les maladies virulentes des animaux, il en est une, la clavelée, que je n'avais pas encore eu l'occasion d'observer. Cette occasion vient de s'offrir â moi, grâce à l'obligeance de M. Leblanc et à l'obligeance de M. Mathieu. J'en profite presque toutes les après-midi; c'est ce qui me prive de l'agrément d'aller causer avec vous. On ne peut pas jouir" de tous les bonheurs à la fois.

Recevez l'expression de ma gratitude et de ma confusion pour les trop flatteuses choses que vous me dites, et croyez à mes sentiments d'affectueuse admiration pour l'auteur de la Plessimétrie. Vous n'ignorez pas combien j'apprécie cette grande découverte, mère de tant d'autres. Vous savez aussi combien j'aime les inventeurs en général — et M. Piorry en particulier.

Agréez, etc.

A M. BOUVIER, MEMBRE DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE, A PARIS

Paris, le 18 février 1865.

Cher Maître et Confrère,

C'est au vol. XIV, et non XII, qu'est marquée sur ma note l'analyse du Mémoire de Cullerier. J'ai couru beaucoup pour en savoir plus long.

Pinel-Grandchamp a entendu parler de ce Mémoire quand il était élève de Cullerier. M. Serres n'en a nulle souvenance.

Je viens de lire une Thèse faite sous l'inspiration d'Alibert, et qui semble réfuter Cullerier : Sur l'emploi du fluide vaccin pris sur une personne atteinte de maladie oit de vice héréditaire ou d'affection quelconque. Ce fluide peut-il être nuisible ou sans danger ? Auteur : Laloubie, 1805. Bonne à consulter.

Je suis sur la piste d'une brochure de Chrestien (de Montpellier), écrite à la même époque et dans le même sens que celle de Cullerier.

Un inoculateur, Gatti, parle de la possibilité d'inoculer la syphilis en même temps que la variole.

Malheureusement, tous les auteurs anciens croient que la syphilis ne se communique que par le coït. Ils se persuadent, en outre, que si le vaccin d'un galeux, d'un dartreux, d'un teigneux, d'un scrofuleux, etc., ne donne pas la gale, les dartres, elc, le vaccin d'un syphilitique ne doit pas donner la syphilis.

Je ne sortirai pas lundi avant votre arrivée.

Bien a vous.

A M. BOUVIER, MEMBRE DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE. A PARIS

Paris, le 24 février 1865.

Cher Maître,

. J'ai trouvé votre lettre en rentrant ; j'étais allé à la Bibliothèque impériale. J'y ai trouvé et parcouru Gœtz. Je n'y ai rien lu que je n'aie su par Chappon, Larchevet et le trio anglais (Rowley, Moseley, Squirrel). Il y a beaucoup de détails sur la brochure de Cullerier; mais ils sont aussi dans Chappon, je crois. Quand vous pourrez me rendre Cliappon et Larcheret, j'irai vérifier les choses et collationner. J'ai passé, mais non perdu, mon temps à feuilleter la Clef du Cabinet des Princes

(journal politique), de l'an X, à la rédaction duquel prenait part A. Leroy, ennemi de la vaccine. Parmi les 13 Observations que Leroy publie, deux doivent être notées (Xl« etXIIe).

Xlc Observation. — Rue Cerutty, n" 5, la petite fille des maîtres delà maison, âgée de 4 ans, a eu, après la vaccination, une large tache particulière aux parties naturelles et à Vanus, ensuite, des flueurs blanches de mauvais caractère.

XIlc Observation. — J'ai vu à Paris un petit enfant de 15 à 16 mois, appartenant à M. et Madame Copola, de présent à Saint-Prix. Cet enfant, depuis l'inoculation, a des taches brunes et larges sur les jambes, d'autres sous [sic] la peau.

C'est Gœtz qui a traduit le trio anglais. Husson et Dezeimeris disent que la Police a fait disparaître les ouvrages des ennemis de la vaccine (sous le premier Empire).

Un libraire m'a affirmé avoir entassé dans un magasin une liasse de livres et brochures de cette époque sur la vaccine. Je lui ai offert une prime s'il pouvait mettre la main dessus promptement. — Un autre a un long manuscrit qu'il va rechercher et qu'aucun éditeur n'a voulu imprimer; l'auteur est Arrachart.

Demain je me mettrai en quête de mes numéros du Courrier médical ; vous les aurez sans faute dimanche, de bonne heure.

Réservez trois petites cases pour les sujets que je traite :

1° Les faits ou le mal; 2° le commodo (sang ou lymphe); 3° le remède.

Avez-vous reçu le journal allemand de M. Wecker?

Votre bien dévoué confrère.

A M. BOUVIER, MEMBRE DE L'ACADÉMIE DE MÉDECINE, A PARIS

Paris, le 27 février 1865.

Cher monsieur Bouvier,

C'est pendant l'hiver 1851-1852 et pendant toute l'année scolaire 1852-1853 que j'ai suivi les vaccinations de l'Académie. Je crois ne pas me tromper en affirmant que mes Observations sont de 1852 (fin janvier, février et mars). Les notes de mes cahiers sont séparées par de longues Observations faites à l'hôpital du Midi. L'été, j'allais à l'hôpital Saint- Louis, que j'ai fréquenté exclusivement en 1852, 1853. Je puis dire que mes trois faits étaient distants, et n'avaient aucune connexion entre eux. J'ai écrit sur une de mes notes sans date : Est-ce la lancette ou le vaccin qui était souillé? M. L... n'a jamais de la vie lavé son instrument. J'ai écrit sur un autre cahierf[u'il avait répondu à mon observation à cet égard : C'est pour qu'il ne se rouille pas. J'ai mis ensuite : (!!!!!!)

Après huit jours, les enfants ne revenaient plus, puisque je n'ai jamais écrit au delà du huitième jour, excepté quand j'allais à domicile.

Bien à vous.

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