A M. LE DOCTEUR KARGEIX, A SAINT-ÉTIENNE-AUX-CLOS (CORRÈZE
Paris, le 20 mars 1868.
Monsieur et honoré Confrère,
Plusieurs journaux ont annoncé que vous donniez des soins aux victimes du loup enragé qui a jeté l'effroi dans vos contrées. Je m'adresse à vous pour avoir quelques renseignements :
1° Quels sont les noms et adresses des deux vétérinaires qui ont fait l'autopsie du loup? 2° Ont-ils plus de détails que ceux qu'ils ont donnés sur les vésicules sous-linguales du loup ?
3° Le plus tôt possible, s'il vous plaît, et le plus de renseignements que possible sur les personnes mordues. Que s'est-il passé aux blessures? Y a-t-il eu des vésicules, des suintements au bout d'un certain temps?
4» Après examen fait aussi souvent que possible de la bouche des blessés, y a-t-on constaté l'existence de vésicules, et surtout sous la langue?
Vous m'obligerez beaucoup si vous pouvez me donner, au courant de la plume, des détails sur ces divers sujets et si vous avez la bonté de me tenir au courant de ce qui se passera.
Votre reconnaissant confrère.