‹ La syphilisation étudiée comme méthode curative et comme moyen prophylactique des maladies vénériennesChapitre 14 sur 90 · MOTIFS POUR LESQUELS ON ÉTUDM · texte numérisé non relu

MOTIFS POUR LESQUELS ON ÉTUDM

soit aussi parce que je l'avais trouvé inutile pour activer la cicatrisation de ces chancres.

Ces deux considérations reposent sur un grand nombre de faits que l'on observe souvent dans le Syphilicôme. Ils m'avaient déjà fait soupçonner l'erreur de ces auteurs qui croient que les bubons virulents et la syphilis constitutionnelle sont plus fréquents et se développent plus facilement chez les sujets dont l'organisme est saturé de virus provenant de chancres vastes et de longue durée. J'étais convaincu que cette proposition admise jusqu'ici par les praticiens , comme une conséquence naturelle des principes fondamentaux de la science, ne reposait pas cependant sur une base bien solide. Je vis avec plaisir M. Galligo , syphilographe distingué de Florence , confirmer ce même fait. Dans un mémoire sur la syphilis primitive , il avait fait remarquer que des sujets atteints de petits chancres , que l'on aurait même pu prendre quelquefois pour de simples excoriations, avaient été infectés de syphilis constitutionnelle ; et il ajoute dans un mémoire qu'il vient de publier récemment sur la vaccination syphilitique: « Je puis aujourd'hui « avancer que j'ai mi très-rarement l'infection conslitu- « lionnclle suivre les symptômes syphilitiques primitifs « graves, qui ont récidivé plusieurs fois, et duré long- « temps , au lieu que j'ai vu tout le contraire pour ceux « qui étaient bénins et de courte durée » .

5° Les individus qui ont été souvent et à des intervalles Irès-rapprochés affectés de chancres, sont plus rarement atteints de la syphilis constitutionnelle , que ceux qui n'ont eu qu'une seule infection qui souvent n'a été que trèslégère. En effet,, des études statistiques que j'ai faites pendant quinze ans dans le syphilicôme de Turin il me conste : 1° que la syphilis constitutionnelle se manifeste fréquemment chez les femmes qui viennent de la province et qui n'ont eu souvent qu'une fois la vérole , avant même

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