‹ La syphilisation étudiée comme méthode curative et comme moyen prophylactique des maladies vénériennesChapitre 84 sur 90 · KI · texte numérisé non relu

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qui lui parurent plus dignes de considération, afin d'en faire une étude particulière.

Il était de mon devoir de respecter celte détermination ; et n'ayant jamais eu l'honneur de prendre part aux discussions scientifiques qui ont eu lieu dans vos réunions , au sujet delà syphilisalion , je me vis forcé de poursuivre isolément mon travail , afin d'être à même de publier tous les faits que j'avais observés.

Mon travail n'aura pas ainsi toute l'importance qu'aurait comportée une matière aussi grave ; mais ayant été écrit avec l'exactitude la plus scrupuleuse , je me crois obligé de vous le présenter , Messieurs , et de le soumettre en même temps au jugement du public.

Les Observations qui sont sous les numéros : m , ix ,

XXII, XXIII , XXV, XXIX, XXXII, XXXV, XL, XLI , XL1I1 , XLIV , XLVI1I , XLIX , Ll , LUI . LV , LVI , LIX , LXV , LXVI1 , LXX , LXXI, LXXII , LXXI1I, LXXV , LXXMI, LXXV11I , LXXXI ,

lxxxiv , lxxxv, lxxxvii , Lxxxvui , lxxxix , xci , et celle qui se trouve à la page 491 , sont celles sur lesquelles la Commission a pris des notes , et dont j'ai eu l'honneur de lui présenter les histoires , et qu'après y avoir fait quelques légères variations, elle accepta comme étant conformes à ses notes , et à ce que ses membres se souvenaient d'avoir observé.

Les Observations 1 , iv , v, x,xvm, xxi , xxx , xxxm,

XXXIV , XXXIX , XLII , LU , LVIII , LXVIU , LXXM , LXXX et

celle qui se trouve à la page 489 furent ajoutées postérieurement aux précédentes ; ce sont des Observations portant sur des individus plus ou moins syphilisés, et que j'ai transmises à la Commission , d'après le désir qu'elle m'en avait manifesté , qu'ensuite elle mit au nombre des cas qu'elle se reservait d'étudier, depuis que ces individus avaient été renvoyés à l'Hôpital , ou qu'elle avait observé sur eux des

81Ô phénomènes qu'elle a cru dignes de fixer son attention.

Privé des lumières que j'espérais recevoir de la Commission, j'ai tiré des faits les inductions que me révélaient une expérience acquise par une pratique journalière de quinze ans dans un vaste hôpital de vénériens, et la vue des phénomènes que m'offraient les individus traités par la syphilisation. Je crois pouvoir me flatter d'avoir été un observateur sans passion , et un interprète impartial des faits ; j'ai donc lieu d'espérer que la conclusion que j'ai déduite de mes recherches sur la syphilisalion recevra la sanction de l'expérience.

J'annonçais dans le Mémoire écrit en français, que j'ai publié le 10 du mois de septembre 1852, que cet ouvrage sortirait dans le mois de novembre, aussitôt que la Commission aurait présenté son rapport.

Le journal officiel de l'Académie dans son N° 30 (20 octobre 1852), annonçait que ce travail serait présenté dans le courant de décembre. Mais ce terme fixé s'écoula , et ignorant à quelle époque ce rapport sera lu , je crois devoir , dans l'intérêt de la syphilisalion, publier sans plus de délai, le résultat de mes études. Je me vois contraint à en agir ainsi , parce qu'un nouveau retard ne pourrait que lui être aussi défavorable que le premier. Ce qui est prouvé par les deux faits suivants :

1° Un journal de médecine a eu déjà le temps de publier des articles, dictés évidemment dans l'intention de prédisposer l'opinion publique contre la syphilisalion.

2° M. Ricord, après s'être servi de toutes sortes de moyens (1) pour pousser l'Académie de Médecine de Paris

(1 ) Parmi les moyens , dont M. Ricord s'est servi pour déterminer l'Académie de Médecine de Paris à condamner la syphilisation, le suivant mérite une mention spéciale.

Dans la séance du il août , il dit: « Une lettre particulière, que la « Commission instituée par M. le Préfet de police a reçue, nous permet de

à condamner à la hâte la nouvelle doctrine avant de l'avoir étudiée, et avoir par là démontré ouvertement qu'il ne faisait aucun cas des travaux dont la Commission Académique de Turin s'occupait , et du jugement que celte Académie porterait sur la pratique de la syphilisation, après avoir entendu ot discuté le rapport de la Commission chargée de l'étudier , M. Ricord , dis-je , se servit du Rapporteur de la Commission de Turin, pour faire solliciter activement, par son entremise, l'honneur d'être agrégé à ce Corps, en qualité de membre correspondant. Si cette nomination pvait eu lieu , les journaux de médecine français l'auraient immédiatement annoncée, et interprétée comme un jugement préventif de l'Académie de Turin contre la syphilisation.

J'espère que la Commission , qui comprend mieux que moi la gravité de ces raisons , approuvera la détermination que j'ai prise , parce que, dans l'étude de la syphilisation , elle et moi, n'avons eu pour but que le désir de savoir ce qu'il y a de vrai et d'utile dans la nouvelle doctrine. J'ai l'honneur etc.

Turin, le Ik janvier 1853.

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