‹ La Syrie et la Terre Sainte au XVIIe siècleChapitre 12 sur 159 · LES MARONITES · texte numérisé non relu

LES MARONITES

Notre missionnaire n'ayant pu continuer depuis Tan mil six cent cinquante-deux ses prédications et ses instructions, dans la chaire des maronites, pour la juste appréhension qu'il avait d'une nouvelle avanie, ne laissa pas d'ouïr leurs confessions et les confirmer dans leur foi par toutes les assistances possibles; ce qui l'anima puissamment à cet emploi de zèle, fut le scandale que donnèrent c^tte année-là trois ou quatre , qui se firent mahométans. Sur quoi je dirai que l'on a grand tort de croire qu'on ne fait rien de considérable dans les missions , où l'on ne baptise personne. N'est-ce rien faire que de s'opposer au schisme , à l'hérésie, à la religion maliométane , et d'arrêter le dé])ordement de ce torrent répandu dans tant de provinces et de royaumes?

N'est-ce rien faire que d'empêcher que Mahomet ne dispute le prix , pour le nombre de ses adhérents avec Jésus-Christ? La victoire du mal est un grand bien , et en faisant cesser le scandale , on contribue beaucoup à rédillcation de l'Église. Certainement on verrait une étrange corruption dans tout le Levant , S£(ns le secours des missionnaires. Les chutes seraient infinies , et l'une attirant l'autre, la religion de plusieurs nations viendrait peu à peu à s'éclipser.

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