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III. Bonaparte kn Syrie

Les préparatifs de Djazzâr. A la fin de Juin 1798, les Français avaient déijarqué à Alexandrie. Djazzàr n'attendit pas plus longtemps pour prendre ses mesures. Retrouvant toute son activité, le vieux pacba travailla fiévreusement aux fortiiicalions d'Acre, à mettre en état de défense les autres villes de sou vaste gouvernement. Profitant du désarroi de la Porte, il n'hésita pas à en accroître l'extension ; il établit des garnisons à Jaffa, enfin à Al-'Arîch, j)Iace relevant de l'Egypte.

Djazzàr et les chrétiens. Ensuite il expulsa des villes maritimes les chrétiens ([ue ses exactions avaient à moitié ruinés. Sous la protection des Chihàb et des consuls, ils avaient afflué, surtout les Melkites, dans les ports de meri où leur aptitude aux affaires, l'intervention des résidents et des capitaux européens leur avaient permis de prospérer. En Syrie, juifs et chrétiens s'étaient enrichis-dans les opérations de banque que la législation coranique interdit aux musulmans. Aussi les paclias se voyaient-ils dans la nécessité de leur confier la gestion de leurs finances privées. A Beyrouth, parmi les Melli^ites, les Dahhàn, les Yàred avaient dû acquitter des avanies exorbitantes au fisc d'Acre.

(1) Op. cit., II, 49, 238, 275.

Djazzàr n'épargna pas davantage ses propres hommes d'affaires. Sa fureur se déchargea sur le fils d'Ibrahim Sahbàgh, lequel avait accepté auprès de lui la fonction, occupée naguère par son père auprès de Dàhir (v. p. lOâ). Vint ensuite le tour des Sakroùdj, des Aboù Qaloùch, des Yoùsof Màroùn, lesquels, à tour de rôle, avaient recueilli la succession des Sabbàgh, sans se laisser effrayer par leur fin tragique. Non content de les dépouiller, il les mutila atrocement (1). Plus prudeiit, Elias Eddé réussit à gagner la Montagne ; Joseph Qardàhi se sauva en Europe,

Intervention des Anglais. Après le désastre naval d'Aboùqîr (1 Août 1798), Bonaparte se vit enfermé en Egypte. La Guerre Sainte avait été proclamée contre « les Français mécréants ». La flotte anglaise interceptait les communications avec l'Occident. Ell€ se trouvait sous les ordres de « l'illustre parmi les magnats de la nation chrétienne, Son Excellence notre féal Ami, le Très-honoré Seigneur Smith ». Ainsi s'exprimait le rescrit sultanien, remettant à cet Anglais la direction des opérations maritimes sur la côte de Syrie.

A Damas s'achevait lentement la concentration des troupes destinées à chasser les Français d'Egypte. Sur la côte, on l'a vu, toutes les places avaient été occupées par Djazzàr (2). Ibrahim, le mamloùk vaincu par Bonaparte, avec ses derniers fidèles, s'était réfugié en Syrie. Ils se tenaient en observation sur la frontière égyptienne. Leurs émissaires, leurs proclamations et celles de Djazzàr ne cessaient d'exciter à la révolte les Egyptiens. Ajoutez l'occupation arbitraire d'Aï- 'Arîch (3), l'interruption des communications commerciales

(1) Monayyar, 105-106 ; Vie de Djazzàr, msc. p. 39-40. ' (2) II avait refusé d'entrer en rapports avec les émissaires de Bonaparte ; Djabartî, III, 16-16. Vie de Djazzàr, 61-62. (3) Relevant de l'Egypte.

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avec la Syrie. Ces prétextes su (Tirent à Bonaparte pour colorer son intervention au-delà de Tlsthme (1).

Illusions de Bonaparte. Malgré tous ses efforts, il n'a- \ait pu obtenir des renseignements directs sur les Ibrlifications d'Acre. Aucun de ses émissaires n'avait réussi à approcher de la place. Bonaparte semble en avoir jugé d'après la description qu'en avait publiée Volney (II, 120), à son retour de Syrie en 1787. Ce voyageur leur déniait toute importance militaire. En fait d'enceinte, il ne signalait, du côté de la terre, u qu'un mur de jardin sans fossé ». La découverte du iossé acconitain sera une première déception. On s'illusionna également sur la solidité de l'enceinte élevée par les Croisés qu'on s'obstinera à battre avec de l'artillerie de campagne.

Le général français savait les populations fatiguées de la tyrannie de Djazzàr. Il compta que sa présence provoquerait un soulèvement, comme à son débarquement à Alexandrie, il avait tablé sur la révolte des fellahs égyptiens contre leurs exploiteurs mamloùks. C'était mal connaître l'apathie, le fatalisme de populations, démoralisées par des siècles d'oppression. A leur défaut, le jeune mais déjà glorieux général français se flatta du moins que les chrétiens du Liban - il les aurait fait solliciter et saluer comme « français de Itmps immémorial » — (2) lui donneraient la main pour une expédition plus lointaine vers Constantinople ou même vers les Indes.

Son départ d'Egypte. Bonaparte dut laisser en Egypte des forces considérables. Parti du Caire le 10 Fév. 1799, il n'emmena avec lui que 12.000 hommes, divisés en quatre corps, sous le commandement des généraux Régnier, Kléber, LannesetBon. Murât conduisait une brigade de 900 cava-

(1) Djabai-tî, IIL 2S-20, 47.

' (2) En réalité il se contenta de eolliciter Bachîr ; cf. Risteihueber,

Jiers. Caffarelli devait diriger les travaux du génie. Sa jambe de bois lui valut chez les x\rabes le surnom d'Aboii Khachaha (1). Enfin le contre-amiral Perrée (2) fut chargé de convoyer par mer l'artillerie de siège et les munitions.

Acre était spécialement visée. Bonaparte devina qu'elle formait le cœur de la résistance turque. Djazzâr, de nouveau nommé au pachalik de Damas, avait préféré rester à son poste. Son abandon aurait mis aux mains de l'ennemi la clef du Liban, permis à Bonaparte de rallier à sa cause les populations chrétiennes, de s'appuyer sur la Galilée, frémissante depuis la mort de Dàhir. Avant de se lancer à l'intérieur de la Syrie contre l'armée, massée à Damas, il importait aux Français de ne pas laisser derrière eux ce redoutable adversaire.

Dispositions des Syriens. Pour les punir de leur alliance avec Dàhir, Djazzàr avait juré la perte des Métoualis. Ceux de la Galilée n'auraient plus compté que « 700 fusils». Leurs coreligionnaires du Liban et de la Bqà' se trouvaient tellement affaiblis que Yolney (3) prévoyait à bref délai leur disparition totale. Exaspérés, les Chi ites accourront les premiers se mettre à la disposition des Français. Ils seront bientôt suivis par le fils de Dàhir auquel Bonaparte confiera l'autorité dans le pays de Safad avec la promesse de lui céder bientôt la ville d'Acre. Les chrétiens du Liban se réjouiront de son approche, dans l'espoir de voir leur pays échapper à la tyrannie d'Acre. Il n'en alla pas de même avec les chefs druses, dont Bonaparte semble avoir escompté le concours. « Saisis de terreur, ils songèrent à émigrer dans le Djabal al-A'là (v. I, 210) et dans le Hauràn ».

Attitude de Bachîr. Plus avisé, Bachîr se renferma

(1) Djabai-ti, m, 45.

(2) Comp. Al-Machriq, 1920, p. 892..

(3) Op. cit., I, 482, 483.

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<lans une éiiigmatique neutralité, laquelle ne l'empêchera pas d'ouvrir la Montagne aux convois ottomans. Il connaissait l'état des forlilications d'Acre, il savait Djazzàr et les Anglais déterminés à la défendre. Avant de se déclarer, il voulait deviner de quel côté tournerait la victoire. Somme par Djazzàr d'avoir à le rejoindre avec ses contingents, il objecta son impuissance; il ne sentait plus ses sujets en main. Ce n'était pas une défaite, une habileté diplomatiques. « Sans égards pour l'émir, sans même prendre son avis, les cheikhs druses s'étaient concertés sur le parti à prendre » (1); Plusieurs avaient proposé d'émigrer. Les musulmans de la côte expédièrent à l'intérieur ce qu'ils possédaient de plus précieux. Les cheikhs 'Amàd eurent le courage de dépouiller ces caravanes de fugitifs, au grand déplaisir de l'émir. Quant aux chrétiens, déconcertés par l'attitude de l'émir et riiostilité des Druses, ils s'apprêteront du moins à ravitailler les Français. Ils leur expédièrent du vin « qu'ils vendront à bon prix » (2). En guise de représailles pour le pillage d'une caravane de Bikfaya, transportant du vin, les Bellama' iront dans la Bqà' dévaster les propriétés des . cheikhs Xakad, auteurs du pillage.

Sympathies chrétiennes, désarmées devant les hésitations de l'émir et l'opposition ouverte des Druses, concours des contingents métoualis et bédouins, c'étaient là de faibles avantages devant les complications, qui attendaient Bonaparte : hostilité des populations musulmanes, fanatisées par la prédication de la Guerre sainte (v. p. 120) ; — à .Térusalem et ailleurs, elles tombèrent sur les chrétiens '— valeur de la place et des fortifications d'Acre. Un émigré français, au service de l'Angleterre, Phélipeaux brouillé avec Bonaparte depuis

(1) Haidar, 887 ; Vie de Djazzîr, ms. cité, p. GO.

(2) Man. cité.

leur séjour à l'Ecole militaire (J), travailla à en augmenter la résistance. Enfin les Anglais se firent les alliés du triste pacha d'Acre ; ils l'assistèrent jusqu'au bout, sous la direction de l'habile commodore Sidney Smith.

Prise des villes palestiniennes. L'armée française, confiante dans l'étoile de son chef, se lança donc dans le désert qui sépare l'Egypte de la Syrie. Al-'Arîch fut emportée sans grande difficulté (17 Fév. 1799), puis Jaffa, dont la prise parut si surprenante à Kléber qu'il l'appela « un coup du sort ». Une forte garnison la défendait. Après la reddition de la ville (2), on trouva dans la citadelle 80 canons. Les Albanais s'étaient fait follement massacrer, en se jetant sur les tranchées des Français. A Al-'Arîch, Bonaparte se contenta, de licencier la garnison, en imposant aux officiers et aux soldâtes l'engagement de ne pas reprendre les armes contre lui. Il en retrouvera bon nombre à la prise de Jaffa. Ce manque de parole, l'assassinat des parlementaires français expliquent» sans les justifier, la barbarie avec laquelle furent traités les prisonniers. Elle contraste avec les égards témoignés aux civils, Egyptiens et Syriens.

Les autres villes palestiniennes, Ramla, Caiffa se rendirent sans opposer de résistance. « Nous emporterons Acre en 24 heures », affirmaient les rapports officiels, les communiqués affichés au Caire « et serons de retour avant une semaine » (3). On arriva sous les murs de cette place le 18 Mars

Début du siège d'Acre. Pour commencer l'attaque» l'artillerie de siège fit défaut ; on ne disposait que de pièces de campagne. Le grand parc d'artillerie (4), amené par le

(1) Revue hebdomadaire. 16 Juill. 1921, p. 347,

(2) Le 7 Mars.

(3) Djabartî, III, 51, 55.

(4) Quelques canons de 24 arriveront avant la fin du siège. Voir la j^' Relation de la campagne de Syrie, citée plus bas.

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convoi Ju contre-amiral Pcrrc'c avait été caj)turé en mer par le ccmmodore anglais (1). Les renforts arrivés de [Damas donneront bientôt à la garnison la supériorité numérique sur les assiégeants. Ces contingents turcs avaient emprunté l'itinéraire du Liban et de Saidà.

Ikuhîr ne put se dispenser de les ravitailler. Il ne semble pas avoir escompté le succès des Français. C^est alors que lui parvinrent les lettres de Bonaparte, l'invitant à le rejoindre. L'émir refusa d'y répondre. Dans une de ces missives, le général français exhalait sa mauvaise humeur' contre Bachîr. Elle tcmba entre les mains de Djaz/.àr et lui valut les félicitations du redoutable pacha (2).

Avant tout, il fallut choisir pour le camp un emplacement à l'abri des feux de la flotte anglaise. Mouillée à l'ouest et au Sud de la place, elle balayait de ses projectiles les approches des fortifications. Le camp fut fixé vers Tall al- Fokhkhàr, sensiblement sur les positions occupées jadis par les Croisés, au temps de Saladin (v. I, 227). Les premiers travaux de circonvallation, les lignes de tranchées furent poussés vigoureusement. Devant Jafïa, observe Djabartî (III, 51), elles avaient permis aux Français d'attaquer à couvert, de mas(juer leur artillerie. Dès le début, les assiégeants eurent à souffrir de la faim ainsi que de la pénurie de munitions. Les sorties de la garnison furent repoussées victorieusement. Simultanément on exécuta d'audacieuses reconnaissances. Un premier assaut échoua, le 28 Mars. Les travaux d'approche étaient du reste contrariés par les ravages des canons capturés sur les vaisseaux français et qu'on avait retournés contre les assiégeants.

Victoire du mont Thafcor. Cependant « de Damas 20. (!()() hommes accouraient à la rescousse » (3). Pour ne pas

(1) Al-Machnq.l920, p. ^92.

(2; Vie inan. de Dja:,zdr. tiO.

(3J Ibid., TO.

se laisser surprendre, Bonaparte dut affaiblir les effectifs occupés au siège et multiplier les reconnaissances autour d'Acre. Le 8 Avril, Junot se heurta avec 300 hommes à l'avantgarde de l'armée damasquine. Sa petite troupe exécuta une belle retraite vers Kafr Kanna, puis opéra à Nazareth sa jonction avec Kléber, détaché depuis les débuts du siège pour surveiller les mouvements de l'enjiemi. Au cours d'une avance du côté de Kafr Kanna, Kléber se heurflï de nouveau aux Turcs qui refusèrent de s'engager. Kléber alla alors occuper les défilés de Nazareth et de Safoùryya, qui commandaient la route d'Acre. L'armée de Damas s'établit au nord-ouest du mont Thabor, dans une plaine, où elle pouvait déploj^er sa nombreuse cavallerie. Kléber en fit donner avis à Bonaparte qui lui envoj'a l'ordre de chercher le contact avec les Turcs, en l'assurant d'un prompt secours.

Kléber se trouvait déjà enveloppé par un adversaire qu'il était venu chercher aux pieds du Thabor, quand un coup de canon lui révéla l'approche du général en chef. Aussitôt ses soldats se précipitèrent avec entrain sur l'ennemi qui se vit tput-à-coup, grâce à la stratégie de Bonaparte, cerné comme dans un fer à cheval. « Les Français lui infligèrent une défaite sanglante ; les survivants prirent la fuite » (1). Il avait suffi d'une journée (16 Avril) pour anéantir l'armée turque.

Levée du siège. Bonaparte recommença alors avec une nouvelle ardeur, sans obtenir des succès plus marqués, les travaux du siège. Djazzàr ne cessa de recevoir des renforts. « Il n'aurait pourtant pu tenir jusqu'au bout, sans l'aide des Anglais » (2). L'armée française essuya des pertes importantes. Le général Caffarelli, les généraux Bon et Rambaud succombèrent. Ni le canon ni la mine ne purent entamer la

(1) Man. cité.

(2) Man. cité.

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grosse tour des (Croisés. Les munitions commençaient à s^èpuiser. « Les Français continuèrent à serrer la place. Ils appliquèrent les échelles aux remparts, car leurs soldats ne craignent pas la mort. Dans la ville peu de maisons avaient résisté au bombardement, lorsque, après 70 jours (1) de siège, éclata une épidémie de peste » et de typhus.

Elle avait en réalité commencé à Jaffa et ne fit que s'intensifier sous les murs d'Acre, activée par les ardeurs de l'été et le voisinage des marais. L'assaut du 10 Mai fut arrêté par une explosion meurtrière. Bonaparte s'était oi)stiné jusqu'à cette date. Il céda avec dépit et dans la dernière moitié du mois leva ce siège inutile. « Cet homme m'a fait manquer ma fortune », dira-t-il plus tard de S. Smith.

La retraite s'effectua au milieu d'énormes diflicultés. Blessés et typhiques embarrassèrent la marche. Les traînards furent achevés par les Arabes, par les fellahs ; les janissaires de Djazzàr massacrèrent les malades, hospitalisés au Mont- Carmel. L'armée épuisée, avec des effectifs diminués, rentra au Caire le 2 Juin. Une dépêche ofïicielle l'avait précédée. Elle énumérait « quinze raisons qui avaient nécessité la levée du siège ».

Comment Bonaparta expliqua l'échec. Elles sont résumées par Djabartî (2). Certaines méritent d'être mentionnées ; elles montrent comment Bonaparte cherchait à expliquer son échec militaire. D'abord la capture de l'artillerie de siège par les Anglais en face de .Taffa. Ensuite la peste, causant journellement de 50 à 00 victimes. Les difficultés du ravitaillement. Les révoltes survenues dans la Haute-Egypte. L'apparition d'une escadre britannique devant Alexandrie et de navires russes à Rhodes. La rupture de la paix entre la

(1) Estimation approximative do l'anonymo. msc. cit.

(2) III. 0S-G9. Comp. Relation de la campaqne de Syne par ua [anonyme) officier d'artilloiùe, membre do l'expédiiion : Paris. 1S3G.

France et l'Autriche (1). L'arrivée d'une réponse du nabab indien Tippo-Sàhib (2) à une mission envoyée d'Egypte pour conclure une alliance contre les Anglais. La mort de Caffarelli et l'impossibilité de remplacer cet ofTicier supérieur dans la direction des travaux du génie. Enfin, concluait la dépêche, « le siège d'Acre eût exigé quatre mois ; sacrifice de temps disproportionné avec la gravité des intérêts en jeu ».

Epilogue de la campagne. Un mois après son retour en Egypte, Bonaparte Ijattait les Turcs à Aboùqîr. Débarqué en France, au mois d'Octobre suivant, en Décembre il devenait Premier Consul. La guerre rallumée en Europe allait placer le jeune général sur le théâtre où devaient se jouer sa destinée et celle du monde. Le passage des Français avait été trop rapide pour laisser en Syrie.une impression, une trace durable. On y oublia bientôt le nom de Bonaparte. Rien ne prouve que l'intervention des contingents libanais aurait pu compenser pour lui la perte de son artillerie de siège et les ravages causés par le typhus. La partie se décida en réalité entre le général français et Sidney Smith.

Devenu empereur, Bonaparte se ressouvint ,de la Syrie, route de pénétration vers les Indes, où il vQulait atteindre la puissance anglaise. Tel fut le but des missions militaires confiées à Lascaris, dès 180,">, et précédemment au général Sébastian!, en 1802.

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(1) Cf. Relation, 32. Elle détermina Bonaparte à hâter son retour en Europe, où il voulait jouer son rôle. ' (2) Cf. Driault. La question d'Orient, 79-80.

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Priiuipdii.x' siinclironisnics.

Commencement do la guerre de succession d'Espagne. La Prusso ^érigée en royaume (1701).

Fondation de Pétrograd (S< Pétorsbourg) (1703).

Paix d'Utrecht (1713). Traité de Rastadt (1714).

Peste de Marseille (1720).

Bataille de Fontonoy (1745).

Oomraencomont de la guerre de Sept-Ans (1755).

Premier partage delà Pologne (1772).

Traité de Kainardji entre la Russie et la Turquie (1774).

L'empereur Joseph II succède à Marie-Thérèse (1780).

Convocation à Paris des Etats-généraux (1789).

La Convention nationale (1792). Exécution de Louis XVI (1793).

Robespierre. Prise de Toulon par Bonaparte (1793).

Première campagne de Bonaparte en Italie ; victoires de JNIontonotte, Mondovi, Lodi, Castiglione, Arcole, Rivoli. Traité de Campo-Formio (1797).

Bonaparte à Malte (12 Juin). Bataille des Pyramides (21 Juill. 1798).

Bonaparte nommé premier consul. Constitution de l'an VIII (1799).

Bataille d'Héliopolis gagnée par Kléber. Victoire de Marengo. Assassinat de Kléber (1800).

Sultans ottomans.

Ahmad III 1703

.Mahmoud I 1730

'Othmân III 1754

Mostafâ III 1757

'Abdulharaid I 1773

Sélim III 1789

UAMMENS, SYRIE, II. — 3

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