‹ La SyrieChapitre 24 sur 49 · I.1-: MUAN AU MX"" SIKCI.H · texte numérisé non relu

I.1-: MUAN AU MX"" SIKCI.H

teiitemenl avail gagne ses régiments syriens. (".eii\-ei nallenï liaient qniine occasion pour déserter. De son (juarlier-généf , rai, Iransiéré à Alep, il surveillait les provinces sei)tenlrionales, continuait à soutenir les populations du Kurdistan, (|ui s'étaient soule\ées contre la Porte.

Bataille de Nizib. Après les avoir châtiées, le généralissime turc Ilàtix-pacha franchit l'Euphrate, dès le 21 Avril 1839. Avec une modération calculée, le pacha d'Egypte affecta de contenir son fils Ibrahim et de prévenir le choc des deux armées. Le manifeste du sultan Mahmoud (7 Juin), le déclarant traître à l'Empire, précipita le dénouement. Les Jures avaient pris position à Nizib, entre l'Euphrate et Alep. Les Egyptiens les y rencontrèrent le 24 Juin. Les deux armées comptaient environ 50. 000 hommes. « L'impétuosité d'Ibrahim et la supériorité de discipline que ses troupes devaient à leurs instructeurs français décidèrent la victoire. Les Ottomans, en dépit de quelques olïiciers prussiens chargés de les exercer, étaient alors en pleine désorganisation militaire. Les innovations violentes de Mahmoud leur avaient désappris de combattre à la turque, sans leur apprendre à combattre à l'européenne » (1).

Un de leurs instructeurs prussiens, le futur maréchal A'on Moltke, nous les décrit « avec des tuniques russes, un règlement français, des fusils belges, des turbans turcs, des selles hongroises, des sabres anglais ; une armée formée de soldats à vie, de himlwehr à service indéterminé, où les chefs étaient des recrues, les recrues des ennemis de la veille ». Par une audacieuse manœuvre, le fougueux Solaimàn-pacha réussit à tourner les Turcs. Un engagement de deux heures décida <ie la victoire.

Hàliz-pacha se sauva avec les fuyards jusqu'à Mar'ach.

(1) Tliuroau-Dangin, op. cit., 32. Cf. Yorga, V, 386. Malgré la victoire, dos soldats syriens allèreut rejoindre les Turcs en déroute.

Il laissait sur le champ de bataille « plus de 4. (MX) tués ou! blessés et aux mains des vainqueurs 12.0(M) prisonniers, 172" bouches à feu, 20.000 fusils et jusqu'aux insignes du commandement en chef » (1).

Avènement de Abdulmadjîd. Quand la nouvelle de ce désastre arriva à Constantinople, Mahmoud avait cessé de vivre. Sou fils 'Abdulmadjîd, presqu'un enfant, recevait l'Empire au moment, où il semblait près dé s'effondrer. Et comme pour mettre le sceau à ces malheurs, on apprit bientôt que le capitan-pacha Alimàd avait trahi et livré la flotte turque au vice-roi d'Egypte (14 Juillet 1839).

La diplomatie anglaise. Ibrahim victorieux s'était pourtant arrêté au pied du Taurus, sur les représentations du capitaine Callier, parlant au nom de la France. On put croire un instant que tout se terminerait par une entente directe entre l'Eg^'pte et la Porte, prête aux dernières concessions. L'Angleterre allait s'interposer pour prévenir cet accord. Cette puissance n'avait jamais éprouvé de sympathies pour Méhémet-'Alî. Leur mésentente remontait aux premières années du siècle, lorsque, après la retraite des Français, il avait empêché les Anglais de les remplacer en Egypte. La politique commerciale du vice-roi contrecarrait la sienne (v. p. 158). Elle ne pouvait voir d'un bon œil l'établissement d'un pouvoir fort en Egypte, route des Indes. L'année précédente (1838), l'Angleterre avait occupé la position stratégique d'Aden, à l'entrée de la Mer Rouge.

Voici que la journée de Nizib soumettait à Méhémet-' Ali, avec la Syrie, une seconde voie d'accès à l'Inde, la vallée de l'Euphrate, dont les officiers anglais étudiaient alors le cours. Sa diplomatie se promit de prévenir une aussi redoutable éventualité. Elle pesa donc sur le jeune sultan, disposé, sem-

(1) Thureau-Dangin. loc. cit.

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