‹ La SyrieChapitre 39 sur 49 · I.A C.rKIÎHi: KT I.A SVIÎIK · texte numérisé non relu

I.A C.rKIÎHi: KT I.A SVIÎIK

pourcjuoi ils ont loii jouis ii-pui^iu' à les mener à l'assanl de Médine •>(!).

A l'Orient du Jourdain. La délense de la Transjordanie et de la voie lerrée du Hidjàz était confiée à la IV^ armée (quartier-général à Damas). Au prinfemps de 191tS, Allenhy conçut le projet d'enlever par surprise la station de 'Amman (2), d'où il dominerait les communications avec Médine. Le 2() Mars, la cavalerie anglaise traversa sur des pontons le Jourdain, bouscula les postes de la rive orientale et se porta par Sait sur 'Amman, très faiblement défendue. Plusieurs jours de pluie, en détrempant le sol, enlisèrent l'artillerie anglaise et permirent aux renforts turcs d'accourir par voie ferrée de Damas et des environs de Ma'àn.

Le coup de surprise était manqué. Les Anglais durent repasser le Jourdain dont les Turcs renforcèrent les défenses. In essai, tenté en Avril pour réparer cet échec, n'eut pas un meilleur succès. Mais, au Sud de 'Amman, les attaques se multiplièrent contre les stations du chemin de fer, dont plusieurs furent prises et reprises. Malgré la présence dans leurs rangs de nombreux otïiciers et volontaires franco-anglais, malgré l'appui prêté par l'aviation et l'artillerie des Alliés, les Chérifiens échouèrent dans toutes leurs attaques contre Ma'îîn. En Juillet, devant Djardaun, au Nord de cette localité, ils furent repoussés avec une perte de 200 tués.

Dans la Palestine cisjourdaine. A la fin de l'été 1918, les Anglais tenaient dans la plaine de Sarona ÇA) une ligne de 11 kilomètres de longueur. Partant d'Arsoùf sur la mer, elle passait devant Qalqilyya, occupée par les Turcs, escaladait les hauteurs de la Samarie pour rejoindre le Jourdain,

(1) Bury, 0/). «/., 131-132.

(2j Sur la voio ferrée du Ilidjâz.

(3) Voir pJus haut p. 229.

au Nord de Jéricho. La longueur totale du front palestinien était de 70 kilomètres. Du côté turc, il était défendu par les VHP et YIP armées, sous les ordres du général Liman Von Sanders. L'arrivée de quelques milliers de recrues mal entraînées, commandées par des « officiers sans instruction militaire » (1) avait permis de combler les principaux vides, t^ausés par la désertion et les maladies dans les rangs turcs.

Outre un régiment allemand, venu récemment de Macédoine, la direction de l'aviation, de l'artillerie, celle des étatsmajors était également aux mains des Allemands. L'aviation avait été si fortement éprouvée qu'il avait fallu « renoncer aux reconnaissances aériennes ». Au mois d'Août, le futur chef des nationalistes anatoliens, ]\Ioustafà-pacha Kamàl, avait pris le commandement de la VIL' armée. Il ne put que constater la désorganisation, la dépression morale des troupes sous ses ordres, maudire l'aveuglement d'Enverpacha, lequel rêvait alors de reconquérir la Mésopotamie et le Caucase.

<( Les Turcs étaient las de la guerre. Il fallut livrer de véritables combats pour arrêter le mouvement de désertion. A la première grande attaque — on la sentait prochaine — les officiers allemands s'attendaient à voir les Turcs lâcher pied, si avant la fin du Bairam, la paix n'était pas conclue. Or, cette année, le dernier jour du Bairam, tombait le 18 Sej)tembre » (2).

La veille de la victoire. Entre Arsoùf et Qalqilyya, les lignes turques étaient défendues par la VHP armée dont le quartier-général était à Toùlkarm. Le terrain découvert de la plaine de Sarona se prêtait à des manœuvres de grande envergure. Profitant de sa supériorité en cavalerie, en chars

j (1) Liman Von Sandors.

(2) L. Von Sanders, op. cit., 299, 335, 343.

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