‹ La SyrieChapitre 40 sur 49 · I.A Cl KHHK KT LA SYMIK · texte numérisé non relu

I.A Cl KHHK KT LA SYMIK

d'assaut, en avions, Allenby résolut (U- provotiucr en ce point vulnérable la rupture du Iront ennemi. La réussite de son plan découvrirait la voie ferrée de Qalqilyva à Xaplouse et le centre militaire de Toùlkarm. Il permettrait de tourner la VII'" armée, massée autour de Xaplouse et sur les hauteurs de la Samarie. Le man([ue de réserves n'avait pas permis au\ Turcs de préparer des positions de repli. A l'arrière de leurs lignes, s'ouvrait un vide de 200 kilomètres de profondeur, depuis Toùlkarm jusqu'à la région d'Alep. Vers le Nord, restait ouverte la plaine d'Esdrelon, avec la station de 'Afoùla, nd'ud des voies ferrées cisjourdaines (1), enlin la route de Nazareth, où Liman Von Sanders et le (îrand (luartier-général de toute l'armée palestinienne demeuraient à la merci d'une surprise, si le front venait à céder.

Simultanément avec ces opérations, un raid audacieux de partisans syro-arabes et de volontaires européens irait couper la voie ferrée du Hidjàz, au Nord de I)ar*a, empêcherait l'arrivée des renforts de Damas et menacerait la retraite des Turcs en TransJordanie. Par ailleurs ces attaques détourneraient leur attention de la ])laine de Sarona où allait se jouer le sort de la Syri^e ; elles les entretiendraient dans fillusion (2) que, comme au printemps passé (v. p. 233), les Anglais cherchaient à atteindre Damas, en réoccu[)ant Sait et ^\mmàn.

Le contingent mixte de C.hérifiens et de soldats alliés [)artit de la région de Ma'àn (3), le l''" Septembre, et alla prendre position à Al-Azrac}, point d'eau situé dans le désert, au .Sud des montagnes du Ilauràn et à (SO kilomètres Est de la ligne du Hidjàz, Dès le 10-17 Septembre, il coipmença son œuvre de destruction, en coupant la voie ferrée, au Nord ef

(1) Voir plu.? haut p. 221.

(2) Malgré Jea indiscrétinns do Faifal. Cf. p. 23»). f.'3) Encore au pouvoir des Turcs.

au Sud de Dar'a (1).

Faisal et les Turcs. L'année 191cS n'avait apporté que des déceptions aux Chérifiens (2). Coupé de la S^'de, le \aillant Fakhraddîn-pacha tenait toujours à Médine. Dans la région de Ma'àn, ils n'avaient enregistré que des échecs. Le plus récent, celui de Djardaun (3), dut leur être particulièrement sensible. Liipressionné peut-être par ces disgrâces, l'émir Faisal se tourna de nouveau (4) du coté des Turcs. Qui prétendit-il jouer, ses anciens ou ses nouveaux alliés ? Nous ignorons si Allenb}' fut tenu au courant de la manœuvre. Voici en quels termes Liman Von Sanders nous a, d'après son carnet de commandement, révélé le secret de cette mystérieuse démarche :

« Par le général en chef de la IV armée, Djemal-pacha (5), j'appris dans la seconde moitié d'Août que le Chérif Faisal se déclarait prêt à remplacer au front du Jourdain la IV^ armée, si le gouvernement turc lui assurait certaines garanties pour la formation d'un Etat arabe. Au dire du Chérif Faisal, une grande offensive était en préparation sur la côte. Ainsi les troupes de la IV'' armée pourraient venir renforcer le front entre la mer et le Jourdain. -Tt chargeai le général Djemal-pacha d'entrer en négociations à ce sujet avec le Chérif Faisal. A la même occasion, je pressai vivement Enver d'accorder les garanties désirées.

«Je n'ai reçu depuis aucune nouvelle ni réponse, soit

(1) Sur sou activité, voir au cliap. XX le pavagr. Ln colonnu mobile de Trans Jordanie.

(2) Voir plus haut p. 232 etc.

(3) Voir plus haut p. 233.

(4) Voir plus haut p. 226.

(5) Malgré rhoraonymie. ne pas le confondre avec l'ancien généralissime en Syrie, leqoel avait, à la fin de 1917, dû céder le commandement à un Allemand : voir p. 22S.

LA (■UEIIIU: KT LA SYIUK

d'P]nver, soil de Djeinal-pacha. .K' ne puis donc donner une opinion motivée sur l'imporlance ou sur la valeur de rolîVe de Faisal. .l'ai recueilli l'impression que, du côté turc, la proposition lut accueillie avec méliance et considérée comme une ruse pour laire céder aux Arabes nos positions, pendant que la grande offensive anglaise se serait développée sur la côte ou du moins entre la mer et le Jourdain >> (1).

(1) L. Von Sanders, op. c/t,^ .'JSO-SSl.

— *OsS«^ïE-^''©=:^-^

. Chapitre XX.

Page 1