Guillaume de Gonches, ibid
4. Gulielmi de Conchis Op. laad., Hirsaugiensis, p. 10; Beda, col. ii3i ; Honorius, col . 47-
5. Dans le texte I/irsaugiensis, cette conclusion a été reportée au début de l'ouvrag-e comme une sorte d'opuscule spécial : De disciplina in studiis servanda.
l'astronomie italienne
igitur qui doceat quœrendus est... Qui doceatur talis eligendus est quod... » Ils ont pour objet, en second lieu, l'ordre à suivre dans l'étude des diverses sciences : « Ordo vero discendi est ut... » L'imitation faite du Hepl ot.8a^£wv par le Pseudo-Boëce eût laissé à désirer si l'auteur n'eût terminé son livre par deux chapitres 1 dont le premier s'intitule : « De disciplina et magistro eligendo », tandis que le second prend pour sujet : « De modo et or dîne adiscendi scientiam ».
La parfaite analogie que nous venons de constater entre les plans sur lesquels ont été construits le Ilepl ôt,oa^£0)v et la Philosophia Boetii se complète par de surprenantes ressemblances de détail.
S'agit-il, par exemple, d'expliquer la disposition des quatre éléments ? Guillaume de Gonches use de cette comparaison 2 :
« Mundus nempe ad similitudinem oviest dispositum. Nam terra in medio, ut meditullïum in oco. Circa hanc est aqua, ut circa meditullium albumen. Circa aquam aër, ut panniculus circa albuginem. Extra vero, cetera concludens, est ignis admodum teslœ ovi. »
Le Pseudo-Boëce dit de même 3 :
« Forma mundi est similis ovi gallinœ in omni, quoniam sicut cortex est extra, concludens interiora sui, id est pelliculam, albumen et vitellum, ita quatuor elementa, quibus est mundus, ad invicem ralionabili ordine sunt unita. »
Souvent, la ressemblance va si loin que la Philosophia Boetii reproduit presque textuellement des passages entiers du Ilepl ô».8açéwv; ainsi en est-il du remarquable passage où Guillaume de Gonches oppose l'Astronomie à l'Astrologie \
Guillaume de Gonches s
Astrologice vero tractare, est ea dicere quœ videntur in superioribus sive ita sint sive non ; multa nempe ibi esse videntur
Pseudo-Boece 6
Astrologice tractare, est dicere ea quœ videntur, vel creduntur, sive ita sit sive non, cum multa videantur in altitu-