‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 128 sur 287 · Voir : Seconde partie, Ch. VIII, § IV ; t. IV, pp · texte numérisé non relu

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L'ASTRONOMIE LATINE AU MOYEN AGE

planetarum et revolutioniim mundi qui dicitur de anno vel seculo. A la fin de ces ouvrages, nous ne trouvons plus aucune mention d'une traduction française préexistante qu'aurait employée l'astrologue padouan; il est bien vraisemblable, cependant, qu'il n'a traduit de l'hébreu aucun de ces traités et qu'il a opéré, pour chacun d'eux, comme pour le Principium sapientiœ. On possède, en effet1, les traductions françaises, faites par Hagins le Juif, du Livre des jugements des nativités, du Livre des interrogations, du Livre des élections, du Livre des révolutions du siècle. Au terme d'ailleurs, de plusieurs des traités qu'il nous donne en latin, Pierre d'Abano semble bien revendiquer pour lui le rôle d'ordonnateur et de rédacteur, et non point celui de traducteur. A la fin du Liber nativitatum, nous lisons 2 : « Explicit liber de nativitalibus et revolutionibus earum guem Petrus Paduanus ordinavit in latinum. » A la fin du Liber interrogationum, nous lisons 3 : « Explicit liber de interrogationibus Abrahe Avenare Judei quem Petrus Paduanus redigit in latinum. » Le Liber luminarium se termine par cette déclaration 4 : « Explicit liber luminarium Abrahe Avenare quem Petrus de PaduaLomb ardus ordinavit quantum melius potuit in planum ydioma latinum. »

De tout cela, nous pouvons conclure, semble-t-il, que Pierre d'Abano ignorait l'hébreu mais, en revanche, que dès 1293, il savait le français ; on peut croire qu'il habitait déjà Paris où il se trouvait encore, nous l'avons vu, en 1295.

Soit qu'il mit en latin les traités d'Abraham ben Erza, soit qu'il écrivit sur la Physionomie, c'est de sciences occultes qu'il s'occupait fort en ce temps-là.

Il s'adonna toute sa vie à l'Astrologie.

Nous pourrons connaître les opinions qu'il professait au sujet de cette science en consultant celui de ses ouvrages qui eut le plus de vogue, le Conciliator differentiarum philosophorum et prœcipue medicorum.

Dans cette volumineuse compilation, Pierre d'Abano se proposait de concilier, par une judicieuse critique, les avis différents que les doctes ont émis sur divers sujets et, particulièrement, sur les questions médicales. Ce livre fut extrêmement lu pendant tout le Moyen Age ; il le fut encore au moment de la Renaissance, si l'on

1. Paulin Paris, Notice sur Hagins tejuij, traducteur français de plusieurs livres d' Astronomie (Histoire littéraire de la France, t. XXI, 18/17, PP* 499~ 5o3>.

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