‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 193 sur 287 · Plotini Enneadis IV& lib. IX, cap. II; éd. cit., p · texte numérisé non relu

Plotini Enneadis IV& lib. IX, cap. II; éd. cit., p

LA CRUE DE l'àRISTOTÉLISME

paré à celui que la nature spécifique de l'homme, que l'idée d'homme, pour parler le langage de Platon, présente avec les divers individus humains.

Cette comparaison, Plotin la reprend un peu plus loin, et en des termes qu'il nous faut rapporter, car nous entendrons hientôt Thémistius achever la pensée dont Plotin trace l'esquisse.

Il s'agit de montrer ceci 1 : Même si l'on supposait que l'Ame fût un corps, on pourrait encore concevoir qu'elle se partageât en individus multiples tout en gardant son unité.

« Lors même qu'elle serait un corps, si l'on subdivisait ce corps, des âmes multiples seraient forcément engendrées ; Tune serait une substance et l'autre une substance entièrement différente de la première. Cependant, comme elle serait homogène, ces âmes. partielles seraient de même espèce ; elles porteraient une forme une, la même en toutes, indivise ; mais elles seraient différentes par leurs masses. Si, des masses qui leur servent de supports, elles tenaient cette propriété d'être des âmes différentes les unes des autres, en revanche, elles tiendraient de cette forme la propriété d'être des âmes qui n'en font qu'une par leur forme. — El jjiàv ouv cjwjjia EiV), àvàyxr) {jLeptÇofjievo'j zoù-ou Totç TzoWaç yLyvea-Qai, aXX/]V -àvTrj oùa-iav, Tf[V os àXXrjV yt.yvotj.£V7}V, xal 6|JLOiO{jiepoGç ou<T7|ç 6^ost.oslç irao-aç yevéa-Gat., siSoç ëv TauTov ©spoticaç oXov, toIç ôè oyxoiç £T£paç. Kai ei uàv xa-wà touç oyxo'jç eiyov touç ùicoxèifjtivouç to drjyal elvat, àXXaç àXX^Xwv elvai, ei oè xa?à to elSoç, jji'lav tw e'tàzi 'j'uyàç elvat. »

Subdivisons une certaine quantité d'eau en plusieurs masses ; chacune de ces masses est une substance individualisée (oùo-ta), et ces substances sont différentes les unes des autres, car elles occupent des volumes différents, elles ont pour substrats des portions différentes de matière ; toutes, cependant, elles sont de même nature, elles sont toutes de l'eau, elles portent toutes la forme spécifique (elSoç) de l'eau. Voilà l'image de l'Ame humaine qui demeure unique dans des hommes multiples.

Laissons ces pensées que Thémistius reprendra ; les Ennéades vont nous en présenter d'autres, germes d'une théorie dont la Théologie d' A ris tôt e nous offrira le développement.

« L'Ame 2 est congénère à la nature divine et éternelle — Tri QeiOTépa cpuast ffuyyev/yç y\ ^u%7) xal -crj oiiouô ». Elle appartient au Monde intelligible. « Mais 3 l'Intelligible est séparé [du. Monde sensible]. Comment donc l'Ame vient-elle dans le corps ? Le voici :

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