‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 196 sur 287 · Thémistius, loc. cit. ; éd. cit., p · texte numérisé non relu

Thémistius, loc. cit. ; éd. cit., p

LES SOURCES DU NÉO-PLATONISME ARABE

n'est pas l'Intelligence en puissance ; c'est, selon Thémistius, une autre intelligence qu'Aristote nomme l'intelligence commune (6 voGç xchvoç). u Celle1 qu'il déclare mortelle, c'est l'Intelligence commune, c'est celle par laquelle l'homme est un composé de corps et d'âme, celle qui est le siège des colères et des désirs. » — « Autre est, selon lui, l'intelligence commune, autre est l'Intelligence en puissance 2. L'intelligence commune, en effet, est mortelle, sujette à pâtir, non séparée de la matière, mêlée au corps. L'Intelligence en puissance est impassible, non mélangée au corps, séparée de la matière... Cette Intelligence, donc, est, elle aussi, séparée de la matière, sans mélange et impassible,.... mais elle n'est pas séparée de la matière de même façon que l'Intelligence active, » car Aristote « place l'Intelligence active au-dessus de l'Intelligence en puissance. »

Au dire de Thémistius 3, l'enseignement de Théophraste s'accordait, en tous ces points, avec la doctrine d'Aristote ; le maître et le disciple déclaraient également que l'Intelligence en puissance « est impassible et séparée de la matière, tout comme l'Intelligence qui est active et en acte. » — « De tout ce qui précède, il résulte évidemment que nous n'émettons pas une supposition hasardée en déclarant que, selon ces auteurs, c'est une autre intelligence qui est sujette à pâtir et à mourir; c'est celle qu'ils nomment intelligence commune, intelligence unie au corps. »

Qu'est-ce donc que ce vouç xoivûç, que cette intelligence commune? Faut-il l'identifier avec le vouç è-U^oçy avec l'intelligence que produit l'Intelligence active lorsqu'elle réduit à l'acte les puissances de l'Intelligence potentielle ? Telle ne fut point, au gré de Thémistius, la pensée d'Aristote et de Théophraste. Ce qui est produit par l'union de 1* Intelligence active et de l'Intelligence en puissance, ce n'est pas l'intelligence commune, unie au corps, passible et mortelle. « Cette autre Intelligence 4 qui est comme le composé de l'Intelligence en puissance et de l'Intelligence en acte, ils admettent qu'elle est séparée du corps, qu'elle n'a pas été engendrée, qu'elle ne mourra point ; d'une certaine manière, elle a deux natures, qui sont ces deux Intelligences [composantes] ; d'une autre manière, elle <t une seule nature ; car ce qui provient de la matière et de la forme est un. — "AXXov oï tov worcep a-uyxsifjievov ex tou ouvàp.£t. xal [toGJ evspveia, ôv xal ^wpt,arov toù ara){j.aToç elvai

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