‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 204 sur 287 · Bon Carra de Vaux, Avicenne, pp. ii3-ii · texte numérisé non relu

Bon Carra de Vaux, Avicenne, pp. ii3-ii

2. Cet écrit est publié en arabe dans la collection suivante : Alfarabi's philosophische Abhandlungen cuis Londoner, Leidener and Berliner Handschriften herausgegeben von Dr Friedrich Dieterici ; Leiden, 1890. Il est traduit en allemand, avec les autres pièces de la même collection^ dans : Alfarabi's philosophische Abhandlungen, ans dem Arabischen ûbersetzt von Dr Fr. Dieterici. Leiden, 1892. Ces collections renferment les écrits suivants :

I. L'harmonie entre Platon et Aristote (Die Harmonie zwischen Plato und Aristoteles).

IL Le traité des tendances de la Métaphysique d' Aristote, par le second Maître (Die Abhandlung von den Tendanzen der Aristotelischen Metaphysik von dem zweiten Meister).

III. Sur les significations du mot : Intelligence [Ueber die Bedeutungen des Worts « Intellect» (ce Vernunft

IV. Traité c/'Abou Nasr sur les études qui sont nécessaires pour préparer à la Philosophie (Abhandlung des Abu Nasr iiber die notwendigen Vorstudien der Philosophie).

V. Les problèmes fondamentaux t/'ABOU Nasr Alfarabi (Die Hauptfragen von Abu Nasr Alfarabi).

VI. Les sceaux de la doctrine de la Sagesse (Die Petschafte der Weisheitslehre).

VII. Réponses c/'Alfarabi à quelques questions qui lui ont été posées (Antowrten Alfarabi's auf einzelne vorgelegte Fragen).

VIII. Remarques r/'ABOu Nasr sur les jugements vrais et sur les jugements

LE NÉO-PLATONISME ARABE

Nous y lisons, par exemple 1 : «Si l'on fait attention à ce qu'Aristote énonce, au sujet de la puissance souveraine de Dieu, dans son livre intitulé Théologie, on ne saurait douter qu'Aristote n'ait admis un créateur qui, de rien, a tiré ce Monde. »

Nous y voyons 2 « qu'en son écrit : Théologie, Aristote démontre la présence de l'Un au sein de toute multiplicité ».

De pareilles méprises, qui mettaient au compte d' Aristote les dogmes judéo-chrétiens ou les enseignements de Plotin, voilaient et masquaient étrangement, aux yeux des sages de l'Islam, la doctrine que le Stagirite avait réellement professée ; mais sous ce voile, cette doctrine, très certainement, leur paraissait autrement belle et aimable que si elle se fût montrée à visage découvert ; ils eussent été rebutés, alors, par la rigide incompatibilité du Péripatétisme avec la Théologie de la Bible et du Coran. Jamais Aristote n'eût conquis, auprès des penseurs arabes, juifs et chrétiens, la prodigieuse autorité dont il a joui, si tout l'effet de l'œuvre conciliatrice accomplie par les Néo-platoniciens ne lui avait été attribué par ceux qui avaient mis sous son nom la Théologie et le Livre des Causes.

LA THÉORIE DE l' INTELLIGENCE HUMAINE

La Théologie cl' Aristote, donc, et le Livre des Causes, qu'Ai Fârâbi, Avicenne et Al Gazâli ont successivement commentés, sont, avec les écrits de Platon et d' Aristote, avec les commentaires d'Alexandre d'Aphrodisias, de Thémistius, de Jean Philopon et de Simplicius, les sources de la Philosophie néo-platonicienne des Arabes. De cette Philosophie, nous nous contenterons d'esquisser rapidement quelques thèses, dont nous demanderons presque toujours la connaissance aux livres que la Scolastique latine a possédés ; elles nous apparaîtront ainsi sous la forme même où elles se sont montrées aux Chrétiens du Moyen Age.

C'est, d'abord, la théorie de l'intelligence humaine qui retiendra notre attention.

faux de V Astrologie (Bemerkungen des Abu Nasr ûber die richtigen und Jalschen astronomischen Entscheide).

IX. S ur Alfarabi par Al Kifti (Ueber Alfarabi von Al-Kifti).

Nos citations des Alfarabi's Abhandlungen seront toujours tirées de la traduction allemande.

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