A vi.nitnKS, /or. cit., <l i \-sepl ième : Ail Algazel
/|. Voir : Première partie, Ch. IV, ^ XI ; t. 1, p. 202,
A VEBROÈS
être ni plus grande ni plus petite qu'elle n'est. Au delà de celle surface, il n'y a, il ne peut y avoir aucun corps ; il n'y a pas non plus le vide, car le vide, c'est un lieu où il n'y a pas de corps, mais où il pourrait y en avoir un ; au dehors de cette surface, il n'y a pas de lieu ; il n'y a rien.
En affirmant ces propositions, toutefois, Aristote ne défendait aucunement aux géomètres d'imaginer des droites qui fussent plus grandes que le diamètre du Monde, des sphères qui fussent plus volumineuses que l'orbe suprême ; il ne pensait pas que ces imaginations prouvassent la possibilité des êtres qu'elles représentaient à l'esprit du géomètre, ni qu'elles valussent contre' sa doctrine.
Ce qu1 Aristote a soutenu des bornes qui arrêtent la grandeur du Monde, pourquoi ne le répéterait-on pas du terme à partir duquel a commencé la durée de l'Univers ? De même, dit Al Gazâli aux Philosophes, que vous pouvez imaginer que Dieu ait créé un Monde avant celui-ci, et un autre Monde avant ce Monde, et ainsi de suite indéfiniment, « de même 1 pouvons-nous dire que Dieu pouvait créer le premier orbe plus haut qu'il ne l'a fait. Si les Philosophes disent que non, c'est donc que Dieu manque de puissance ; s'ils disent que oui, il le pourra créer plus haut de la longueur d'un bras, de deux bras, de trois bras, et l'on pourrait ainsi procéder à l'infini. Par là, donc, on affirme qu'il existe, hors du
Monde, une dimension susceptible de mesure quantitative
D'après cela, hors du Monde, il y a une mesure capable de déterminer ce qui a quantité, partant il y a soit un corps, soit le vide. Ce qui est au delà du Monde est, dès lors, plein ou vide, etc. Lorsque nous répondions qu'en estimant certains temps comme possibles avant l'existence du Monde, on faisait simplement œuvre d'imagination, notre réponse était semblable à celle que vous faites lorsque vous regardez comme imaginaires ces lieux qu'on juge possibles hors du Monde.... De même que vous prétendez2 qu'on peut considérer un corps fini, que termine une surface, et qu'il est impossible de le considérer comme contenu dans un volume, à la façon du plus petit dans le plus grand, ainsi en estil de la possibilité de l'innovation du Monde ; le début de l'existence du Monde ne requiert point deux temps dont l'un précède et l'autre suive. »
Pour un Péripatéticicn, pour quiconque admettait, touchant la