‹ La système du monde (volume 3)Chapitre 35 sur 287 · Kaltenbrunner, Op. laud., pp. 3o7-3io · texte numérisé non relu

Kaltenbrunner, Op. laud., pp. 3o7-3io

2. Schubring, Z ur Erinnerung an die Gregorianische Kalenderreform, i883, p. 7. — Nous citons cet ouvrage, que nous n'avons pu consulter, d'après Moritz Cantor, Vorlesungen liber die GescJiichte der Mathematik . Bd. II, 2*e Aufl., Leipzig-, 1900, p. 125.

L'ASTRONOMIE LATINE AU MOYEN AGE

Cette première tentative devait appeler sur Jean de Murs l'attention d'un pape désireux de rétablir une exacte évaluation des temps. Or Clément VI, qui porta la tiare de 1342 à 1352 et qui résida en Avignon, paraît avoir résolument abordé l'œuvre que Roger Bacon avait proposée à Clément IV. C'est sur son ordre qu'en 1345, Jean de Murs et Firmin de Belleval écrivirent un traité « Sur la ré formation de l'ancien calendrier . » Un texte que nous aurons à citer plus loin nous apprend que ce traité fut rédigé dans la ville d'Avignon où, nous le verrons aussi, les deux astronomes parisiens avaient été mandés pour cet objet. « C'est, dit M. Ferdinand Kaltenbrunner \ le premier traité sur la réforme du calendrier qui soit venu à ma connaissance. » Il mérite assurément que nous nous attardions quelque peu à l'étudier.

Il débute par une épitre dont le titre en est le suivant 2 : « lncipit epistola super reformacione antiqui Kalendarii directa domino pape Clementi VP per venerabiles et solemnes astrologos et magistros Johannem de Mûris et Firminum de Bellavalle anno domini 1345°. »

Voici le texte de la lettre que nos deux « solennels astrologues » adressent au pape ;

« A notre très saint père et seigneur dans le Christ, Monseigneur Clément VI, souverain pontife de la sacro-sainte Eglise romaine et universelle, nous, ses humbles et dévots fils, Jean de Murs et Firmin de Belleval, prosternés à ses pieds bienheureux pour les baiser, nous présentons ce petit livre.

» 0 quelle grande joie nous devons célébrer, nous, les brebis du Seigneur, lorsque nous voyons l'Église de Dieu gouvernée par un tel pasteur qui veut, non seulement, porter entièrement remède à l'infirmité présente, mais qui prend soin, en outre, de mettre obstacle aux périls des maladies futures, périls que son intelligence lui fait connaître d'avance.

» Votre très subtil examen Vous a fait reconnaître certains défauts dans le calendrier dont usent tous les véritables catholiques ; si l'on n'y portait remède, ces défauts pulluleraient à tel point que, dans l'avenir, les brebis qui composent votre très saint

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